VOISEY, PROJET DE L' USINE ÉOLIENNE : L' INSPECTION DES INSTALLATIONS CLASSÉES DONNE UN AVIS DÉFAVORABLE

 
  À la suite de l’avis défavorable rendu par la Commission d’enquête  — voir ci-dessus, nous apprenons dans l’édition du jour de l'excellent jhmQuotidien, rapportant les propos tenus au cours du conseil municipal, 25 septembre, que les inspecteurs des installations classées ont, eux aussi, exprimé un avis défavorable.
 
  Voici quelques arguments avancés pour justifier leur position :
«  L’enquête publique s’est déroulée du 12 mai au 13 juin 2025 et le commissaire a rendu un avis négatif. A l’issue de l’instruction de ce projet, il est proposé à Mme la Préfète de la Haute-Marne de refuser la demande d’autorisation de ce projet
p. 1. 
«  2. Eaux souterraines
  2 INCIDENCES PROJETÉES DUES AU PROJET 
  L’impact sur les eaux souterraines captées est associé à un enjeu fort par le dossier. L’étude des variantes montre qu’aucune des variantes ne permettait d’éviter complètement les implantations de mâts au sein du périmètre de protection du captage de VOISEY.
(...)
  A la demande de l’inspection, l’avis d’un hydrogéologue a été demandé. Après expertise, l’impact brut (avant mesures de réduction) est qualifié de très faible en phase d’exploitation et de modéré durant la phase travaux. Les principaux risques en phase travaux concernent le risque de percement du toit de la nappe « Domaine triasique et liasique de la bordure vosgienne sud-ouest BV Saône » et le blocage ou la déviation de la circulation des eaux souterraines. »
« 3. Nuisances sonores 
 (...)
 Les simulations de bruit ambiant et d’émergence réalisées montrent des risques de dépassements uniquement nocturnes au-delà des valeurs limites, sous certaines conditions de vent, à VOISEY
(...)
p. 5.
«  4. Faune et flore 
1 ÉTAT INITIAL 
 Avifaune : 
Les enjeux sont identifiés comme :
(...)
  Le projet s’implante à distance des axes migratoires principaux et secondaires du Milan royal identifiés par le SRE, à proximité d’un axe potentiel. Le SRE identifie un nid de Milan royal proche de la ZIP. »
(...)
p. 6. 
 « L’étude avifaunistique complémentaire menée à la demande de l’inspection a révélé qu’au moins 5 couples de Milans royaux et 3 couples de Cigogne noire sont considérés comme présents au sein de l’aire d’étude éloignée. En ce qui concerne cette dernière espèce, la partie Ouest de l’aire d’étude éloignée semble davantage favorable à l’espèce, car on y trouve de grands boisements parsemés de petites vallées pâturées ou prairiales. De plus, l’aire d’étude immédiate se situe à plus de 10 km des sites de nidification. »
(...)
 Les espèces contactées au sol sont les suivantes : 
- d’intérêt européen : Barbastelle d’Europe, Grand Murin, Murin de Bechstein, Petit et Grand Rhinolophes
- à enjeu fort : Barbastelle d’Europe, Grand Murin, Murin de Bechstein, Pipistrelle commune, Pipistrelle de Nathusius, Noctule commune et Noctule de Leisler
- à enjeu modéré : Murin de Natterer, Sérotine commune, Petit et le Grand rhinolophes, Oreillards roux et gris. 
  Ces 14 espèces représentent environ 61 % de la richesse spécifique connue en région Grand Est (23 espèces), plaçant la diversité sur l’aire d’étude comme moyenne à forte. 
  Les écoutes à hauteur de rotor ont été effectuées sur un mât de mesure et ont relevé la présence de 8 espèces susceptibles de voler à hauteur de pâles (Pipistrelle commune, la Pipistrelle de Nathusius, la Noctule de Leisler, la Noctule commune, la Sérotine commune, la Barbastelle d’Europe, le Grand Murin et la Pipistrelle de Kuhl),
(..) »
p. 7. 
« 2 INCIDENCES PROJETÉES DUES AU PROJET 
  Le dossier indique que le projet entraînera notamment : 
∙ l’emprise du parc éolien des Grandes Bornes lors de la phase chantier correspond à une superficie de 4,06 ha (hors chemins à renforcer), réduite à 2,78 ha lors de la phase d’exploitation ; Elles impacteront des milieux de prairie mésophile et des arbres isolés ; ∙ un impact sur environ 0,404 ha de zones humides ; 
un risque d’impact sur le ruisseau du Vau Barbet par drainage lors des raccordements électriques ; 
un risque de destruction de nichées d’oiseaux protégés en phase chantier
un risque de modification des axes de migration par effet barrière et de territoires de chasse avifaune, du fait de l’implantation du projet dans un couloir migratoire local ; 
un risque de collision avec l’avifaune et les chiroptères.  »
p. 8. 
« 5. Paysage 
1 ÉTAT INITIAL 
  Le projet s’implante dans un contexte éolien localement peu dense, le parc éolien le plus proche étant situé à environ 8 km au Sud (en Haute-Saône). 

