QUAND LE GRAND EST PERSISTE À SOUTENIR LA FILIÈRE ÉOLIENNE

  Tout le Grand Est est occupé par les usines éoliennes ? Non, le Bas-Rhin et le Haut-Rhin résistent encore ! ... Mais le reste du territoire a déjà été vaincu ou est en passe de l'être, trahi par les siens, exploitant agricoles, propriétaires terriens, élus, qui ont loué leurs terres aux armées commerciales et techniques des envahisseurs, surtout dans les départements de la Marne et de l'Aube !
« La moitié de la puissance du parc terrestre national est située dans les régions Hauts-de-France (6,7 GW) et Grand Est (4,9 GW). »
 
Zoom sur le Grand Est
 
 
 
 
 
 
 
  Le Grand Est reste, sans aucun doute, un des partenaires préférés des écornifleurs du vent et, de plus en plus, du soleil, voir bilan ci-devant.
 

L’éolien en France – Où en sommes-nous en août 2025 ?

 Quelle est la puissance éolienne installée en France ? 
  À l’été 2025, la France a atteint environ 24,9 gigawatts, GW, de puissance éolienne raccordée au réseau électrique. 
  • Éolien terrestre ou onshore : 23,4 GW
  • Éolien en mer ou offshore : 1,5 GW
Quelles sont les régions les plus collaboratrices avec l’éolien ?
  1. Hauts-de-France : 6,7 GW / plus de 2 500 mâts
  2. Grand Est : 4,9 GW  / plus de 2 000 mâts 
  3.  « Les autres régions ayant un parc dont la puissance éolienne terrestre est supérieure à 1,5 GW sont la Nouvelle-Aquitaine, le Centre-Val de Loire et l’Occitanie. » Source ; environ 1 100 mâts par région précitée.
   En tout, près de 10 000 mâts d’éoliennes seraient en activité à ce jour !

Quel est l’objectif de la France ?
 La France à travers ces lois successives dit loi de Programmation pluriannuelle de l’énergie — PPE, aujourd'hui PPE3 — 2025-2030 et 2031-2035, définit ainsi ses ambitions :
« La France est aujourd’hui confrontée à un triple enjeu de souveraineté, de compétitivité et d’accélération de la lutte contre le changement climatique. Ce triple impératif, politique, économique et climatique, justifie l’engagement porté par le Gouvernement de faire de la France le premier grand pays industriel à sortir des énergies fossiles. Cela s’inscrit en pleine cohérence avec l’objectif français et européen de neutralité carbone en 2050.

Cette sortie des énergies fossiles va nécessiter un effort inédit dans notre histoire énergétique, à la fois de réduction de la consommation, d’électrification des usages mais également de production énergétique décarbonée permettant de répondre aux différents besoins. Cet effort s’insère dans un contexte où le système énergétique français devra, dans les trente prochaines années, être quasi intégralement renouvelé, qu’il s’agisse des installations nucléaires, des capacités d’énergies renouvelables, des réseaux ou des dispositifs d’effacement et de flexibilité de la consommation énergétique.

La transformation qui s’ouvre devant la France est donc gigantesque.

Afin de répondre ces enjeux, la PPE a vocation à relever trois défis.

Le premier défi est la réduction de nos consommations. Réussir la transition, c’est d’abord réduire nos consommations d’énergie car l’énergie la moins chère est celle qu’on ne consomme pas. Loin d’être anecdotique, la réduction des consommations d’énergies, que ce soit via des actions comportementales ou technologiques, constitue un levier majeur de compétitivité pour les entreprises et de gain de pouvoir d’achat pour les ménages. Cette réduction des consommations devra aller de paire avec l'électrification des usages, permettant de décarboner une partie des usages.

Le second défi est la fin de la production d’électricité à partir de charbon en 2027 et sortie de la dépendance aux énergies fossiles en 2050. La décroissance forte de la consommation de pétrole, de gaz et de charbon est indispensable pour limiter les émissions de gaz à effet de serre qu’elles engendrent, à la fois lors de la phase d’exploration-production mais aussi en phase de combustion. Si la production d’électricité à partir de charbon représente déjà moins de 1 % du mix électrique français, ce qui en fait déjà un pays exemplaire aux plans mondial et européen, notre dépendance aux autres énergies fossiles, le gaz et le pétrole, demeure très forte.

