BONNECOURT ET CHAUFFOURT : LA VILLE DE LANGRES DÉPOSE UN RECOURS CONTRE L' AUTORISATION PRÉFECTORALE D' EXPLOITER L' USINE ÉOLIENNE


  Dans notre précédent article, lire ci-dessus, nous avons évoqué l'incertitude quant à la position de la municipalité de LANGRES[i]. concernant le permis d'exploitation préfectoral pour 6 éoliennes, implantées à Bonnecourt et Chauffourt. La réponse est désormais connue :...
  " Anne Cardinal, maire de Langres, a envoyé un recours contre cette autorisation à Régine Pam, préfet de Haute-Marne. « Sans rentrer sur la partie environnementale que d’autres ne manqueront pas de souligner, je m’étonne que l’enquêteur public n’ait pas pris en compte les avis formulés, tant par la Ville de Langres, que la communauté de communes du Grand Langres sur le sujet », écrit le maire. "
  Ainsi, dans la continuité de l'action engagée contre l'éolien par sa prédécesseuse, Delong Sophie[ii], sur un autre projet[iii] Madame le maire va plus loin en décidant de former un recours. 

 
Le recours
 " D'une manière générale un recours est le fait d'en appeler à une tierce personne ou à une institution, pour obtenir la reconnaissance d'un droit qui a été méconnu. "
  Il existe deux niveaux de recours, indépendants l'un de l'autre :
  1. Le recours gracieux : " Lorsque le permis de construire éolien a déjà été délivré par le préfet, il est toujours possible de faire annuler cette décision grâce à un recours gracieux. Vous devez pour cela adresser une lettre recommandée à l'autorité préfectorale faisant clairement état de vos motifs d'opposition à l'installation. Le promoteur éolien qui a reçu le permis de construire doit obligatoirement être informé de votre démarche. Après analyse de la situation, le recours gracieux est accordé ou pas dans un délai de 2 mois à compter de la date de réception du courrier."
  2. Le recours contentieux : " Cette action en justice s'exécute exclusivement auprès de la Cour d'appel administrative[iii]. Elle est notifiée au préfet ayant délivré l'autorisation et au bénéficiaire du permis de construire. Il faut alors se faire accompagner par un avocat spécialisé pour faire annuler le permis. Les griefs personnels et urbanistiques de l'installation du parc d'éoliennes devront être présentés à la cour qui appréciera leur recevabilité et leur pertinence. Il peut s'agir entre autres des vices dans l'enquête publique, des insuffisances du dossier de permis de construire, des conséquences du projet sur les conditions de vie des riverains, des atteintes portées au droit de propriété. "
Source.
 
  En l'état actuel des informations dont nous disposons, il semble bien qu'il s'agisse d'un recours gracieux !
  Malheureusement, comme beaucoup d'entre nous le savent, le recours gracieux est rarement couronné de succès et la décision initiale est souvent maintenue ! En effet, comment une autorité administrative pourrait-elle se déjuger elle-même ? Ce choix de contestation amène à s'interroger sur la stratégie juridique de la municipalité. Pourquoi avoir choisi cette voie procédurale, sachant que les chances de succès étaient minimes ? Pourquoi ne pas avoir saisi directement la justice administrative ? Ne serait-ce pas pour gagner du temps et préparer un recours contentieux plus solide auprès de la Cour administrative d'appel de Nancy ?[iv] 
  L'avenir nous réservera peut-être de belles surprises !...
  Toutefois, il demeure de fortes interrogations sur les motivations réelles de la ville de Langres à bloquer la construction de cette usine.
  Dans son courrier, Madame le maire critique les Conclusions et Avis de l'enquête publique : " je m’étonne que l’enquêteur public n’ait pas pris en compte les avis formulés, tant par la Ville de Langres, que la communauté de communes du Grand Langres sur le sujet. [...]  Si aujourd’hui, des études sont réalisées pour ne pas être suivies d’effet, je crains que dans les prochaines années, nous sacrifions notre patrimoine au plus offrant, sous prétexte de développement des énergies renouvelables. "
  Bienvenue, Madame le maire, dans la réalité des défenseurs du " Pays de l'eau " et, plus généralement, de toutes celles et ceux qui s'opposent au lobby éolien.

  DERNIÈRE INFO : le dimanche 6 octobre 2024, le Collectif constitué autour du refus de ces éoliennes, organise un apéro-participatif, lire ci-devant. Le lieu du rendez-vous vous sont communiqués sur sa page Facebook


  Toutes les déclarations de Mme le maire, sont extraites de l'article du jhmQuotidien du 2024/09/27. Retrouver l'intégralité de l'article, ICI.
 
[i]. La Communauté de communes du Grand Langres est également opposée au projet : Grand Langres : c'est non pour un nouveau parc éolien.
[ii]. Maire de Langres : 2014-2020. 
[iii]. Mme le maire avait émis un avis défavorable, au nom de la ville, au projet d'usine de 9 éoliennes, dit " Sud vannier ", 183 m toute hauteur, communes de Tornay, 3, et Belmont, 6, lors de la permanence du commissaire enquêteur à Tornay.
[iv]. En cas de rejet, il est possible de faire un recours contentieux devant le juge administratif dans un délai de 2 mois.    
 
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L' ILLUSOIRE RÉVOLUTION ÉNERGÉTIQUE " VERTE " ALLEMANDE AU BORD DU GOUFFRE

  Cette descente continuelle dans l'entonnoir de l'Enfer au nom de la révolution énergétique " verte ", jusqu'à... la Rédemption ?, a pour créateur la coalition rouge-verte, I998-2005 : le Parti Social Démocrate, SPD, et, son collaborateur, le parti Bündnis 90/Die Grünen.
 
Parti Social Démocrate, SPD
  " Le parti social-démocrate incarnait les aspirations politiques de presque tous les travailleurs organisés. Ses seuls concurrents étaient une poignée d'anarchistes isolés et inefficaces, d'une part, de faibles syndicats jaunes et des catholiques amorphes, de l'autre. Le parti est habituellement caractérisé par les historiens comme révolutionnaire en théorie et favorable dans la pratique à un changement graduel. Il tirait ses origines de deux mouvements assez différents issus de la jeune classe ouvrière des années I860 et I870 : un courant ouvertement révolutionnaire se réclamant des idées de Karl Marx*, et un courant, inspiré par Lasalle**, qui se proposait d'obtenir des réformes en faisant des compromis avec l' État prussien. Mais l'expérience de l'organisation au sein de cet État avait amené les deux courants à fusionner. Les lassalliens, malgré leurs rêves réformistes, devaient faire face à une réalité dans laquelle le mouvement ouvrier était persécuté et où ses dirigeants n'avaient aucun impact sur les prises de décisions nationales. Quant aux marxistes, leurs aspirations révolutionnaires étaient tempérées par le fait que l'État était trop puissant pour être renversé, ce qui les incitait à éviter une politique de confrontation directe.
  Le mouvement dans son ensemble en était réduit à se comporter comme une minorité marginale au sein de la société allemande, utilisant laborieusement toutes les opportunités de construire sa force par les moyens légaux que lui laissait l'État. "
HARMAN Chris, La révolution allemande, I9I8-I923, La fabrique éditions, 20I5, p. 32.
 
  Si sa participation à la proclamation de la République de Weimar, I9I8-I933, est un fait marquant, son implication dans l'écrasement dans le sang de la révolution spartakiste, avec les assassinats de Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht, janvier I9I9, entache son bilan initial. Paradoxalement, il sera le seul parti à l'arrivée au pouvoir de Hitler, à ne pas voter la loi des pleins pouvoirs au Parti national-socialiste des travailleurs allemands, NSDAP, Reichstag le 23 mars I933. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et, surtout depuis les années 60, il s'est affirmé comme un pilier de la démocratie allemande, en gouvernement de nombreuses fois au sein de coalitions : Willy Brandt, I9I3-I992, Helmut Schmidt, I9I8-20I5, Gerhard Schröder, I944-, etc.   
  Ainsi, le SPD s'avère être un acteur majeur de l'histoire allemande du XXe et XXIe siècle, capable du meilleur comme... du pire ! 
 
* MARX Karl, I8I8-I883, théoricien du socialisme et révolutionnaire allemand. Larousse.
** LASSALLE Ferdinand, I825-I864, socialiste allemand. Il rencontra Marx et Proudhon, s'initia à la philosophie, plaida pour l'unité allemande qu'il considérait comme possible grâce à Bismarck. Il multiplia les publications en faveur des réformes sociales puis fonda un parti en I863, l'Association générale des travailleurs allemands. Il préconisa la théorie de l'association des travailleurs, et énonça la loi d'airain des salaires. Larousse.
 
 
 
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La sortie du nucléaire aurait coûté des centaines de milliards d’Euros à l’Allemagne sans amener une amélioration de son bilan de gaz à effet de serre


  Si l’Allemagne avait maintenu au réseau son parc nucléaire de 2002 au lieu d’arrêter progressivement les centrales, elle aurait économisé 600 milliards d’Euros et au moins autant de CO2 qu’avec la sortie du nucléaire et le développement massif des énergies renouvelables variables, a révélé une étude de l’Université norvégienne des sciences et de la technologie à Trondheim.
  Si l’Allemagne avait en plus investi dans de nouvelles centrales nucléaires elle aurait presque pu atteindre son objectif en matière d’émissions de gaz à effet de serre en réalisant une réduction de 73% des émissions en plus des résultats actuellement obtenus tout en réduisant les dépenses totales de moitié par rapport à la politique énergétique actuelle.
  Les résultats, publiés en juin 2024 dans la revue « International Journal of Sustainable Energy », soulignent le caractère controversé de la politique énergétique allemande /1/.
 
 Figure 1 : Centrale de Biblis au sud de Francfort, dans la Hesse; 2 réacteurs à eau pressurisée : tranche A — 1200 MWe — mise en service 1974 et tranche B — 1300 MWe — mise en service 1976. Source RWE Power.