 

p. 9. 
  Le paysage local est marqué par des fonds de vallée à petite échelle potentiellement ouverts vers la ZIP
  A échelle rapprochée, le dossier identifie les enjeux suivants : 
Points de vue au nord et nord-est de la station thermale et touristique de BOURBONNE-LES-BAINS avec des co-visibilités possibles avec son tissu bâti et l’église protégée
Panorama depuis l’hôtel de ville de BOURBONNE-LES-BAINS, lieu apprécié et connu localement ; • Linéaire de la RD 417 en lien avec les villages de VILLARS-SAINT-MARCELLIN et FRESNES-SUR-APANCE
Points de vue depuis les centres villageois de VILLARS-SAINT-MARCELLIN et FRESNES-SUR- APANCE ; 
Panorama depuis la chapelle Notre-Dame-de-la-Salette, connue localement ; 
Vision en amont des villages de MELAY et de BLONDEFONTAINE
Entrées et sorties de VOISEY et NEUVELLE-LES-VOISEY en co-visibilités avec les églises protégées et visibilité depuis leurs centres villageois. 
VOISEY et BOURBONNE-LES-BAINS représentent des enjeux identifiés comme forts
  À une échelle éloignée, le sud-est de l’ Amance et la petite Amance, dans lequel le projet s’implante, génère un paysage subtil et jusqu’à BOURBONNE-LES-BAINS, avec des vues limitées par les nombreux microreliefs. Des vues peuvent être effectives au regard de FAYL-BILLOT proche de l’infrastructure d’importance desservant LANGRES. Des panoramas lointains peuvent s’affirmer en amont de BOURBONNE-LES-BAINS, vers SERQUEUX. Depuis JUSSEY, bourg d’importance connu également pour ses qualités architecturale et paysagère, les vues sont réduites. Enfin, la RD 3 au tracé rectiligne entre JUSSEY et BELLEFONTAINE, permet des panoramas affirmés. Ces enjeux locaux sont identifiés comme modérés à forts par le dossier. 
  L’axe routier de la RD 44 entre OUGE et JUSSEY est marqué par les éoliennes existantes du Pays jusséen. Les villages de OUGE et de CHAUVIREY-LE-CHÂTEL au patrimoine réglementé identifié (3 monuments historiques) présentent des co-visibilités possibles avec le projet. Ces enjeux locaux sont identifiés comme modérés. 
 p. 10.
« 3. CONSULTATIONS 
1. Consultations administratives – Services de l’État 
  L’examen du projet et de ses caractéristiques ont conduit l’Inspection de l’environnement à solliciter les avis et contributions de services concernés en application des articles R. 181-18 et suivants du Code de l’environnement : 
 p. 12.
Par ailleurs, le projet a fait l’objet d’un comité éolien spécifique, organisé en mairie de VOISEY en 2021, en présence de Mme la Sous-Préfète de Langres, de l’inspection des installations classées, du pétitionnaire et d’élus concernés. Ce comité a offert l’occasion à des opposants au projet de faire part de leurs interrogations et craintes, d’échanger sur les caractéristiques du projet et ses impacts prévisibles. Il en est ressorti une attention particulière des participants quant aux impacts paysagers du projet.  
p. 13.  
« 2. Consultations administratives – Autorité environnementale 
Consultations administratives – Enquête publique
  L’enquête publique s’est déroulée du 12 mai au 13 juin 2025. Elle n’a pas souffert de vice de forme ni d’incident et a connu une mobilisation modérée du public :
• 15 observations sur le registre,
• 181 contributions sur le site de la Préfecture,
• 115 contributeurs.
  L’analyse des contributions du registre, réalisée par la commission d’enquête montre : • Que parmi les 6 contributeurs favorables 3 sont issus du Conseil municipal de VOISEY dont 2 impliqués dans le projet, et 2 sont extérieurs au contexte local. Aucun autre propriétaire résident ne s’est manifesté favorablement.
Qu’un nombre « non négligeable » des 109 contributions défavorables est issu des propriétaires et résidents de VOISEY et de MELAY.
  Dans son avis du 10 juillet 2025, le commissaire enquêteur souligne que l’enquête publique a montré une importante opposition de la part des habitants de Melay, mais aussi « sourde mais existante », de ceux de la commune d’implantation. Il ajoute que le mémoire en réponse de l’exploitant n’apporte, au-delà de quelques réponses, « aucun élément susceptible de répondre aux souhaits exprimés ». »
pp. 14-15. 
«  Parmi les communes sollicitées, 4 ont émis un avis favorable et 10 ont émis un avis défavorable au projet. 