Le troisième défi est l’augmentation de la production de l’ensemble des vecteurs énergétiques décarbonés. Réussir la transition, c’est produire davantage d’énergie décarbonée, mettre en place les chaînes de valeur de ces solutions en Europe et pour les approvisionnements résiduels, diversifier nos approvisionnements. La transition renforcera aussi notre souveraineté énergétique en nous donnant une liberté de choix face à différentes options énergétiques respectueuses de nos engagements climatiques. »
 
Extraits 
 
 
 
 
p. 84.    Source.
 
  Il faut bien se rendre compte de l’absurdité d’un tel programme : viser 150 GW en 10 ans, soit 1,5 GW par an, alors qu’on est à peine à 25 GW de puissance installée aujourd’hui et que l'on en mesure déjà les dégâts sur les paysages, l'avifaune, la qualité de vie des Humains, sur le plan économique pour les Français, etc., pour un résultat frôlant le néant d'efficacité ! C’est totalement irréaliste, voire délirant !
 
Et que dire alors pour l'éolien en mer !...  
 

 

 
  Ce projet de PPE3, aussi irréaliste que déconnecté,contient quand même un peu de lucidité : ses concepteurs savent parfaitement que sa mise en œuvre, si elle était adoptée en l’état par les deux chambres, nécessiterait un véritable matraquage financier. Concrètement, il faudrait extorquer chaque année plusieurs milliards d’euros aux contribuables et aux consommateurs d’électricité, uniquement pour garantir les rentes de quelques écornifleurs du vent et... du soleil, souvent les mêmes ! Car sans aucun doute, sans ce « racket institutionnalisé », tout le projet s'effondrerait comme un vulgaire château de cartes.
  Cette fuite en avant, au mépris du bon sens comme des réalités économiques et écologiques, illustre à quel point l’idéologie ou... l'entre-soi, a pris le pas sur la raison.
  Et pourtant, dans ces conditions dantesques, le Grand Est persiste et signe (1). Inlassablement, la région s’entête à foncer droit dans le mur, comme si l’aveuglement était devenu une stratégie. Malgré les alertes, malgré les incohérences flagrantes du projet, elle continue de courir à grandes enjambées vers le gouffre, portée par une obstination qui frôle l’absurde,... l'entre-soi ?
 
(1). À noter que la région est gouvernée par une majorité de... droite : Les Républicains 37 sièges, Divers droite — DVD, 35 sièges, UDI 10 sièges, Parti radical — PRV, 6 sièges Modem 4 sièges et Horizon 2 sièges Cette majorité rassemble un total de 94 sièges sur 169. Sa politique énergétique s'opposant à celle du patron du parti LR, le ministre de l’Intérieur M. Retailleau : 
« « Fin des subventions » aux éoliennes et au photovoltaïque : la tribune de Bruno Retailleau met le socle commun en surchauffe »
Source. 
 
  Pour information, la Commission de régulation de l' Énergie — CRE,  nous précise que :
  • La charge de soutien cumulée sur 2003 - 2026 pour l'éolien et le photovoltaïque c'est près de 46 milliards d'euros.   
  • Une charge dont les prévisions viennent d'être revues à la hausse pour 2025. 
 
 
 Ainsi, sans y prendre gare, président après président de la République, gouvernement après gouvernement, gauche droite confondus, nous arrivons à près de 25 ans de subvention avec l'argent du contribuable/consommateur ! Technologie mature qu'ils disaient !... 
« Les Chinois n'ont jamais obtenu qu'on leur concède la qualité d'être humain, tout au plus ont-ils pu se hausser jusqu'à une condition d'esclaves (...) À ce point, le seul souhait de la population est de se trouver un Maître, un Maître qui daignerait l'accepter comme peuple ... » 
Texte de Lu Hsün, 1881-1936 
 
Et Nous ?
 