  En 2000, les centrales nucléaires avaient une part d’environ 30% à la production brute d’électricité de l’Allemagne, cf. figure 2. La coalition gouvernementale, composée des sociaux-démocrates, SPD, du chancelier Gerhard Schröder et du parti des Verts, Bündnis 90/Die Grünen, a saisi en 2000 le dossier de la sortie du nucléaire, actée en 2002 /2/. La convention passée entre le gouvernement et les exploitants fixait à 32 ans la durée de fonctionnement d’une centrale nucléaire, mais sans échéance définie.
  La frénésie médiatique provoquée par l’accident de Fukushima a fait que le gouvernement de la chancelière Angela Merkel décide en 2011 la sortie accélérée du nucléaire d’ici fin 2022. Le gouvernement allemand a finalement arrêté ses 3 dernières centrales nucléaires mi-avril 2023 /3/.
  Parallèlement à la sortie du nucléaire le gouvernement s’est efforcé de sortir des énergies fossiles afin de réduire ses émissions de gaz à effet de serre et il a investi ces dernières décennies des centaines de milliards d’Euros notamment dans le développement des énergies renouvelables variables (éolien et photovoltaïque) et les réseaux électriques.
  Les informations sur les coûts de la transition énergétique allemande divergent. Jusqu’à présent, elle devrait avoir coûté bien plus de 500 milliards d’Euros pour le seul secteur électrique /4/.
  Le besoin de nouveaux investissements dans la transition énergétique pourrait quadrupler à l’horizon de 2030 selon une étude de l’Institut d’Économie de l’Énergie de l’Université de Cologne : EWI /5/.
 
Et si le gouvernement allemand n’avait pas abandonné les centrales nucléaires existantes et éventuellement investi dans de nouvelles capacités nucléaires ?
  Ce scenario a été étudié par Jan Emblemsvåg de l’Université norvégienne des Sciences et de la Technologie à Trondheim. Les résultats, publiés dans la revue « International Journal of Sustainable Energy » /1/, soulignent le caractère controversé de la politique énergétique allemande.
  Le résultat de l’étude est remarquable : si l’Allemagne avait maintenu au réseau son parc nucléaire de 2002 — voir tableau 1— au lieu d’arrêter progressivement les centrales, elle aurait économisé 600 milliards d’Euros et au moins autant de CO2 qu’avec la sortie du nucléaire et le développement massif des énergies renouvelables variables.
 
 Tableau 1 : centrales nucléaires au réseau en 2002

  Si l’Allemagne avait en plus investi dans de nouvelles capacités nucléaires, elle aurait déjà presque atteint son objectif de neutralité carbone et le pays aurait tout de même économisé de l’ordre de 300 milliards d’Euros.
  Pour arriver à ce résultat, l’auteur s’appuie sur des données officielles fournies par les autorités allemandes. Les coûts de la transition énergétique entre 2002 et 2022 sont estimés à 696 milliards d’Euros, dont environ 386 milliards d’Euros pour les dépenses d’investissement, CAPEX, et opérationnelles, OPEX, ainsi qu’environ 310 milliards d’Euros de subventions pour les énergies renouvelables. Malgré ces investissements importants les émissions de gaz à effet de serre ont seulement baissé d’environ 25% entre 2002 et 2022, voir aussi /6/.
  Pour évaluer les coûts de l’exploitation hypothétique de 20 ans des centrales nucléaires existantes, l’auteur se base sur les coûts d’exploitation de 2002 et les extrapole aux valeurs actuelles. Les dépenses annuelles pour le nucléaire se seraient cumulées depuis à environ 91,3 milliards d’Euros. Même en tenant compte de 10 milliards d’Euros d’incertitude il est évident que le maintien de la capacité nucléaire de 2002 au réseau aurait entraîné des coûts bien moindres par rapport à la politique énergétique actuelle, selon l’auteur. Le pays aurait économisé environ 600 milliards d’Euros.
  Parallèlement, le nucléaire aurait permis d’économiser un volume des émissions de gaz à effet de serre au moins similaire à celui de la politique de sortie du nucléaire et de développement massif des énergies renouvelables.
  Selon l’auteur entre 2002 et 2022 les énergies renouvelables auraient produit en moyenne environ 182 TWh par an. La production nucléaire en 2002, qui était indépendante des aléas météorologiques, a été estimée à environ 186 TWh en supposant un facteur de charge de 90%.
  — N.B. : selon la statistique nationale de l’Agence Fédérale de l’Environnement /7/ les énergies renouvelable ont produit entre 2002 et 2022 un volume de 3076 TWh soit environ 162 TWh/ an en moyenne. La production brute du parc nucléaire était 165 TWh en 2002, cf. figure 2. Extrapolé à 2022 cela correspond à un volume d’environ 3135 TWh. Ces chiffres ne modifient pas l’argumentation de Jan Emblemsvåg.
 

Coûts d’investissement dans une nouvelle capacité nucléaire
  Dans son étude, l’auteur a calculé la capacité nucléaire que l’Allemagne aurait pu développer avec les 600 milliards d’Euros qu’il aurait économisés en évitant la sortie du nucléaire et le développement massif des énergies renouvelables.
  L’auteur s’est inspiré des centrales nucléaires construites à l’époque par d’autres pays industrialisés, comme la Corée du Sud et les Émirats Arabes Unis. Le développement des centrales nucléaires chinoises a également servi de référence. La décision de développer le nucléaire aurait toutefois dû être prise bien avant 2002 en Allemagne, car la durée moyenne de construction d’une centrale nucléaire est évaluée à au moins 7,5 ans.
  L’augmentation de la capacité nucléaire, y compris le maintien en service du parc nucléaire déjà existant pendant 20 ans supplémentaires aurait nécessité un montant de 364 milliards d’Euros, soit 332 milliards d’Euros de moins que les coûts du tournant énergétique jusqu’à 2022.
  L’Allemagne aurait déjà un approvisionnement en électricité neutre en carbone si elle avait investi dans de nouvelles centrales nucléaires, selon Emblemsvåg. Et ce, à un coût inférieur à celui de la politique énergétique actuelle.

Les coûts de stockage final des déchets radioactifs n’ont pas été pris en compte dans les calculs
  Les coûts liés à l’aménagement d’un stockage final des déchets radioactifs ne sont pas compris dans les calculs. Mais les investissements sont bien inférieurs à la valeur de l’énergie restante dans les déchets radioactifs, selon l’auteur : « On estime que les déchets nucléaires américains peuvent alimenter le pays en électricité pendant 100 ans, mais la technologie n’est pas encore disponible commercialement », écrit Emblemsvåg.

Incertitude importante sur les coûts de la transition énergétique
  L’auteur fait remarquer que le montant des coûts réels de la transition énergétique serait beaucoup plus incertain que celui du stockage final des déchets nucléaires : on ne sait par exemple pas exactement quelles sommes seront dépensées pour :
  • le développement des réseaux de transport et de distribution
  • le stockage de l’énergie,
  • la subvention de moyens pilotables nécessaires pour pallier l’intermittence,
  • la subvention destinée à garantir les revenus des énergies renouvelables en cas de surproduction et de prix de l’électricité négatifs
  • le démantèlement des éoliennes et solaires et l’élimination de leurs déchets.
Mise en garde sur les coûts de la transition énergétique par la Cour de Comptes allemande et l’Agence Internationale de l’Énergie
  Des constats accablants concernant la politique énergétique allemande avaient déjà été fais dans le passé par les pouvoirs publics et par les scientifiques.
  L’Agence Internationale de l’Énergie, AIE, a mis en garde en 2013 contre les prix élevés de l’énergie en Allemagne.
  La Cour des Comptes Fédérale a lancé un avertissement presque chaque année au cours des dix dernières années. En 2016, elle a déclaré que le tournant énergétique n’était « pas suffisamment coordonné et insuffisamment piloté » et que les dépenses et les charges pour les citoyens et l’économie étaient disproportionnées par rapport aux maigres bénéfices /8/.
   En 2021, la Cour des Comptes Fédérale constatait que le tournant énergétique « mettait en danger le site économique allemand » /4/.
  En 2023, elle a constaté que l’Allemagne devait investir une somme supplémentaire de plusieurs centaines de milliards dans le tournant énergétique rien que jusqu’en 2030. Mais la politique menée jusqu’à présent n’est « pas adaptée » à une mise en œuvre judicieuse de la transformation /9/.

Conclusion
  L’étude a tenté d’évaluer les coûts et les résultats obtenus en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre au cours des 20 dernières années. Les résultats ont été ensuite comparés à une politique alternative consistant à maintenir en activité le parc nucléaire existant en 2002 et à construire de nouvelles centrales nucléaires au lieu d’investir massivement notamment dans des énergies renouvelables variables : éolien, photovoltaïque.
  De nombreux aspects ne sont pas couverts par cette analyse. Toutefois, indépendamment des incertitudes liées aux données et aux hypothèses, il n’y a aucun doute que le tournant énergétique apporte ainsi un succès bien moindre en matière de protection du climat pour des coûts bien plus élevés par rapport au « scénario nucléaire ».

Références
/1/ Jan Emblemsvåg (2024) What if Germany had invested in nuclear power ? A comparison between the German energy policy the last 20 years and an alternative policy of investing in nuclear power, International Journal of Sustainable Energy, 43:1, 2355642, DOI:10.1080/14786451.2024.2355642, en ligne : https://doi.org/10.1080/14786451.2024.2355642
/2/ Allemagne Energies (2024) Historique de la sortie du nucléaire, en ligne : https://allemagne-energies.com/sortie-du-nucleaire/
/3/ Allemagne Energies (2023) Clap de fin pour l’électronucléaire en Allemagne, en ligne : https://allemagne-energies.com/2023/04/16/clap-de-fin-pour-lelectronucleaire-en-allemagne/
/4/ Allemagne Energies (2021) La Cour des Comptes allemande critique à nouveau la transition énergétique du gouvernement fédéral, en ligne : https://allemagne-energies.com/2021/04/06/la-cour-des-comptes-allemande-critique-a-nouveau-la-transition-energetique-du-gouvernement-federal/
/5/ Allemagne Energies (2024) Le tournant énergétique allemand, en ligne : https://allemagne-energies.com/tournant-energetique/
/6/ UBA (2024) Treibhausgas-Emissionen in Deutschland, en ligne : https://www.umweltbundesamt.de/daten/klima/treibhausgas-emissionen-in-deutschland#emissionsentwicklung
/7/ UBA (2024) Erneuerbare Energien in Zahlen. Umweltbundesamt. En ligne : https://www.umweltbundesamt.de/themen/klima-energie/erneuerbare-energien/erneuerbare-energien-in-zahlen.
/8/ Allemagne Energies (2018) Selon la Cour des comptes allemande la transition énergétique est au bord de l’échec, en ligne : https://allemagne-energies.com/2018/09/28/selon-la-cour-des-comptes-allemande-la-transition-energetique-est-au-bord-de-lechec/
/9/ Allemagne Energies (2024) Le rapport accablant de la Cour Fédérale des Comptes sur la transition énergétique, en ligne : https://allemagne-energies.com/2024/03/11/le-rapport-accablant-de-la-cour-federale-des-comptes-sur-la-transition-energetique/


  Sur le Web.