Commune d’implantation 

VOISEY 

/

Communes consultées




Haute-Marne

ANROSEY 

/

BOURBONNE-LES-BAINS 

06/05/2025 

Avis défavorable

CHÉZEAUX 

/

COIFFY-LE-BAS 

23/06/2025 

Avis favorable

COIFFY-LE-HAUT 

23/04/2025 

Avis favorable

ENFONVELLE 

13/06/2025 

Avis favorable

FRESNES-SUR-APANCE 

/

GUYONVELLE 

/

LAFERTÉ-SUR-AMANCE 

27/06/2025 

Avis défavorable

LANEUVELLE 

15/05/2025 

Avis défavorable

MELAY 

16/05/2025 

Avis défavorable

MONTCHARVOT 

04/6/2025 

Avis défavorable

NEUVELLE-LÈS-VOISEY 

/

PISSELOUP 

08/04/2025 

Avis défavorable

SERQUEUX 

/

SOYERS 

11/04/2025 

Avis défavorable

VELLES 

13/05/2025 

Avis défavorable

Vosges

AINVELLE 

/

CHÂTILLON-SUR-SAÔNE 

16/05/2025 

Avis défavorable

GRIGNONCOURT 

/

LES THONS 

/

LIRONCOURT 

/

SENAIDE 

/

Haute-Saône 

BARGES 

/

BETAUCOURT 

/

BETONCOURT-SUR-MANCE 

27/05/2025 

Avis défavorable

BLONDE 

/

FONTAINE 

/

CEMBOING 

/

JONVELLE 

/

RAINCOURT 

/

ROSIÈRE-SUR-MANCE 

/

SAINT-MARCEL 

/

 