  Pour prendre plus conscience du funeste avenir qui nous attend si..., , à lire sans faute l'interview donné à Atlantico, par Jean-Pierre Riou – un vrai spécialiste, indépendant, sans lien d’intérêt et payé par personne – à la différence de certains soi-disant « experts » médiatiques. Son éclairage, libre et rigoureux, mérite bien plus d'attention que les discours convenus dictés par des intérêts industriels.
«  Pourquoi l’intermittence de l’éolien ou du photovoltaïque vous semble-t-elle si décriée ?
  On ne sait toujours pas stocker l’électricité pour un coût acceptable par la collectivité à une échelle suffisante pour se permettre la moindre réduction du parc pilotable en raison des épisodes prolongés sans vent ni soleil. C’est ainsi que depuis 2000 la production de l’UE, qui n’a augmenté que de 6,23%, s’est accompagnée d’une augmentation de son parc pilotable de 6,43% malgré le développement exponentiel de ses EnR de + de 3000%, ainsi que le montrent les chiffres d’ Eurostat.
  Cette politique et l’obligation d’entretenir un doublon pilotable est défendable pour des pays au mix électrique fortement carboné comme l’Allemagne auquel les EnR permettent de réduire le facteur de charge des centrales à charbon. Mais l’intérêt de financer un doublon intermittent pour un pays comme la France dont le mix est déjà décarboné est bien difficile à cautionner. L’effet des EnR est de forcer les centrales nucléaires à moduler de plus en plus à la baisse chaque fois que le soleil ou le vent sont généreux. 
  Non seulement elles remplacent alors un moyen de production moins carboné qu’elles mêmes, avec 3,6 gCO2/MWh pour le nucléaire pour 3 fois plus pour l’éolien et 10 fois plus pour le PV, mais il s’avère que ces modulations forcées fatiguent prématurément des composants des réacteurs, ainsi que l’a très bien montré l’ancien haut-commissaire à l’énergie atomique Yves Bréchet.
  C’est la raison pour laquelle le rôle de la France me semble être d’assurer la stabilité du réseau européen et non de le fragiliser davantage, car son gestionnaire, Entsoe a alerté à plusieurs reprises des risques que lui faisaient courir de fortes proportions de ces énergies renouvelables intermittentes. » 
 
Aux jours qui viennent !...
 
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LE VENT DE LA MORT ÉOLIENNE CONTINUE DE SOUFFLER SUR L' AVIFAUNE

  Chaque jour qui passe apporte son lot de cadavres plumés au pied des éoliennes. Malgré les promesses technologiques et les soi-disant « systèmes de détection performants », ces dernières poursuivent leur sinistre moisson. De nouveaux cas d’oiseaux tués viennent d’être sanctionnés par arrêté préfectoral. Les chiffres nationaux sont accablants.
 
 Les chiffres qui dérangent
  Selon l’étude de référence de Barrientos et al. — 2012, publiée dans Biological Conservation, la mortalité moyenne en Europe est estimée à 6,98 oiseaux par éolienne et par an. En France, la Ligue pour la Protection des Oiseaux — LPO, estime que ce chiffre monte jusqu’à 18 oiseaux par an, notamment dans les zones à fort passage migratoire.
  Avec plus de 10 200 éoliennes terrestres en France — source : ministère de la Transition écologique, 2024, cela représente une hécatombe de plus de 180 000 oiseaux tués chaque année sur notre territoire.
  Et ce n’est pas tout. Les chauves-souris, protégées au niveau européen, sont encore plus vulnérables : d’après l’Agence allemande pour la conservation de la nature — BfN, on compte en moyenne 10 à 15 chauves-souris tuées par éolienne chaque an — un chiffre qui peut monter jusqu’à 40 dans les zones riches en faune nocturne.
  Résultat : 400 000 chauves-souris pourraient périr chaque année en France, victimes silencieuses d’un système énergétique censé être écologique.

Des dispositifs de protection inefficaces
  Arrêt automatique en cas de détection d’oiseaux, radars de surveillance, caméras thermiques… Tous ces systèmes sont brandis comme des gages de responsabilité écologique. Mais les résultats sur le terrain sont accablants. Une étude commandée par le CNRS — 2021, a montré que ces dispositifs ne réduisent la mortalité que de 30 % au mieux — quand ils fonctionnent. Et ils restent totalement inopérants pour les espèces nocturnes ou en migration rapide.

  Faut-il vraiment sacrifier notre faune ailée sur l’autel d’une transition énergétique dictée par des logiques de marché, plus que par la science ou la préservation du vivant ?
 