   Cet article est l'œuvre de la source indiquée. Les opinions qui y sont exprimées ne sont pas nécessairement celles de Les vues imprenables et PHP.

L' INDUSTRIE " ZÉRO NET " ÉNERGÉTIQUE OÙ LE RETOUR DE L' ARLÉSIENNE

  L'Union européenne et les États-Unis ont fait de la transition énergétique, vers l'accroissement de la production de technologies propres, dites " vertes "*, une priorité. L'éolien et le solaire sont au cœur de ces stratégies. Cependant, comme en amour, pour atteindre le but, il faudra faire des concessions, comme par exemple, admettre, ENFIN, que l'intermittence des deux cadors du " zéro net " oblige au recours de solutions de secours, par le fait, elles aussi INTERMITTENTES, de stockage ou de production d'électricité complémentaires, hors énergie fossile. Ces solutions, à la rentabilité forcement réduite, nécessitent des investissements massifs de capitaux. Mais qui serait assez fou pour se lancer sur de tels projets... sans d'énormes subventions publiques ? Contribuables de tous les pays, prépare-toi à payer !
  Les utopies ont la vie dure !...
 

 
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Pourquoi il n'y aura jamais de système électrique à zéro émission alimenté principalement par le vent et le soleil 


 « Net Zero » - C'est le slogan en deux mots qui a été adopté comme l'objectif officiel de tout État ou pays vertueux pour la décarbonisation de son système énergétique. La partie « nette » est une reconnaissance indirecte du fait que certaines parties du système énergétique, comme le transport aérien ou la sidérurgie, ne seront peut-être jamais totalement décarbonisées. Il faudra donc accepter certaines compensations ou indulgences pour prétendre atteindre l'objectif.
  Mais l'aspect « net » ne concerne pas les aspects les plus faciles de la décarbonisation. Et par parties faciles, j'entends la production d'électricité et l'alimentation de tout ce qui peut fonctionner à l'électricité ou à l'aide de batteries. Dans les parties électrifiables du système énergétique, il n'y a aucune tolérance pour le terme « net » ; seule l'expression « zéro émission » fera l'affaire. La position officielle est que l'électricité sans émissions est facile et bon marché parce qu'elle peut être fournie par le vent et le soleil.
  Cette position officielle est erronée. Au fur et à mesure de la mise en place de ces systèmes de production éolienne et solaire, il est devenu de plus en plus évident qu'il n'y aura jamais de système électrique à zéro émission alimenté principalement par le vent et le soleil.
  La raison devrait être évidente pour tout le monde, mais pour une raison qui m'échappe, elle ne l'est pas. La raison est que l'intermittence des générateurs éoliens et solaires signifie qu'ils ont besoin d'un soutien total d'une autre source. Mais la source de secours sera, par hypothèse, terriblement sous-utilisée et inactive la plupart du temps, tant que la majeure partie de l'électricité proviendra du vent et du soleil. Aucune source d'appoint ne peut être rentable dans ces conditions, et personne ne développera et ne déploiera donc une telle source.
  Cette question s'est déjà posée dans de nombreux endroits, car l'augmentation de la production éolienne et solaire a mis les centrales au gaz naturel en mode de secours, fonctionnant la moitié du temps ou moins.
  Voyons maintenant comment les choses sont censées se dérouler lorsque nous passons à l'électricité sans émissions. Premièrement, nous construisons de plus en plus d'installations éoliennes et solaires. Deuxièmement, nous interdisons l'utilisation du gaz naturel ou de tout autre hydrocarbure comme combustible d'appoint. Désormais, le système d'appoint doit lui-même ne pas produire d'émissions et doit pouvoir être réparti. À New York, nos régulateurs ont conçu l'acronyme DEFR : « Dispatchable Emissions-Free Resource » [ Ressource sans émissions pouvant être distribuée ] . Plusieurs possibilités ont été suggérées comme DEFR, les principales étant le nucléaire, l'hydrogène et les batteries. Toutes les possibilités de DEFR qui ont été suggérées ont en commun le fait qu'elles n'existent pas aujourd'hui à une échelle proche de celle qui sera nécessaire pour soutenir entièrement un système électrique alimenté principalement par le vent et le soleil. En d'autres termes, quelqu'un devra investir massivement dans un ou plusieurs de ces éléments si nous voulons disposer d'un système électrique alimenté principalement par le vent et le soleil.
  Compte tenu de l'environnement politique de New York, les régulateurs qui ont soulevé la nécessité du DEFR ont généralement enfoui leur discussion sur le sujet dans de longs documents. Roger Caiazza, l'écologiste pragmatique de New York, a fait un travail remarquable en déterrant et en mettant en évidence ces éléments. Roger a créé une « page de ressources sur les émissions non polluantes » où il a rassemblé les informations clés.
  Par exemple, nous avons le plan d'orientation du Conseil d'action pour le climat, que Roger décrit comme « la description “officielle” de la stratégie de l'administration Hochul pour la transition vers la loi sur le climat ». Le document compte plus de 800 pages de texte et d'annexes. D'une manière ou d'une autre, Roger est parvenu à la page 49 de l'annexe G, où il a trouvé cette citation :
  " Au cours d'une semaine où la production solaire et éolienne reste faible, des ressources fermes supplémentaires sans carbone, au-delà des contributions du nucléaire existant, des importations et de l'hydroélectricité, sont nécessaires pour éviter un déficit important; la figure 34 illustre les besoins du système au cours de ce type de semaine. Au cours du premier jour de cette semaine, la plupart des batteries de stockage de courte durée sont rapidement épuisées, et il reste plusieurs jours pendant lesquels l'énergie éolienne et solaire n'est pas suffisante pour répondre à la demande. Une ressource ferme sans carbone devient alors essentielle pour maintenir la fiabilité du système. Dans les scénarios modélisés, le besoin d'une ressource ferme sans carbone est satisfait par des ressources à base d'hydrogène; en fin de compte, ce besoin du système pourrait être satisfait par un certain nombre de technologies émergentes différentes. "
  Voici la figure 34 qu'ils mentionnent :

  C'est peut-être un peu difficile à lire, mais le gris foncé est ce qu'ils appellent le « besoin de capacité ferme zéro carbone ». La largeur de cette section en gris foncé dépasse largement les 20 GW pendant la semaine illustrée de faible vent et de soleil. À titre de référence, la consommation moyenne d'électricité de l'État de New York est bien inférieure à 20 GW. Par ailleurs, même pendant cette semaine de faible vent/soleil, il y a des moments où le DEFR n'est pas du tout sollicité, et d'autres où il n'est sollicité que pour quelques GW.
  Donc, sans le dire en autant de mots, ils nous disent que dans le cadre d'un système principalement éolien/soleil, nous devrons construire des DEFR d'une capacité égale ou supérieure à la totalité de notre consommation moyenne actuelle d'électricité. Mais si le système électrique est alimenté principalement par le vent et le soleil, alors par définition les DEFR ne fonctionneront qu'une minorité du temps. Nous aurons alors construit un parc entier de nouvelles centrales nucléaires capables de répondre à l'ensemble de notre demande d'électricité en période de pointe. Ou peut-être s'agira-t-il d'un parc entier de nouvelles centrales à hydrogène de même capacité, ou d'un parc entier de batteries à l'échelle du réseau de même capacité, mais qui resteront inactives la plupart du temps.
  Il s'agit d'installations à forte intensité de capital, qui ne peuvent être rentables que si elles sont exploitées au maximum de leur capacité. Au lieu de cela, la proposition consiste à les maintenir intentionnellement inactives la plupart du temps.
  Qui va investir dans ces DEFR qui resteront la plupart du temps inutilisés ? Il est certain qu'aucun investisseur privé ne le fera sans d'énormes subventions publiques.
  Et si nous devions construire un système complet de DEFR capables de fournir toute l'électricité dont nous avons besoin pour compenser les périodes d'accalmie dues au vent et au soleil, ne serait-il pas beaucoup plus logique de laisser tomber la production éolienne et solaire et d'utiliser les DEFR tout le temps ? Bien sûr que oui.
  À un moment donné, cela deviendra trop évident pour être ignoré. 
 
 
Cet article est l'œuvre de la source indiquée. Les opinions qui y sont exprimées ne sont pas nécessairement celles de Les vues imprenables et PHP. 


QUÉBEC : LA FIÈRE GABEGIE POUR L'ÉOLIEN À FAIRE PÂLIR L' ÉTAT FRANÇAIS

   Il n'y a pas à dire, la famille... ça reste la famille. Pour preuve, il n' y a qu'à voir avec quel appétit féroce nos cousins d'Amérique massacrent leur environnement et leur biodiversité avec des centaines d'usines éoliennes, série en cours !


Source.

  Apparemment, chez les élus du coin, les bottines suivent les babines !* pour le pire.  

 
* Les bottines doivent suivre les babines :  Cette expression très imagée et souvent utilisée en politique signifie que les actions doivent suivre les paroles; que les mots ne suffisent pas, il faut passer à l’action et tenir ses promesses.

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Des millions en subvention pour créer des emplois comblés par des étrangers


  L’usine de pales d’éolienne géantes est l’un des plus importants employeurs de la Gaspésie.
 