VERNOIS-SUR-MANCE 

/

VILLARS-LE-PAUTEL 

/

VITREY-SUR-MANCE 

/

Communautés de communes consultées

Communauté de communes des Hauts du Val de Saône 

25/06/2025 

Avis favorable

Communauté de communes Vosges Côté  sud-ouest 

/

Communauté de Communes des Savoir Faire 

/

 
 Dans son rapport du 10 juillet 2025, la commission d’enquête publique émet un avis défavorable au projet en mettant en avant les principaux inconvénients suivants : 
une forte opposition locale et notamment de la part de la commune de MELAY et des habitants de VOISEY
un avis défavorable de la MRAE en réponse duquel n’ont été apportés que « quelques engagements futurs », 
la sécurité du captage d’eau potable
la biodiversité.
Commentaires : Surprise ! La Communauté de communes des Savoir-Faire, directement concernée par ce projet et soutien indéfectible des « écornifleurs du vent », ne s'est pas prononcée. À l’inverse, sa voisine haut-saônoise, la Communauté de communes des Hauts du Val de Saône1, fidèle activiste de l’éolien sur son territoire, a, elle, confirmé sans trembler ses choix. D'autre part, faut-il comprendre que les communes qui n’ont pas émis d’avis se rangent tacitement du côté des favorables, selon l’adage « qui ne dit mot consent » ?
1. Les communes concernées : Fouvent-Saint-Andoche, Bourguignon-lès-Morey et La Roche-Morey / Rosières-sur-Mance, Saint-Marcel et Vitrey-sur-Mance / Cemboing / Molay, La Quarte, Charmes-Saint-Valbert et La Rochelle / Malvilliers / Chauvirey-le-Châtel et Le-Vieil / 
 
https://www.cchvs.fr/images/cartecchvs11162.jpg 
 Source. https://www.cchvs.fr/
 
pp. 15-16.
 
«  5. CONCLUSION ET PROPOSITION 
  Les enjeux principaux identifiés concernent : 
la biodiversité, avec, comme en jeu principal le Milan royal et les chiroptères; • le paysage avec un fort impact sur les paysages dans un secteur classé comme incompatible avec l’éolien et la chapelle de Notre-Dame-de-la-Salette à VILLARS-SAINT-MARCELLIN ; 
  Pour ce qui concerne la biodiversité, les enjeux Milan royal sont maîtrisés avec la mise en place d’un bridage dynamique et d’un bridage saisonnier dans l’attente de la validation de ses performances. Les enjeux chiroptères sont également maîtrisés avec une distance, certes inférieure aux 200m préconisés par Eurobats/SFEPM mais avec une garde au sol de 50 mètres et un bridage en faveur de ces espèces. 
  L’impact principal de ce projet porte sur le volet paysager et le patrimoine architectural. Le secteur d’implantation du projet de parc est prévu en « zone d’incompatibilité pour l’accueil d’ouvrages éoliens » de l’« Étude sur la capacité des paysages à accueillir le développement de l’éolien en Haute-Marne
» de 2018. »
p. 18.
«  La sensibilité paysagère du secteur d’implantation du projet est très forte et les impacts sur les villages de MELAY, VOISEY et NEUVELLE-LES-VOISEY et sur leur territoire sont démontrés par les photomontages du dossier ; la présence de nombreux monuments historiques renforce cet impact. 
  En effet, le projet s’implante à 1,2 km de la chapelle de Notre-Dame-de-la-Salette en plein milieu de la perspective ouverte vers le sud depuis l’édifice. La chapelle est implantée à une altitude de 365 m, et les éoliennes à environ 300 m ; leur hauteur totale de 180 m les fait dominer largement le relief et créent un effet de surplomb. 
  Enfin, la zone d’implantation est située à seulement 8 km du site emblématique du village de Châtillon-sur-Saône dans les Vosges qui comporte 9 monuments historiques : 
• Croix de carrefour du XVIIème siècle, 
• Immeuble dit « Ancien hôpital », 
• Immeuble Drouin, 
• Ancien hôtel du gouverneur, 
• Ancien hôtel de Lignéville, rue de château, 
• Ancien hôtel de Sandrecourt, 
• Grosse tour, 
• Immeuble de la fin du XVème siècle, 
• Ancien grenier de la prévôté. 
  Le projet s’implante hors zone favorable au développement de l’éolien et dans une zone de forte sensibilité paysagère et patrimoniale identifiée dans le récent atlas régional des zones favorables au développement de l’éolien en Grand Est, établi par la préfète de région en 2023. C’est notamment pour ces raisons, que la mission régionale de l’Autorité environnementale propose de ne pas autoriser ce projet tant que sa localisation n’aura pas été reconsidérée
  Par ailleurs, le rapport de la commission d’enquête publique a émis un avis défavorable au projet en soulignant la forte opposition, manifestée ou sourde, des habitants impactés. 
 