Hécatombe silencieuse en Haute-Marne : 3 nouvelles victimes tombées sous les pales des éoliennes
  Déjà en juin, nous alertions sur l’hécatombe qui se joue dans nos campagnes, avec le concours de bénévoles. À l’époque, le constat était déjà accablant : 27 Milans royaux —avaient été retrouvés morts, sans compter tous ceux qui, comme les Milans noirs, les Martinets noirs, les Faucons crécerelles, les Busards des roseaux, les Bondrées apivores, les Buses variables, les Éperviers d’Europe, ou encore les Circaètes Jean-le-Blanc, etc., ont pu succomber sans laisser de trace — leur dépouille ayant été emportée par les charognards avant même de pouvoir être signalée et comptabilisée. À cela s’ajoutent d’autres espèces menacées ou protégées comme les Hiboux moyens-ducs, les Chouettes effraies, ou encore certains passereaux tels que les Hirondelles rustiques ou les Traquets motteux, également victimes collatérales de ces prédateurs inconnus.
  Aujourd’hui, la préfecture elle-même confirme deux morts de Milans royaux et un Martinet noir, ce qui porte le bilan officiel à 29 Milans royaux tués ! Une reconnaissance qui ne fait qu’effleurer l’ampleur du désastre écologique en cours.
  Combien d’animaux faudra-t-il encore sacrifier au nom d’une transition énergétique déconnectée de la réalité du vivant ? Jusqu’à quand fermera-t-on les yeux sur les conséquences de ces installations industrielles implantées ?
  • Haute de Conge, Vitry-lès-Nogent et Poinson-lès-Nogent et Dampierre, 14 éoliennes, 2010 : 1 Milan Royal, 14 mars 2025; à noter que ce n'est pas la première fois que cette usine est mise à l'index !
  •  Les Limodores, Andelot-Blancheville, Bologne, Rochefort-sur-la-Côte et Viéville, 10 éoliennes, 2024 : 1 Milan Royal, 22 avril 2025 et 1 Martinet noir, 13 mai 2025 
Éoliennes : les incohérences de la préfecture mises à nu
  Alors que de nouvelles restrictions salutaires viennent d’être imposées aux exploitants des éoliennes pour limiter l’impact sur l’avifaune et les chiroptères, une seule question s’impose : les dangers pour la biodiversité étaient connus, documentés, et signalés : dans ces conditions, comment la préfecture a-t-elle pu sciemment autoriser l’installation de ces usines éoliennes, en toute connaissance de cause ?
  Mme la préfète, fidèle à une certaine forme de duplicité administrative, semble exceller dans l’art du « en même temps » à la sauce macronienne :  d’un côté, elle reconnaît les nuisances des installations éoliennes, de l’autre, elle signe coup sur coup de nouvelles autorisations. Ainsi, en juillet 2024, elle validait un nouveaux projet à Chauffourt et Bonnecourt, lire ci-devant, puis en décembre 2024, elle donnait son feu vert à une autre usine à Nogent.
  Mais, le meilleur reste à venir :  ces deux installations sont voisines de l’usine de Haut Conge, aujourd’hui pointée du doigt pour ses effets dévastateurs sur l’écosystème local. Comment justifier, dans ce contexte, cette obstination à densifier encore une zone déjà fragilisée ?
  Preuve est une fois faite que, la question n’a jamais été écologique mais... politique. Et la responsabilité de Mme la préfète dans cette série de décisions contradictoires mérite désormais d’être posée publiquement.
 
 Source. 
«  Le projet de parc éolien sur les communes de Chauffourt et Bonnecourt, porté par la société Boralex, a reçu en juillet le feu vert de la préfecture. Une décision contestée par la Ville de Langres qui a déposé un recours au titre de la préservation du paysage depuis les remparts. (...) Un arrêté d’autorisation signé par le secrétaire général de la préfecture de Haute-Marne leur a été délivré le 4 juillet. Boralex a donc son feu vert pour implanter six aérogénérateurs de 150 m de haut et deux postes de livraison sur les deux communes. »
JhmQuotidien, 2024 09 27
 
 
 
Prendre connaissance des deux arrêtés préfectoraux :
  - Haute Conge : arrêté n° 52-2025-07-00156, du 29 juillet 2025 
  - Les Limodores : arrêté n°52-2025-07-00145, du 28 juillet 2025
 
Des éoliennes sous le feu des lois pour atteinte à la biodiversité
  Dans plusieurs départements français, la justice commence à faire entendre la voix des oiseaux protégés, victimes silencieuses de l’industrialisation du vent. En Hérault et en Aveyron, notamment, lire ci-devant, des associations de protection de la nature déterminées sont parvenues à faire condamner certains écornifleurs du vent pour la mortalité qu’ils causent chez des espèces en danger. Résultat : suspension de l’activité des usines éoliennes et lourdes amendes infligées aux opérateurs fautifs.
  Ces victoires judiciaires rappellent une vérité trop souvent balayée d’un revers de main : la transition énergétique ne peut se faire au détriment de la biodiversité. 
 