 
  Une entreprise de fabrication d’éoliennes qui a reçu des millions en subvention pour créer des emplois locaux a finalement embauché des centaines de travailleurs étrangers temporaires.
  L’expansion rapide de l’usine de LM Wind Power, spécialisée dans la fabrication de pales géantes d’éoliennes, a grandement bénéficié de fonds publics dans les dernières années.
  L’entreprise de propriété américaine a obtenu environ 5,2M€ en 2017 de Québec pour agrandir et moderniser son usine, un investissement censé créer 265 emplois en Gaspésie selon les libéraux de l’époque.
  Un prêt autour des 26 M€ du provincial et une promesse de contribution de 22.5 M€ du fédéral pour une deuxième phase d’agrandissement ont été annoncés en juillet 2021.
  « On crée des bons emplois pour la classe moyenne, ici, chez nous », avait affirmé le premier ministre Justin Trudeau, en évoquant la création de 200 nouveaux emplois et le maintien de 380 autres pour les Canadiens. — La subvention fédérale n’a pas encore été versée à ce jour.

Des Philippins plutôt que des Québécois
  Depuis, force est de constater que LM Wind Power a eu recours en masse aux travailleurs étrangers temporaires pour répondre à ses nouveaux besoins en main-d’œuvre.
  Début 2022, quelques mois après les annonces d’aides, l’entreprise obtenait l’autorisation d’embaucher 217 « assembleurs, finisseurs et contrôleurs de produits plastiques », selon les données ouvertes d’Emploi et Développement social Canada.
  Au total, l’usine d’éolienne a obtenu le droit de combler 431 postes à l’international depuis 2020, dont 87 à bas salaire depuis le début de l’année.
  Selon Le Devoir, environ 300 Philippins travaillaient aux côtés de 300 Québécois en février dernier.
 
L'intérieur de l'usine LM Wind Power, en 2015. CAPTURE D'ÉCRAN NELSON SERGERIE

  C’est dire que l’aide gouvernementale a servi, ironiquement, à créer des emplois qui ont dû être comblés par des étrangers, qui ne peuvent travailler que pour LM Wind Power.
  La multinationale a refusé de répondre à nos questions, notamment sur le nombre, le salaire et l’origine de ses employés. 

Pour l’économie régionale

  Questionné sur le bien-fondé de tous ces millions, le ministère québécois de l’Économie a soutenu que la création d’emplois en région contribuait à la vitalité économique, et que la décision de soutenir une entreprise était prise « au cas par cas ».
   « Le recrutement de la main-d’œuvre est une responsabilité qui relève de l’entreprise », a ajouté la porte-parole Félicia Nicole.
  Emploi et Développement social Canada n’a pas voulu revenir sur sa volonté de subventionner LM Wind Power. 

Sur un siège éjectable
  Julia Posca, chercheuse spécialisée en immigration à l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques, IRIS, s’inquiète toutefois que les gouvernements encouragent par la bande le recours à de la main-d’œuvre étrangère.
   « On subventionne les entreprises tout en créant deux classes de travailleurs. Certains sont sur un siège éjectable, dans des conditions plus précaires », critique-t-elle.
  Daniel Côté, maire de Gaspé, estime pour sa part que l’arrivée des nouveaux venus a du bon pour la municipalité.
  « Les travailleurs étrangers envoient peut-être une partie de leur salaire à leurs familles, mais la grande majorité est dépensée dans nos commerces », soutient l’élu municipal. 

Formation temporaire

  Québec a aussi investi environ 1,6 M€ pour la formation des travailleurs de LM Wind Power en 2021, malgré le fait que nombre d’entre eux ne soient ici que pour quelques années.
  Le ministère de l’Emploi analyse toutefois en ce moment la pertinence de subventionner la formation des travailleurs étrangers temporaires « considérant l’évolution du marché du travail ».

  Sur le Web
 
  Cet article est l'œuvre de la source indiquée. Les opinions qui y sont exprimées ne sont pas nécessairement celles de Les vues imprenables et PHP.




ANDELOT-BLANCHEVILLE, BOLOGNE, ROCHEFORT-SUR-LA-CÔTE & VIÉVILLE : L' USINE ÉOLIENNE INAUGURÉE

 
 Selon l' excellent jhmQuotidien., la cérémonie s'est tenue devant un parterre de près d'une centaine de personnes. Parmi les invités, on comptait plusieurs personnalités locales et le représentant de l'État, tous soutiens affichés de l'usine et, plus largement, du secteur éolien. Citons notamment...:  
  • La mairesse de Rochefort-sur-la-Côte : « Il y a un bénéfice pour l’écologie, mais aussi économique. Grâce à ce parc, on peut financer des projets pour le village. On a pu faire le point de vue, la réfection de la place au monument aux morts, du terrain de pétanque et d’une rue communale » (i);
  • Le président de la communauté d’agglomération de Chaumont;
  • Le secrétaire général de la préfecture de la Haute-Marne;
  • L' inoxydable sénateur de la Haute-Marne (ii);
  • Le président-fondateur, écornifleur du vent en chef, lui-même (iii).
 La joyeuse effervescence de cette assemblée bien garnie tranche radicalement avec la participation de ces mêmes habitants des communes d'implantation à l'enquête publique, cette dernière pouvant être qualifiée comme une des plus faibles jamais enregistrée (iv) :
 Pour rappel, la population recensée par communes d'implantations, INSEE 2024 : Andelot-Blancheville : 863; Bologne : 1 821; Rochefort-sur-la-Cote : 64 et Viéville : 335. Pour un total de 3 083 habitants !
  Qu'on en juge !
  • Sur les 25 communes intégrées au périmètre d’affichage, 10 ont émis un avis défavorable, alors que 15 ont émis un avis favorable. À noter l’avis défavorable des communes de Bologne et Andelot-Blancheville qui, initialement étaient favorables au projet. 
  •  vingt deux personnes qui se sont présentées à mes huit permanences [en mairie];
  • Ces 34 observations constituent 33 documents écrits et une question orale;
  • Il ressort de l’examen de ces interventions, qu’il s’agit en fait de personnes ou associations très impliquées dans « l’anti-éolien ». Ainsi, pour 34 interventions ou déclarations on ne compte que 24 personnes qui ont émis un avis, dont trois favorables.
  • Pour la population des communes directement concernées par la zone d’implantation et qui s’élève à 3 164 habitants, c’est seulement 8 personnes qui ont émis un avis dont cinq sont défavorables.
  • Fait exceptionnel dans ce type d’enquête, aucune personne ne s’est présentée ou a adressé un courrier aux deux permanences de Viéville.
    Et, le commissaire d'enquêteur d'apporter sa conclusion : 
« On peut penser que le faible engouement du public à se manifester pour cette enquête, résulte, soit d’une bonne information, soit d’une grande confiance dans les élus locaux ou tout simplement de préoccupations autres. Ce qui tendrait à dire que la population est majoritairement favorable à ce parc selon l’adage « qui ne dit rien consent ».»
  Au vu de la participation à l'enquête publique et de l'engouement populaire pour l'inauguration, on ne peut décemment pas lui donner vraiment tort !...
  « Pour vivre heureux, vivons couchés »... sous les éoliennes !  



(i). Madame le maire a suggéré que les projets de travaux municipaux ne pourraient être menés à bien sans les revenus issus de l'éolien. Cependant, une analyse plus approfondie des finances communales semble indiquer que la situation budgétaire antérieure permettait déjà d'envisager ces investissements, non ?
 

(ii). Monsieur le Sénateur a été fidèle à sa réputation de pince-sans-rire, en déclarant  : « L’installation de ce type de projet est trop long, c’est pour ça que la France va mal  ». 😂
(iv). Les extraits identifiés sont issus du Rapport de l'enquête publique Conclusions et Avis motivé

 État des lieux éolien sur le secteur
  « On peu remarquer que l’étude sur les effets cumulés avec les parcs éoliens voisins, en activité ou en projet, sur le secteur, soit dans un rayon de 20 km, tels :
  • parc éolien des Haut-chemin I, en fonctionnement,
  • parc éolien de Biesles, en fonctionnement,
  • parc éolien de la Vallée du Rognon, en fonctionnement,
  • parc éolien de la Crête, accordé,
  • parc éolien de Riaucourt-Darmanes, en instruction,
  • parc éolien des Hauts-Chemins II en instruction,
  • parc éolien des Hauts pays, en fonctionnement,
  • parc éolien du Pays chaumontais, accordé,
  • parc éolien de la Côte du Moulin, en instruction,
  • parc éolien du Mont Gimont, en fonctionnement,
  • parc éolien du Blaiseron, accordé,
  • parc éolien les Éparmonts, en fonctionnement,
  ne semble pas avoir été, dans son ensemble, pris en compte dans l’approche environnementale et développé comme il se doit afin de répondre aux questionnement relatifs aux pollution visuelles et sonores., (...) »
Source.
 

 
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QUAND LE PIRE ENNEMI DES ÉOLIENNES EST... LE VENT !

  Les super typhons qui dévastent les usines éoliennes aux États-Unis comme en Chine font apparaître soudain au grand jour que :
  1. Ces turbines sont extrêmement fragilisées face aux événements climatiques extrêmes;
  2. Le vent peut aussi devenir leur pire ennemi.
  Et, on voudrait nous faire croire que c'est avec ce type de technologie que l'on pourra fournir dans l'avenir, toute électricité exigée pour un monde... TOUT-ÉLECTRIQUE ? Il y a comme un doute !...

Iowa : une petite tornade féroce a rapidement détruit une usine éolienne, au début de cette année. Pour voir la vidéo, c'est ICI.
 
 
 Chine : pour voir la vidéo, c'est ICI !
 