(...)
 
  Aussi, eu égard aux éléments relevés lors de l’instruction, à l’avis de la MRAE et au résultat de l’enquête publique, l’inspection des installations classée estime que la demande d’autorisation environnementale ne peut pas aboutir à la délivrance d’une décision favorable et propose donc à Mme la Préfète de la Haute- Marne de refuser la demande. 
  Conformément à l'article 24 de la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000 modifiée relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec les administrations, un projet de lettre à l'exploitant figure en pièce jointe du présent rapport visant à lui demander de fournir d'éventuelles observations quant au refus de sa demande d'autorisation environnementale. »
 
p.  19. 
 
  Toutes les données sont extraites de : 
 
 
 
 
 
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FAYL-BILLOT, PIERREMONT-SUR-AMANCE ET PRESSIGNY : USINE ÉOLIENNE : LE COUP DE GRÂCE OU LE GRAND RETOUR ? ET LES NOUVEAUX PROJETS QUI SE DÉVOILENT

 
  Le projet d'usine éolienne du « Haut Vannier » entre dans son ultime phase judiciaire après plus de dix ans de procédures. L'association Van d'Osier de Pressigny, fer de lance de l'opposition et auteure du recours principal, vient d'être notifiée par la préfecture du calendrier de régularisation de l'arrêté initial — datant du 9 mars 2015. Cet arrêté autorise l'exploitation de ces 17 éoliennes qui, avec leurs 183 mètres en bout de pale, sont actuellement les plus hautes de Haute-Marne.

Chronologie de la Procédure de Régularisation

   Le processus suit un calendrier précis, initié par l'avis de la Mission Régionale de l'Autorité Environnementale — MRAe, du 4 novembre 2025. https://augustinmassin.blogspot.com/2025/11/fayl-billot-pierremont-sur-amance-et.html

1. Dépôt et Lancement de l'Enquête

  • 1er au 7 décembre 2025 : l'exploitant de l' usine s'est engagé à déposer son mémoire de réponse suite à l'avis de la MRAe.
  • Après réception du mémoire — durée estimée : semaines : le Tribunal Administratif — TA, de Châlons-en-Champagne désignera un commissaire enquêteur — CE
  • Fin janvier 2026 — entre le 22 et le 29 : l'enquête publique devrait débuter, si le calendrier est respecté. Elle est prévue pour durer un mois.

2. Finalisation du Rapport

  • Après clôture de l'enquête :
    • jours : rencontre entre le Commissaire Enquêteur et l'exploitant pour la transmission des observations : écrites et orales.
    • jours : délai accordé à l'exploitant pour formuler ses propres remarques sur les observations.
    • jours : délai pour le Commissaire Enquêteur afin de finaliser et de produire son rapport d'enquête : prévu pour courant mars 2026.
3. Conclusion
  • Avant le 15 avril 2026 : dans ces conditions, l'arrêté préfectoral de régularisation du site pourrait être publié.

  Notre mobilisation contre cette usine doit être la plus forte possible si nous voulons garder l’espoir d’écarter ces 17 éoliennes de notre horizon. En avant, toutes ! 

 
  Alors que l'avenir de l'usine du « Haut vannier » reste incertain en raison des procédures en cours, des efforts d'expansion sont menés en parallèle.
  2 écornifleurs du vent s'activent sur les communes de Pierremont-sur-Amance et de Belmont. Ces démarches visent à sécuriser de nouvelles parcelles – via des baux de location auprès des propriétaires terriens, exploitants agricoles et ... municipalités. 
 
1. Pour « Haut Vannier », il s'agit de NEOEN1 Cet écornifleur du vent, du soleil et du stockage est peu connu dans le département mais, il est très puissant... À noter que la zone étudiée s’étend sur deux départements — la Haute-Marne et la Haute-Saône — et sur deux régions : le Grand Est et la Bourgogne-Franche-Comté.
 
 La zone près de Pierremont-sur-Amance étudiée par NEOEN. Source.
 