SANS ÉOLIENNE, PAS DE CADAVRES DE MILANS, DE BUSARDS, ETC., ET DE CHIROPTÈRES !
 
 

 

R.I.P. 

 
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MOLAY : POLLUTION DE LA RIVIÈRE AU DIGESTAT DE MÉTHANISATION

 « Mercredi, à 10 h 15, un technicien de la fédération de Haute-Saône pour la pêche et la protection du milieu aquatique, en présence de la gendarmerie et de quelques habitants qui s’étaient rassemblés, a effectué des analyses. Selon son rapport, le produit qui se trouve dans l’eau serait du digestat, résidu issu de la MÉTHANISATION de déchets organiques. 6 kilomètres du cours d’eau auraient été impactés et plusieurs centaines de poissons seraient décédés. »
 
  
 
 Le maire de la commune, Pascal Doussot, a constaté le décès de dizaines de poissons. Photo Louise Clerget.
«   « On voit que la pollution provient d’une zone en amont, où il y a un méthaniseur avec du purin. Moi je pense qu’il y a eu une rupture de canalisation ou quelque chose comme ça. Ça a dû partir dans le réseau de la ferme, puis dans la rivière ». Contacté, l’exploitant conteste. Selon lui, la pollution de l’eau n’est pas liée aux activités de sa ferme. »
 
  La Rigotte est une rivière longue de 10,7 km qui traverse les communes de Farincourt, en Haute-Marne, ainsi que celles de Bourguignon-lès-Morey, Charmes-Saint-Valbert, Cintrey, Molay, La Roche-Morey et La Rochelle, situées en Haute-Saône. Elle présente la particularité de comporter des pertes et des résurgences dans son lit. Pour en savoir plus, consultez le lien suivant : https://chemindeleau.com/Perte-et-resurgence-de-la-Rigotte.html.
 
 
 
 Perte de la Rigotte. Disparition dans andouzoir. Crédits : Michèle Bidaut.
 
 

Résurgence à Fouvent — 70. Crédits: Michèle Bidaut.
 
Quelle usine est en cause ?
  Après vérification, voici notre analyse :
    Deux usines de méthanisation sont actuellement en activité en amont de la rivière :
  • La Quarte : située à environ 6 km de la rivière. Toutefois, la Rigotte ne traverse pas cette commune, et deux épisodes de pollution (1) ont été signalés avant même la mise en service de l’usine, en 2024. 
  • La Rochelle : la rivière traverse bien cette commune, et l’usine y est en fonctionnement depuis plusieurs années  2011. Autre indice pour le moins troublant, on distingue bien un ru, voir carte ci-dessous, qui passe juste à droite de l'usine et qui, se jette dans la Rigotte. Cependant, la distance mentionnée dans l’article — six kilomètres — ne concorde pas avec les deux kilomètres qui séparent en réalité l’usine de Molay. 
 

Source.
 
(1). Le dernier en date, en 2023, était un accident de la route  : Molay : un tracteur se renverse et déverse « au moins 15 000 litres » de purin dans la rivière Rigotte Par « purin », lisez digestat !
 
  Dans l'instant, en attendant les résultats de l'enquête officielle, notre cœur penche plutôt vers l' usine implantée à La Rochelle, pour les raisons évoquées ci-dessus et, aussi, parce que nous avons déjà précédemment présenté l'usine de La Quarte.
  

 Les lieux de l'évènement. Source. 


 
 GAEC Vivieroche, vue du ciel. Source. 
 