 
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Catastrophes imminentes liées à l'énergie « propre » au large de nos côtes

   Les photos de phoques et d'oiseaux couverts de pétrole lors de l'explosion de l'éruption de Santa Barbara de 1969 ont contribué à lancer les mouvements écologistes et de lutte contre le pétrole. Quelque 90 000 barils ont pollué les eaux océaniques et pourtant, lorsque j'ai fait de la plongée sous-marine en dessous, vingt ans plus tard, la même structure de soutien de la plateforme de production abritait à nouveau un magnifique écosystème avec des millions d'anémones, de moules, d'étoiles de mer, de crabes et de poissons.
  En 2010, la catastrophe du navire de forage Deepwater Horizon a tué onze travailleurs et déversé 3 à 4 millions de barils de pétrole et d'énormes quantités de gaz naturel dans le golfe du Mexique.   Pourtant, dans un délai étonnamment court après le bouchage du puits, l'action des vagues, les produits chimiques dispersant le pétrole, les gouttelettes de pétrole recouvertes de poussière qui s'enfoncent lentement dans le fond marin et d'autres forces naturelles ont nettoyé les eaux du pétrole.
  Ces autres forces étaient des  microbes de dégradation des hydrocarbures , toujours présents dans les eaux océaniques du monde entier, mais qui se reproduisent rapidement lorsqu'ils détectent la présence de pétrole dans leur environnement. Après avoir épuisé les sources alimentaires d'hydrocarbures, les microbes meurent en nombre normal et de nouveaux organismes dégradent les sous-produits créés par les premiers butineurs, jusqu'à ce que ces nutriments disparaissent à leur tour. Leurs populations s'effondrent alors également, dans un océan nouvellement nettoyé.
  Ces catastrophes ont incité l'industrie à mettre en œuvre de meilleures technologies et procédures de prévention des éruptions.
  Selon les militants anti-pétrole, ces catastrophes ne sont pas pertinentes, mais elles soulignent également pourquoi nous devons bannir le pétrole et le gaz et remplacer les combustibles fossiles par de l'énergie éolienne, solaire et des batteries propres et vertes. Sinon, la faune, les plages et le tourisme seront sans cesse menacés par les marées noires.
  Il devient de plus en plus évident que ces prétendues alternatives ne fonctionneront pas, d'autant plus que l'intelligence artificielle, les véhicules électriques, les centres de données, le chauffage et la cuisine électriques imposés par le gouvernement et le chargement des batteries de secours du réseau doublent ou triplent la demande de production d'électricité. L'électricité intermittente ne peut pas alimenter les nations modernes. L'éolien et le solaire ne peuvent pas produire des milliers de produits essentiels qui nécessitent des stocks d'alimentation pétrochimiques. Ces sources d'énergie ne sont ni propres, ni vertes, ni renouvelables, ni durables. Elles mettent en danger la faune et la flore.
  Une récente mésaventure survenue au large de Nantucket, dans le Massachusetts, met en évidence une nouvelle raison pour laquelle des centaines ou des milliers d'éoliennes monstrueuses ne peuvent être autorisées dans les eaux côtières des États-Unis.
  Des éclats, des morceaux et finalement le reste d'une pale d'éolienne sont tombés dans l'océan. Une pale ... d'un projet de 62 éoliennes qui n'est achevé qu'aux trois quarts ... brisée par son propre poids, et non par une tempête.
  Pourtant, les plages ont dû être fermées en pleine saison touristique, tandis que les équipes ramassaient les morceaux de pales en fibre de verre-résine-plastique-mousse et que les bateaux évitaient les gros morceaux flottant dans l'eau. Pire encore, Vineyard Wind n'a informé les autorités de Nantucket des problèmes que deux jours après le début de la désintégration des pales.
  Chaque pale mesure environ 107 m de long et pèse environ... 63.5 tonnes. C'est plus qu'un avion de ligne Boeing 737 entièrement occupé. L'usine éolienne de Vineyard Wind comprend 186 pales : environ 19 km de longueur totale combinée, pesant ensemble... 11793.5 Tonnes !
  Le plan Biden-Harris sur l'éolien en mer prévoit une capacité de production de 30 000 mégawatts d'ici à 2030. Cela représente 2 500 gigantesques turbines offshore de 12 MW. Cela ne suffira même pas à répondre aux besoins en électricité de l'État de New York pendant l'été, avant que toutes ces demandes supplémentaires ne se concrétisent. La contribution de l'éolien en mer à la satisfaction des besoins futurs de tous les États de la côte atlantique pourrait facilement nécessiter 5 000 turbines de ce type : 15 000 pales, pesant ensemble 2 milliards de livres et s'étendant sur environ... 1600km !
  Plus inquiétant encore, toute la côte atlantique est le théâtre d'ouragans. Chaque année, presque sans exception. La seule question qui se pose est de savoir combien d'ouragans il y aura, quelle sera leur puissance et où ils frapperont.
  Les relevés de la National Oceanic and Atmospheric Administration, NOAA, concernant les ouragans ayant touché terre — ceux qui ont effectivement atteint les plages et les villes des États-Unis — révèlent que 105 ouragans de catégorie 1 à 5 ont frappé la côte atlantique, de la Floride au Maine, entre 1851 et 2023. Si l'on ajoute ceux qui sont restés en mer, là où se trouveront les éoliennes, ce chiffre pourrait doubler.
  Sur ce total, 23 étaient de catégorie 3-5 — vents compris entre environ 180 et 250 km/h ou plus. La plupart ont frappé la Floride, la Géorgie et la Caroline du Sud. Mais 39 ont touché terre entre la Caroline du Nord et le Delaware — et 19 ont frappé les États du Nord-Est, dont neuf monstres de catégorie 2-3 : vents compris entre environ 155 et 207 km/h !
  Attention, ces turbines seront affaiblies par les embruns salés corrosifs constants et fréquemment par des tempêtes inférieures à l'ouragan. Lorsque l'inévitable grand ouragan déferlera sur la côte, la dévastation s'ensuivra.
  Kamala Harris est très enthousiaste à l'égard de l'éolien offshore. Depuis trois ans et demi, elle aide à diriger une administration déterminée à convertir les États-Unis à l'énergie éolienne, solaire et aux batteries, à accélérer l'octroi de permis pour les projets d'« énergie propre » à terre et en mer, et même à renoncer à exiger des promoteurs d'éoliennes en mer qu'ils déposent des cautions et paient pour l'enlèvement des tours éoliennes en mer endommagées, cassées et obsolètes.
  Elle est favorable à l'interdiction des pailles en plastique,* mais n'a jamais demandé combien de pailles en plastique il faudrait pour équivaloir à 15 000 pales d'éoliennes offshore — un chiffre insondable en termes nautiques.  
 
  * En outre, les pailles en plastique ne contiennent pas d'éclats de fibre de verre dangereusement tranchants et ne peuvent pas faire couler les bateaux de pêche qui entrent en collision avec d'énormes pales d'éoliennes difficiles à voir.
 
  Mme Harris, Tim Walz [ Gouverneur du Minnesota et colistier en tant que candidat démocrate à la vice-présidence pour l'élection présidentielle de 2024 ] et d'autres zélateurs de l'éolien ignorent les inquiétudes concernant les ouragans qui détruisent les forêts d'éoliennes offshore et les considèrent comme des propos alarmistes anti-éoliens. L'histoire dit le contraire.
  L'ouragan du Labor Day de 1935 a dévasté la Floride à plus de 310 km/h et la Géorgie avec des vents de catégorie 1. Le grand ouragan de la Nouvelle-Angleterre de 1938 a frappé New York, le Connecticut, le Rhode Island et le Massachusetts avec une force comprise entre 185 et 195 km/h ! Le grand ouragan atlantique de 1944 a frappé la côte de la Caroline du Nord au New Jersey et au Massachusetts avec des vents de catégorie 2.
  Edna a frappé le nord-est avec des vents de catégorie 2 en 1954, Donna a récidivé en 1960 et Gloria a frappé la région avec des vents compris entre environ 155 et 185 km/h en 1985, atteignant même le New Hampshire et le Maine ! Isabel a frappé la Caroline du Nord et la Virginie en 2003. L'ouragan « mineur » de catégorie 1 de 2012, mieux connu sous le nom de Superstorm Sandy, a également été dévastateur.
  Ce résumé ne comprend que les ouragans qui ont frappé les États du nord et du centre du littoral atlantique, et ceux qui ont frappé la Floride, la Géorgie et la Caroline du Sud — tous des territoires de choix pour les forêts d'éoliennes offshore, fixées au fond de la mer ou installées au sommet d'énormes plateformes flottantes au large du Maine et d'autres États. Elles seraient toutes détruites.
   Le remplacement de centaines ou de milliers de turbines et de pales déchirées, endommagées et brisées prendrait des années, voire des décennies. Pendant ce temps, il n'y aurait pas d'électricité sur la côte Est, où le gouvernement Harris-Biden-Walz-Démocrate impose le tout-électrique.    L'absence de chauffage, de climatisation et d'électricité pour les maisons, les hôpitaux et tout le reste entraînerait le déplacement de millions de personnes et la mort de milliers d'autres.
  Avec un peu de chance, les politiciens et les bureaucrates pourraient accélérer la construction de nouvelles turbines à gaz et de centrales nucléaires modulaires. Cela ne signifierait que quelques années de privations et de pannes d'électricité, au lieu de plusieurs années, voire décennies.
  Dans le cas contraire, des plaques flottantes de pales de turbines brisées menaceraient les bateaux pendant des mois ou des années, jusqu'à ce qu'elles soient récupérées, ramenées à terre et mises en décharge. Le nettoyage de milliards d'éclats tranchants de fibre de verre — d'une longueur comprise entre 2.5 cm et 0.65 m, et pratiquement invisibles — prendrait probablement des décennies, pendant lesquelles ils empaleraient et mettraient en danger les promeneurs, les nageurs, les poissons, les baleines, les dauphins et d'autres formes de vie marine.
  Je ne suis pas microbiologiste, mais je ne connais aucun microbe qui dévore la fibre de verre, la résine ou la mousse plastique.
  En l'absence de caution ou d'obligation pour le Grand Vent de couvrir les coûts de nettoyage et d'enlèvement des éoliennes, les contribuables et les usagers de l'électricité seraient les grands perdants de l'affaire.
  Avant de nous précipiter davantage dans cette « transformation des énergies renouvelables », pouvons-nous d'abord procéder à une analyse réaliste et sensée ? Pouvons-nous au moins réfléchir avant de voter cet automne ?
 
 
 Cet article est l'œuvre de la source indiquée. Les opinions qui y sont exprimées ne sont pas nécessairement celles de Les vues imprenables et PHP.
 
 
 



ENTENDEZ-VOUS MUGIR LES ÉOLIENNES CHINOISES DANS NOS CAMPAGNES ?

  Petit à petit, le dragon chinois envahie le pays des Droits de l'Homme, en pénétrant méthodiquement au plus profond de la campagne française avec ses éoliennes* et avec, et c'est là l' EXTRAORDINAIRE de la situation, la bénédiction quasi unanime des élus de la République qui accueillent à bras ouverts les armées commerciales du " Pays du Milieu "** Encore un effort et le film de Jean Yann, Les Chinois à Paris, 1974, se révèlera prémonitoire !... En attendant la deuxième vague à coup de voitures électriques, centrales nucléaires, etc.