 
 
 
 
2. Pour « Sud Vannier », implanté sur les communes de Belmont et Tornay, l'écornifleur du vent en démarchage se nomme « Vent du Nord »,  dont le siège est à Asnières-sur-Seine et, filiale du groupe allemand Loscon GmbH. Là encore, cet écornifleur est pas ou peut connu sous nos latitudes, dévastant plus volontiers le Nord de la France et, plus particulièrement les Hauts-de-France, dont l'Aisne et la Somme, avec les dégâts extra-ordinaires que l'on connait ! 😮 
 
 

Dans le cas présent, pas encore de zone d'étude connue. Source
 
 
 
 
1. NEOEN est un producteur indépendant français d'énergies exclusivement renouvelables — solaire, éolien, et stockage d'énergie, fondé en 2008. La société gère l'intégralité de ses projets : développement, financement, construction et exploitation. Introduite en bourse à Paris — Euronext, compartiment A, en 2018, elle a été entièrement privatisée suite à une acquisition majeure. En 2024, le fonds gestionnaire d'actifs canadien Brookfield, allié au fonds souverain singapourien Temasek Holdings, est entré en négociations exclusives pour acquérir le contrôle — 53 % du capital, auprès des actionnaires historiques, dont Impala — Jacques Veyrat. Brookfield a finalisé la procédure de retrait obligatoire sur les actions restantes le 4 avril 2025, devenant ainsi l'unique actionnaire de NEOEN.
 
  Le « Pays de l'eau » n'aura connu qu'une brève et illusoire accalmie. Aujourd'hui, il est submergé par une vague de mauvais projets industriels — usines éoliennes, solaires, de méthanisation, signant peut-être le crépuscule de notre magnifique département.
  Une inquiétude profonde nous étreint, tant la menace semble se nourrir d’une indifférence quasi générale, abandonnant la nature — ainsi que ses trop rares défenseurs — à une résistance isolée face à des projets qui la malmènent. Tandis que la majorité détourne le regard, que maints conseils municipaux délivrent des avis favorables, des exploitants agricoles et des propriétaires fonciers, sans qui rien n'est possible pour les écornifleurs du vent et du solei1, cèdent sans remords ce qui constitue pourtant l’essence même de notre paysage. Cela tient d’une capitulation en rase campagne !
 
1. PAS DE TERRES LOUÉES, PAS DE PROJETS !

  De la sorte, année après année, nous assistons, quasi impuissants, à la dénaturation de notre patrimoine. Il ne nous reste plus qu’un ultime recours : un sursaut salvateur presque... citoyen ?, à l’occasion des prochaines élections municipales, désormais imminentes : ÉLIRE DES MAJORITÉS MUNICIPALES OPPOSÉES AUX ENR ! 
  À défaut, l’avenir de notre territoire se trouvera scellé dans une sombre et irréversible destinée. 
 
À suivre...   
 
QU’ONT-ILS FAIT DE LA HAUTE-MARNE ? ILS L’ONT PATIEMMENT GÂCHÉE !
 
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TREIX : TERRE PROMISE POUR LES ENR ?

 
  Outre le projet d'usine éolienne actuellement soumis à enquête publique, lire ci-dessus, la dernière séance du conseil municipal a été l'occasion pour Monsieur le Maire de révéler l'éventualité d'un nouveau projet d'usine d' agrivoltaïque, porté par un écornifleur du vent bien connu sur le secteur et... un propriétaire terrien ou un exploitant agricole ? Les informations relatives à cette initiative sont, pour l'heure, limitées.
  « Projet agrivoltaïque : le maire a informé d’un éventuel projet agrivoltaïque de la société Valeco1, au lieu-dit « Sur la fin de Condes ».
jhmQuotidien, 2025 11 30
 
1. À noter qu'au mois de février 2023, un projet du même type avait été déjà présenté par... un autre écornifleur du soleil ! :
«  Présentation de l’ agrivoltaïsme (société Ventelys) : dans le cadre du développement des énergies renouvelables, la commune a accueilli un représentant de la société Ventelys qui a présenté et expliqué ce qu’était l’ agrivoltaïsme, et fait un état des lieux des terres susceptibles de pouvoir accueillir un tel projet. Une délibération sera prise au prochain conseil municipal. »
jhmQuotidien 2023 02 04.
 