  Présentation du GAEC Vivieroche

Source, sauf indiqué.
  • « Le GAEC Vivieroche est une exploitation agricole créée en 1998 et composée de 7 associés. Il exploite depuis cinq ans une unité de méthanisation au lieu-dit Les Champs Viards, sur le territoire de la commune de La Rochelle, en Haute-Saône.
  • Historique de l’unité de méthanisation :
    - Le 02/02/10, le préfet de la Haute-Saône a accusé réception de la déclaration ICPE pour l’exploitation de l’unité de méthanisation.
    - Le 16/06/2010, le permis de construire a été accordé.
    - Le 27/07/2011, l’unité de méthanisation a été mise en route à une puissance de 150 kW électriques.
    - En 2016, les associés projettent un agrandissement de l’unité de méthanisation.
      La demande de permis de construire est déposée en parallèle du présent dossier de demande d’enregistrement. Un dossier de demande d’agrément sanitaire est en cours d’instruction par les autorités compétentes 
  • « Le projet du GAEC de Vivieroche a été retenu dans le cadre du PPE (Plan de performance énergétique des entreprises agricoles), en juin 2009 pour le montant de financement maximal (375.000 €) sur la base d’un dossier de candidature constitué par Solagro. L'investissement total est de 1,35 M€ (renouvellement du matériel d'épandage compris). » Source.
  • En 2016, les associés projettent un agrandissement de l’unité de méthanisation. La demande de permis de construire est déposée en parallèle du présent dossier de demande d’enregistrement. Il s’agit d’installer sur site un second moteur, une torchère fixe, un cooker® (réchauffeur de substrat permettant d’améliorer la digestion des matières), de créer un post- digesteur et enfin de couvrir la fosse de stockage existante d’une membrane de récupération du biogaz.
 
  • Les intrants sont de deux types : les effluents fumiers, lisiers) produits par les activités des élevages, et d’autres matières fermentescibles, permettant d’optimiser et de régulariser la production de gaz au cours de l’année
 
  
 
 
  •  Le stockage de digestat
      Le stockage est précédé d’un séparateur de phases spécialement conçu pour le traitement du digestat. Celui-ci est alimenté par pompage depuis le post-digesteur, et présente un réservoir tampon. Les phases solide et liquide du digestat sont séparées, la vis pressant la matière contre un tamis à ouvertures fines, avec un système d’ouverture de sortie à régulation pneumatique. Ainsi, on retrouve une phase liquide diminuée en volume, et une phase solide à 25% MS (suivant réglages). Le séparateur de phases, existant, se situe dans un bâtiment, dans lequel s’accumule en tas la phase solide, alors que la phase liquide passe actuellement dans une fosse de stockage non couverte. Après l’agrandissement, cette fosse sera couverte d’une membrane Biolene, pour permettre la récupération de biogaz.
      La séparation de phase en amont de la fosse de stockage permet d’augmenter la capacité de stockage de digestat. En effet, environ 20 à 30% du volume environ seront sous forme solide, et stockés sur une aire prévue à cet effet. La quantité anticipée de matières liquides après séparation de phases est de 11 117 tonnes annuelles, alors que 3 706 tonnes se trouveront sous la forme solide.
      Les ouvrages de stockage du digestat liquide et solide permettent de gérer au mieux les différentes valorisations possibles de la matière digérée. Cela permet de diminuer au maximum les risques environnementaux liés à l’épandage dans de mauvaises conditions.
      Leur capacité est établie en fonction de la législation en vigueur (capacité de stockage de 4 mois au minimum), mais aussi des contraintes agronomiques et de production propres aux exploitations.
    Capacités de stockage existantes au niveau du GAEC :
 
  • 7. Protection de la qualité de l’eau : Impacts diffus
      Les impacts diffus sont principalement causés par une fertilisation inadaptée. La qualité du digestat, la capacité de stockage de digestat avant son épandage, mais aussi la superficie disponible pour l’épandage et le respect du plan d’épandage sont les garants d’une utilisation maîtrisée des effluents d’élevage.
      Le digestat, par ses caractéristiques de composition (azote minéralisé, peu de matières organiques) et sa texture, limite les risques de pollution des sols et de l’eau. La mise en place d’une unité de méthanisation réduit ainsi les risques de pollution par les matières organiques.
      Les impacts diffus sont donc diminués pour les utilisateurs de la matière.
 
 
 Pour prendre connaissance du document dans son entier, cliquer sur le lien : https://www.haute-saone.gouv.fr/contenu/telechargement/13679/110232/file/Dossier+Enregistrement+Vivieroche20160701.pdf
 
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FAYL-BILLOT, PIERREMONT-SUR-AMANCE ET PRESSIGNY : USINE ÉOLIENNE : LA MISSION RÉGIONALE D' AUTORITÉ ENVIRONNEMENTALE SAISIE POUR LA SIXIÈME FOIS

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