* On n'oublie pas le photovoltaïque
** Nombre d'anciens triomphants de la France au cours de l'histoire, doivent envier la méthode douce chinoise : sans arme, sans morts, ni haine, ni violence !


Les soldats en moins, les éoliennes en plus !
 
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Énergies renouvelables : les commandes d'éoliennes en forte progression dans le monde, achats massifs de la Chine

Information fournie par Boursorama avec AFP 
 
" Les fabricants occidentaux peinent à suivre le rythme ", selon une étude. Ils sont " confrontés aux avantages compétitifs de la Chine " mais aussi à une " demande faible ". 
 

 AFP / OLI SCARFF  
 
   Les commandes d'éoliennes ont progressé de 23% dans le monde au premier semestre 2024 — soutenues avant tout par des achats chinois— pour atteindre 42 milliards de dollars d'investissements, soit une progression de 3% en glissement annuel, selon un cabinet spécialisé en énergie renouvelable.
   Sur 91,2 gigawatts (GW) au total , les commandes chinoises ont représenté à elles seules 70 GW pour son marché intérieur et 5 GW de commandes à l'étranger, indique le cabinet d'études Wood Mackenzie dans un communiqué lundi 16 septembre.
   " Les fabricants chinois continuent de battre des records en matière de prises de commandes, tant pour l'activité nationale qu'à l'étranger ", relève Luke Lewandowski, vice-président de la recherche mondiale sur les énergies renouvelables chez Wood Mackenzie.
   " À l'inverse, les fabricants occidentaux peinent à suivre le rythme ", souligne-t-il. Ils sont " confrontés aux avantages compétitifs de la Chine en termes de prix et de disponibilité " mais aussi à " la demande faible sur les marchés occidentaux, ainsi que l'incertitude politique, l'inflation et d'autres pressions sur les coûts, (qui) ont également fait baisser l'activité aux États-Unis et en Europe ". 

" La Chine reste le leader incontesté "
   Les fabricants occidentaux n'ont contribué qu'à hauteur de 13% des prises de commandes mondiales au premier semestre. Hors Chine, les commandes ont reculé de 16%, -2,3 GW, sur la période. Elles ont même chuté de 42% en glissement annuel dans la région Amérique et en Europe, avec moins de 10 GW combinés commandés.
  " La Chine reste le leader incontesté de l'industrie " , relève Luke Lewandowski.
   Par ailleurs, si l'activité onshore — éoliennes terrestres — a progressé au premier semestre, le secteur offshore — en mer — a connu des difficultés, avec une baisse des prises de commandes de 38% en glissement annuel, -4,1 GW, en raison des " conditions économiques des projets — qui ont — freiné le marché ".
   " Le marché offshore compte près de 30 GW de commandes conditionnelles dans le monde, dont 21 GW pour des projets en Europe et aux États-Unis, mais les conditions économiques difficiles continuent de retarder leur conversion en commandes fermes ", selon Luke Lewandowski. 
 

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REQUIEM POUR L'AVIFAUNE ET LES CHIROPTÈRES TOMBÉS SOUS LES PALES DES ÉOLIENNES

 " Je demande à Verneille, qui parcourt la France dans tous les sens à bicyclette, quelle région en définitive il préfère. Il me dit : " La Haute-Marne, cette région que j'ai parcourue de Semur à Chaumont et de Chaumont à Vaucouleurs, me donne une idée de ce qu'était la vieille France, pays forestier et humide, avec des étangs. Des heures et des heures, on circule dans les bois sans voir âme qui vive. "
BARRÈS Maurice, Mes cahiers, 1896-1929, tome VIII.
   Mais ça, c'était hier, aujourd'hui !...
 
QU'ON-T-ILS FAIT DE LA HAUTE-MARNE ? ILS L'ONT PATIEMMENT GÂCHÉE ! 
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UNE ÉLECTRICITÉ PLUS ROUGE QUE VERTE

 
  Au moins 19 Milans royaux*, un Balbuzard pêcheur et un Faucon crécerelle officiellement tués par les éoliennes en Haute-Marne
  État des recherches au 16/09/2024

   Alors que la préfecture a autorisé à Bonnecourt/Chauffourt, 6 éoliennes de 150 m avec une hélice de 130 m, soit une garde au sol de 20 mètres seulement, ce malgré la présence de 6 nids de milan royal dans un rayon de 3 km, et en plein couloir de migration, il nous semble urgent de faire un bilan des mortalités officielles, qu’elle ne peut pas ignorer !
 
* Les derniers chiffres communiqués par la LPO, sont encore plus alarmants ! Ils font état de... 26 CADAVRES répertoriés en Haute-Marne. Et, toujours bien en-dessous de la réalité. 
 
Poinson les Nogent, 4 mortalités de milan royal officielles sur ce site, et une hécatombe de chauves-souris.
  Au moins 19 mortalités de milans royaux sont officiellement dues aux aérogénérateurs industriels en Haute-Marne, s’y ajoutent au moins un balbuzard pêcheur et un faucon crécerelle. On ne compte plus les chauves-souris, ni les passereaux ! 
 
  Le département de la Haute-Marne se trouve dans le couloir majeur de migration. Voir en référence les liens vers les documents LPO et ODONAT.
  On compte officiellement au moins 19 mortalités de milans royaux et une mortalité de balbuzard pêcheur en Haute-Marne. Il faut généralement attendre que des études de suivi soient faites pour estimer ces mortalités, et les opérateurs traînent autant que possible avant de les faire réaliser, afin de faire fonctionner leurs engins mortels aussi longtemps que possible sans bridage. Il se passe parfois une dizaine d’années entre la mise en service et les relevés de mortalité !
Les relevés de terrain s’étalent sur 2 ans, avec des passages une fois par semaine, le travail est plus ou moins sérieux selon la personne. Ceci uniquement en période de végétation basse, soit environ d’octobre à mai. Aucune étude de mortalité n’est effectuée quand les petits quittent le nid, apprennent à chasser et sont vulnérables, quand les parents sont pressés de les nourrir et épuisés, ou quand les chauves-souris sont en pleine activité. Et, à 300 kilomètres heure, les pales sont de super raquettes propices à envoyer les oiseaux très loin ! On ne peut pas non plus estimer les dommages collatéraux. Petits mourant de faim au nid quand un parent est percuté…
  La Sociedad Espaῆola de Ornitologia (SEO Birdlife), homologue espagnol de la ligue pour la protection des oiseaux (L.P.O) a publié des analyses de l’impact environnemental sur l’avifaune. Selon cette étude basée sur plus de 500 études, 95% des animaux tués par les éoliennes sont emportés par les charognards, et sur les 5% restants, seulement 13,3% sont trouvés lors des recherches. Sans compter les animaux blessés qui iront mourir plus loin.
Brève synthèse en Français avec lien vers l’étude.

  Les animaux de petite taille sont quant à eux tués par les différences de pression barométrique engendrées par le passage des pales devant le mât. Ce même passage génère les infrasons si problématiques pour la santé humaine et animale, la vie du sol. Voire pour les couvaisons.
  En dehors de ces études, les découvertes de cadavres se font au petit bonheur la chance, quand quelqu’un trouve par hasard un oiseau qui n’a pas encore été embarqué par un charognard, et prend la peine de le signaler ; autant dire que le chiffre de 19 est plus que largement sous-estimé. Il représente plus certainement la pointe de la partie émergée de l’iceberg qu’une donnée exacte ! Il arrive d’ailleurs qu’un promeneur tombe sur un charnier de rapaces caché dans les buissons proches de ZI éolienne, ou qu’un agriculteur avoue ouvertement les faire disparaitre !
  Une baisse des effectifs de milans royaux dans la zone Natura 2000 du Bassigny a d’ailleurs été observée récemment, la faute à qui ?
  Dans l’Étude d’incidence Natura 2000 de l’étude du projet éolien de Bonnecourt-Chauffourt (2023), on peut lire, page 13 :
  « La principale motivation de la ZPS porte sur le Milan royal. Malgré un contexte très favorable en matière d'habitats (mosaïque de petits massifs forestiers, de prairies et de cultures), l'espèce poursuit sa régression, avec des causes multifactorielles qui restent à préciser. » (Zone Natura 2000 du Bassigny.)
  Et curieusement dans la réponse de l’opérateur Boralex à la MRAe de la même étude, les effectifs de milans royaux sont dits en augmentation, sans prendre cette donnée locale en compte ! D’où l’art de choisir ce qui sert son intérêt !
  Mais avec l’hécatombe de milans en Haute-Marne, due à l’éolien, qui peut s’étonner qu’ils soient en régression dans la zone Natura 2000 du Bassigny située à l’est du département, et plus grande zone Natura 2000 du Grand-Est !
  Les projections nationales en font cependant le département le « plus propices » au développement éolien ! Au point que sa forme se détache sur la carte nationale ! Malgré la saturation, la faible population, et la situation en plein couloir de migration !

Difficultés pour trouver les données de mortalité
  La recherche des mortalités officielles est entravée par des archives préfectorales difficiles à retrouver sur le site Internet de la préfecture si elles ne sont pas récentes. Site qui ne cesse de changer de page et de lien (sans toujours annoncer la fermeture de l’ancienne page). Pour certaines ZI éoliennes, nous avons les mentions de bridage via des arrêtés complémentaires, mais pas celles des mortalités qui ont justifié ces mesures. Nous savons par exemple de source certaine qu’il y a eu une hécatombe, à Doulevant le Château, notamment, sans en trouver de trace officielle. On ne peut pas accéder au document d’inspection mentionné sur le site Géorisques. On note par ailleurs que les mortalités sont parfois suivies d’arrêtés complémentaires demandant généralement des bridages, mais pas systématiquement de mises en demeure. Il ne semble pas qu’il y ait eu à ce jour la moindre poursuite, ni la moindre pénalité de la part de l’état. Sur le site Géorisques qui recense les inspections d’installations classées, certains rapports d’inspection sont interdits à la consultation, notamment ceux qui semblent les plus problématiques !
  En outre, certaines zones industrielles éoliennes bénéficient d’« autorisations de destruction d’espèce protégée », ou déjà de mesures de bridage (rarement respectées). Il est impossible de connaître toutes les mortalités déclarées. Encore moins celles qui ne le sont pas, parce qu’avec une autorisation de destruction d’espèce protégée, la mortalité est « légale » ! Par exemple à Poulangy (voir ci-dessous), si le milan royal était mort avec un bridage activé, ou en période de migration, le cas serait passé inaperçu ! Nous n’avons par ailleurs de retours que sur les animaux emblématiques, pas sur le petit vivant plus commun.
  La version du Grand-Est du plan national d’action 2021/2030 en faveur du milan royal révèle que 42% des mortalités de milan royal connues de la région sont dues à l’éolien, 35% à des empoisonnements. (P 44).