Projets d'usine

 
Point géographique 
 
  1. L'usine de 2 éoliennes, 230m EN BOUT DE PALE1, serait située « aux abords de la ferme de Fragneix », au sud-est du village : 
« périmètre d’étude compte 15 parcs éoliens dont 6 sont construits et en exploitation, 3 sont autorisés, et 6 sont en instruction. Le dossier comptabilise dans l’aire d’étude éloignée 89 aérogénérateurs dont 38 en exploitation, 22 autorisés et 29 en instruction. » 
 
P.S. : 3 nouveaux avis favorables sont visibles sur le site de la préfecture. Mais qui en est à l’origine ?
  • Antoine Touillet alias Antoine Lemoine, responsable de projets chez... Alterric. 
 
 
Quelques exemples : 
  
 
 Ardennes, Chaumont-Porcien, Procès-verbal séance du 08 septembre 2023
 
 
 
  • Monsieur Bourgeois pourrait-il être... Théo Bourgeois-Colin ?, Chef de projets chez... Alterric, depuis 2021.  
 
 
 
 

 

 


Source.
  

 Quand à Mme Michel Marie-Odile, les investigations continuent...  😉
 
 
 
 
1. À noter qu’en mai 2018, une présentation a été effectuée devant l’ancien conseil municipal, qui a émis un avis favorable à la fin de la même année. Le projet a également reçu l’appui de la Communauté d’Agglomération. À l'époque, le porteur du projet lui a proposé d’utiliser une partie de l’électricité produite pour fabriquer du dihydrogène destiné à alimenter une flotte de véhicules, dans le cadre du projet HYDREOL soutenu par l’ ADEME. »
 
  2. L'usine agrivoltaïque est envisagée « au lieu-dit « Sur la fin de Condes », parcelles qui se situent à l'ouest du village. 
 
Sur une carte 
 

 PDL : poste de livraison. 
 
 Source
 
 C'est quoi une usine agrivoltaïque et comment cela marche ?
 
 Définition
«  Une installation agrivoltaïque est une « installation de production d'électricité utilisant l'énergie radiative du soleil et dont les modules sont situés sur une parcelle agricole où ils contribuent durablement à l'installation, au maintien ou au développement d'une production agricole ». »
«  Quels sont les critères fixés par la loi pour qualifier une installation « agrivoltaïque » ?
  Est considérée comme agrivoltaïque une installation qui apporte directement à la parcelle agricole au moins l'un des services suivants, en garantissant à un agriculteur actif une production agricole significative et un revenu durable en étant issu :
    L'amélioration du potentiel et de l'impact agronomiques ;
    L'adaptation au changement climatique ;
    La protection contre les aléas ;
    L'amélioration du bien-être animal.

Une installation ne pourra pas être considérée comme agrivoltaïque si elle :
    Porte une atteinte substantielle à l'un de ces services, ou une atteinte limitée à deux de ces services ;
    Ne permet pas à la production agricole d'être l'activité principale de la parcelle agricole ;
    N’est pas réversible. » 
« Les projets d’installation agrivoltaïque seront soumis à l’avis conforme de la commission départementale de préservation des espaces agricoles, naturels et forestiers(CDPENAF).  Lorsque l'autorité administrative sera saisie d'une demande d'autorisation d'une installation agrivoltaïque, elle en informera le maire de la commune et le président de l'établissement public de coopération intercommunale concernés.
  Par ailleurs, l'autorité administrative pourra soumettre les installations à la constitution des garanties financières nécessaires au démantèlement et à la remise en état du site, ce qui est important notamment dans le cadre d’une transmission d’exploitation.
  Un décret en Conseil d’État viendra préciser les définitions et conditions d’application de cette mesure. »

Source.
 
  À suivre...
 
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