Passons en revue ces mortalités officielles
Haut de Conge, (Dampierre, Poinson les Nogent, Vitry les Nogent), 2 mortalités de milan royal déclarées en 2021, 4 déclarées entre 2011 et 2021, hécatombe de chauves-souris. Société Boralex.
 La zone industrielle aérogénératrice du Haut de Conge, est proche du fort de Dampierre, classé zone Natura 2000 et ZNIEFF chauves-souris. Les suivis de chiroptères effectués en 2020 font état d’une mortalité entre 3,7 et 6, 2 chauves-souris « par mat ». Si on extrapole à 14 machines et à 12 années d’activité avant les premières mesures de bridage, avec une moyenne de 4,95 chauves-souris par an et par machine, on aboutit à plus de 830 mortalités de chauves-souris sur la période de 12 ans. Même avec une moyenne basse de 4 mortalités par an et par machine (ce ne sont pas les mats qui tuent !!!), on arrive à plus de 670 mortalités.
  Tout en sachant que les études ont été réalisées après 10 ans d’activité, et que comme avec les hérissons au bord des routes, plus on en a déjà tué, moins on en a à tuer ! Sans compter bien entendu tous les animaux morts qui n’ont pas été trouvés ! C’est petit et vite embarqué, une chauve-souris, et probablement propulsé très loin dans certains cas ! N’oublions pas le fait que ces études ne font l’objet de passages qu’une fois par semaine, uniquement en période de végétation basse, soit d’octobre à mai, qui n’est pas la saison du maximum de vols de chiroptère.
 
Poulangy / Louvières, (Poulangy, Louvières), mortalité de milan hors période de migration, sans autorisation de destruction d’espèce hors migration, en 2022, mise en demeure pour non-respect des arrêtés divers, dépassement des limites de bruit non corrigée… Société EDPR France Holding  Cette ZI a tout d’abord été refusée par arrêté préfectoral, notamment à cause de la forte présence du milan royal. Mais également pour des raisons paysagères, en respect de la préconisation au schéma régional éolien, de ne pas surplomber les vallées de la Marne et de la Traire. Mais l’opérateur est allé au tribunal administratif, qui, comme à chaque fois que cela a été le cas dans le département, lui a donné raison. La préfecture a été obligée de revenir sur son refus, et la ZI a été construite pendant le premier confinement en 2020. 
 Dès avril 2022, une mortalité de milan royal était officiellement déclarée, soit moins de deux ans après la mise en service du site. Le site bénéficie d’une autorisation de destruction d’espèce pour le milan royal, en période de migration, ce malgré le refus initial de la préfecture. La mortalité qui a déclenché l’arrêté s’est produite hors période de migration, l’oiseau a été détecté, mais le mécanisme de bridage était désactivé. D’où les suites ! Sinon nous n’aurions pas eu vent de cet accident ! Avec l’autorisation de destruction d’espèce protégée en période migratoire, il est impossible de connaître les mortalités lors des migrations, puisqu’elles sont autorisées !
  Ce site fait actuellement l’objet de mesures de bridage, mais pour le voir très souvent, je doute qu’elles soient respectées ! Ici encore, la production affaiblie ne vaut pas l’argent que le peuple y met et les nuisances et risques qu’il génère !
  L’arrêté de mise en demeure en dit long sur les négligences de l’exploitant ! Mesures de bridage sonore (dépassements constatés) et de protection des rapaces non concrétisées, etc…. Un cheval est mort dans une ferme voisine peu après la mise en service du site.

Parc Éolien du Bassigny, (Is-en-Bassigny), présence permanente du milan royal, cœur du couloir de migration, non-respect des mesures de bridage agricole en 2022, mortalité d’un Balbuzard pêcheur. Société Boralex
 
 
 
  À Is-en-Bassigny, le milan royal est présent en permanence sur le site et plusieurs nids sont très proches. Le site est en outre sur un couloir de migration du milan Royal. Il y a eu en 2022 non-respect par l’opérateur de l’arrêt des machines pendant les travaux agricoles, malgré l’arrêté préfectoral imposant des mesures de bridage en période de migration, de nidification et de travaux agricoles. La DREAL a été avertie. Les mesures de neutralisation au sol ont été réalisée plus d’un an après la date butoir et ne sont pas complètes ! L’enjeu chauves-souris est également fort.
  Il serait bien de pouvoir consulter l’étude environnementale qui a été faite sur ce site, afin de voir quels sont les enjeux ! En effet, le rapport d’inspection consultable sur Géorisques fait état d’une mortalité de balbuzard pêcheur qui n’est pas mentionnée dans l’arrêté préfectoral de bridage. Afin de satisfaire certains propriétaires qui voulaient leur machine, une encoche a été faite dans le découpage de la zone Natura 2000 du Bassigny, dont le projet était contemporain de celui des éoliennes. Un projet d’extension du site a été rejeté, avant enquête publique, par la préfecture.
  Malgré la grande sensibilité ornithologique et la présence du couloir de migration, un nouveau projet d’extension en zone Natura 2000 serait déjà dans les cartons ! Et un autre est à l’étude, côté sud. Pour « alimenter une borne de recharge de véhicules électriques » ! Et les jours sans vent ????

Parc Eolien Riaucourt / Darmannes (Riaucourt, Darmannes), mortalité d’un milan royal en 2021, légèreté du suivi environnemental de 2020 et des critères retenus pour les mesures de bruit, mise en demeure pour non-respect des mesures de bridage en 2022. Société EnR GIE EOLE, au capital social d’un euro.
 
Inspection de la DREAL, du 26/09/2022, rapport demandant une mise en demeure pour non-respect des prescriptions de bridage avifaune.
  • AP 52-2019-12-00082 du 09/12/2022, mise en demeure 
  •  Le Rapport d’Inspection sur Géorisques
  •  Mortalité de milan déclarée le 04 octobre 2021 pour une constatation le 29 septembre, arrêté complémentaire imposant des mesures de bridage, puis mise en demeure de l’opérateur pour non-respect des conditions de bridage, conditions de surveillance par une personne non formée, et défaut d’arrêt des machines lors du passage de milans entre les mâts.
  J’ai entendu parler d’une autre mortalité de milan royal sur ce site en 2021 également, mais je n’en trouve pas trace sur le site de la préfecture.
  Les mesures de bruit sont par ailleurs insatisfaisantes, l’opérateur bénéficie de 5 ans pour en envoyer de nouvelles à la préfecture ! Cinq ans pendant lesquels les fermes impactées subiront ! Et au-delà sans aucun doute !

Parc Éolien du Pays Chaumontais, (Jonchery), mortalité d’un milan royal en 2021, mise en demeure en 2022
  La construction de ce site avait été en première instance refusée par la préfecture, notamment pour des raisons de visibilité depuis Colombey-les-Deux-Églises et les remparts de Chaumont, et par l’armée, en raison du couloir de vol de drones. L’opérateur a obtenu gain de cause au tribunal administratif contre la préfecture ET l’armée.
 
Parc Eolien CEPE du Blaiseron (Leschères sur le Blaiseron), mortalité d’un milan royal en mai 2017, et d’un autre en 2021, non-respect des mesures d’arrêt en période de migration. Société Eole Res
  • AP 52- 2002- 01- 00037 du 10/01/2022 
  • Mortalité d’un milan royal détectée le 13 octobre 2021. Non-respect des mesures environnementales élaborées suite à une mortalité en mai 2017. Mais la préfecture passe l’éponge ! 
Éole de la Grande Combe (Aillianville), mortalité d’un milan royal en novembre 2022, arrêté de mise en demeure, société Éole de la Grande Combe
Langres Sud (Aujeurres, Leuchey, Baissey, Saint-Broingt-les-Fosses, Le Val-d’Esnoms, Vesvres-sous-Chalancey, Vaillant), mortalité de 5 milans royaux en 2015 et 2016 trouvés lors des prospections d’études environnementales post installation.
 
  Cité par l’ AP du 22 mars 2021, 52-2021-03-181 
  Soit 5 milans royaux trouvés morts en deux courtes saisons d’études réalisées six et sept ans après la mise en service, qui date de 2009, combien d’autres milans tués, quand il n’y en pas eu de prospections, et en attendant l’arrivée d’éventuelles mesures ? Si on estime qu’il y en a eu 5 par an avant les relevés, on aboutit à 30 mortalités pour les six premières années de fonctionnement. Ce chiffre est sans doute bien en deçà de la réalité.


Parc Haut-Pays (Epizon, Chambroncourt, Leurville, Germay, Germisay, Thonnances-les-Moulins, Pansey, Aingoulaincourt, Effincourt) au moins 4 mortalités de milan royal signalées par la LPO lors de l’enquête publique de projet éolien de la Joux, Epizon, courrier du 26/06/2020, page 3 
 
 
  
Le Rapport MRAe, datant du 01/08/2024, concernant un projet éolien à Noncourt sur le Rongeant et Sailly confirme ces mortalités, avec une donnée provenant de la base ODONAT.
 
 
 

Autres arrêtés préfectoraux complémentaires
Éparmonts, (Brachay, Blécourt, Ferrière la Folie) Société Boralex, « repowering » autorisé récemment, malgré un nid de milan royal à moins de 5 km et des problèmes avec un captage communal.
Allégement des mesures de bridage systématique
  Notons que dans presque tous les cas de bridage, les opérateurs font rapidement alléger les mesures de bridage ! Notamment par le biais du porter à connaissance, c’est-à-dire rétroactivement ! La préfecture valide systématiquement les désidératas des opérateurs ! Bien entendu, personne n’est au pied des éoliennes pour vérifier le respect des mesures, et quand vérification il y a, elle aboutit souvent à mettre des non-respects en évidence ! Voir ci-dessus et ci-dessous !
  Par ailleurs des études ont prouvé que les détecteurs sont faillibles et ne voient les oiseaux arriver que sous certains angles. Ils ne détectent en outre pas les oiseaux arrivant par le bas, et qui vit dans une région de milans royaux et des faucons crécerelles sait qu’ils chassent le plus souvent très bas et remontent dans les pales. Doit-on rééduquer les oiseaux à cause de leurs pratiques de vol non compatibles avec les éoliennes, ou interdire les éoliennes dans les zones à risque ?

Côteaux du Blaiseron, (Dommartin-le-Saint-Père, Doulevant-le-Château), faible efficacité des tests de détection du milan Royal. Société Boralex.

 
   L’efficacité n’est que de 65%, ce qui est dérisoire, l’exploitant Boralex propose lui-même de remplacer le bridage fixe (l’arrêt des machines imposé par la préfecture) par un bridage dynamique peu fiable, et la préfecture accepte !
   L’arrêté préfectoral suivant acte le bridage dynamique avec un taux d’efficacité de 76%, soit 24% d’échec, et la constatation que « seulement » un milan royal sur 5 entrant sur le site entre dans la zone de balayage des pales !! On apprécie le « seulement » !
  Je sais de source orale qu’il y a eu une hécatombe de milans royaux sur ce site, mais je n’en trouve pas la transcription officielle ! C’est pour ce site que Boralex prétendait que le risque de collision sur 20 ans était de 0,132. Et ne pas avoir besoin de demander une dérogation pour destruction d’espèces.
  Si la préfecture a imposé des mesures de détection, ce n’est sans doute pas sans raison.
Site Limodores, société H2air, (Rochefort-sur-la-Côte, Andelot-Blancheville, Bologne), Viéville: Allègement accordé pendant la construction, malgré les grandes réserves sur l’efficacité des mesures de bridage dans les autres sites ! Et la présence d’un nid de cigogne noire à 300 m d’une machine !
Haut de Conge, Société Boralex, Dampierre, Poinson-lès-Nogent, Vitry-lès-Nogent, installation de bridages dynamiques début 2024, les premiers ne fonctionnaient pas, arrêt des machines pendant 2 mois, en attendant les nouveaux systèmes. Malgré un arrêté préfectoral imposant un bridage plus sévère (voir ci-dessus).
  • Non-respect récurrent de mesures environnementales et de bridage. Autres arrêtés de mise en demeure de 2022 / 2023, soit cinq en tout sur les sites contrôlés ! Certains sont cités ci-dessus.
Société Éole de la Grande Combe (Aillianville) mises en demeure mai 2022 et mai 2023

Haut Vannier, société Haut-Vannier (plusieurs rachats en quelques années !) (Fayl-Billot, Pierremont sur Amance, Pressigny) mise en demeure novembre 2023
NB. Dans l’un des cas, Darmannes, voir ci-dessus, lors de l’inspection le site était surveillé par une personne sans compétences ornithologiques à qui on avait demandé de faire arrêter juste l’éolienne dont le milan s’approchait et non l’intégralité du parc, contrairement aux exigences de l’arrêté préfectoral qui demandait une personne qualifiée et un arrêt total de l’intégralité de la ZI à l’approche d’un milan royal.
  Et ce n’est qu’un bref aperçu des libertés prises par les sociétés éoliennes ! Un dépouillement détaillé des mises en demeure et des arrêtés complémentaires serait instructif !

Mortalités d’autres espèces d’oiseaux
Éole de Piroy, Société Eole de Piroy, (Montreuil-sur-Thonnance), mortalités 1 faucon crécerelle, 2 noctules, passereau

Classé sans suite !!!!!

  De nouveaux projets dans des zones très sensibles ont été autorisés ou sont récemment passés en enquête publique. Ils sont si nombreux qu’il est impossible de tous les citer, une autorisation par mois par la préfecture ces derniers mois, sans compter les nombreuses enquêtes publiques :
  Boralex Bonnecourt / Chauffourt (Bonnecourt, Chauffourt), Société Boralex. Autorisé le 04/07/2024, un an après l’enquête publique, en début de vacances. Impossible de savoir s’il y a eu un refus entre temps.

  Les 6 éoliennes avec un diamètre de 130 m et une garde au sol de 20 m seulement (Alors que le schéma régional éolien rejette les gardes au sol à moins de 30 m à cause du milan royal notamment) ont été autorisées par la préfecture en plein couloir majeur de migration le 04/07/2024
  Bien que 4 mares aient été rebouchées à la place prévue pour des éoliennes, dont deux mares classées ZNIEFF.

  Avec un rapport de commissaire enquêteur très douteux, oubliant de faire état de tous les arguments forts avancés par les instances et personnes compétentes, pour ne retenir que ceux de Boralex.
  La société Boralex a officiellement tué au moins 4 milans royaux, un balbuzard pêcheur, et un nombre incalculable de chauves-souris et de petits oiseaux dans ses deux ZI éoliennes les plus proches de ce site. Sans compter le nombre important de mortalités sur ses autres sites du département. Elle agit en connaissance de cause !

  Ce projet se situe en face du rempart est de la ville de Langres, vers les jolies buttes témoin qu’on voit depuis le « panoramic » sur la gauche, à une distance pas plus importante que celle du Haut de Conge (Dampierre), mais avec un diamètre d’hélice de 130 m au lieu de 95 ! 

 

Ci-dessus : Aperçu approximatif de l’emplacement prévu du projet Bonnecourt Chauffourt, autorisé le 04/07/2024 par la préfecture, vu depuis le rempart est de Langres. Nous n’avions pas les données exactes lors de la réalisation des panoramas, le diamètre des hélices serait beaucoup plus important. L’opérateur prétend avoir aligné les machines deux par deux, mais ce n’est valable que depuis un point donné ! Village de Peigney au premier plan, et les jolies buttes témoin qu’on voit depuis le rempart. Un magnifique paysage qui serait saccagé ! Photo et montage AP

Projet les jonquilles, (Nogent), société H2air, serait refusé, mais aucune trace sur le site de la préfecture, comme pour tous les refus ! Un peu de transparence à ce sujet serait bienvenue.

  Les trois sites les plus proches du projet de Nogent sont soumis à des bridages, deux ont des mortalités officielles, en ce qui concerne le troisième, l’absence de relevé de mortalité de milan pendant les études a étonné tout le monde ! Les milans y sont en permanence et chassent dans les pales !
  Notons que plus les pales sont grandes plus les risques sont importants et que la faible distance prévue à Nogent entre les éoliennes ne permet pas un passage sécurisé des oiseaux. Cette distance est inférieure à celle qui est préconisés dans le schéma régional éolien, bien que les pales soient deux fois plus longues qu’à l’époque de l’élaboration de ce schéma. Une construction à Nogent verrouillerait le mur d’éoliennes géantes qui borde la zone Natura 2000 et serait un véritable piège pour les oiseaux.

Lanques-sur-Rognon, société PE de la Lanques-sur-Rognon, enquête publique prévue pour octobre 2024, 4 éoliennes de 185 m de haut, diamètre de l’hélice 130 m, à quelques centaines de mètres de la zone Natura du Bassigny, renforçant le barrage éolien déjà présent dans ce secteur (Biesles, Ageville, Poulangy, Is-en-Bassigny + le nord + autorisations accordées en plus de ce qui est déjà construit). L’autorité environnementale alerte sur les risques pour le milan royal présent sur le site.

Chauves-souris
Boralex Énergie Verte (à rebaptiser Boralex Énergie Rouge !) (Blécourt, Brachay, Ferrière) Bridages suite à une mortalité de chauve-souris à moins de 200 m d'une lisière, Boralex encore !

  Voir aussi Haut de Conge, premiers liens de ce dossier, hécatombe avec des centaines de mortalités, Is-en-Bassigny, etc… Les chauves-souris sont le grand sacrifice de cette électricité ! Mais on en parle peu ! Et on les retrouve difficilement.
  Notons que la préconisation du schéma régional éolien demandant de ne pas mettre d’éoliennes à moins de 200 m des lisières et des bosquets à cause des chauves-souris n’est JAMAIS respectée. Pour les promoteurs, les préconisations ne sont que des avis, pas des obligations, et plus le temps avance, plus ils s’en moquent ouvertement !

Conclusion : Une électricité pas du tout végane
  Étant donné l’ensemble de ces éléments, il est impensable de poursuivre l’implantation d’aérogénérateurs dans les secteurs à sensibilité environnementale ! Notamment dans les couloirs de migration et espaces de nidification et de vie d’espèces protégées.
  Il serait par ailleurs temps que les données de mortalité soient mises à disposition du public, comme le demande la MRAe. (Ci-dessous) Si on prête l’oreille en circulant d’un village à l’autre, on apprend rapidement que probablement aucune des ZI éoliennes du département n’est indemne de mortalité de milans royaux, mais il est difficile d’en trouver la trace dans les sources officielles !
  La connaissance des mortalités n’empêche hélas pas les projets de naître et d’aboutir, comme le prouve le cas de Bonnecourt/ Chauffourt, où l’opérateur Boralex ne peut pas ignorer les mortalités sur ses propres sites très proches et au-delà sur ses sites du département qui accusent une importante mortalité ! Ni les conclusions de la MRAe, les dépositions de la LPO lors des enquêtes publiques, les données très sensibles de ses propres études !
  Il n’est pas suffisant d’avoir la connaissance, il faut des interdits fermes sur les sites sensibles ! Un moratoire pour le département de la Haute-Marne est indispensable, la MRAE le demande dans presque chacun de ses avis. À quoi cela sert-il d’avoir des services d’état compétents, si leurs avis sont balayés par un vulgaire commissaire enquêteur sans compétences !
  Ci-dessous, remarques liminaires de la MRAe dans l’un de ses récents avis (Savigny).


Références
- Lien de la page des enquêtes publiques, valide au 16/09/2024, attention la préfecture change régulièrement de page et de lien.
Blandine Vue, bilan au 16/09/2024.
 
  Cet article est l'œuvre de l'auteur indiqué. Les opinions qui y sont exprimées ne sont pas nécessairement celles de Les vues imprenables et PHP.

LANQUES-SUR-ROGNON : L'USINE ÉOLIENNE EST AUTORISÉE PAR LA PRÉFECTURE

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