jeudi 10 juillet 2014

"Parc" éolien Vannier-Amance: Le "jeu de la vérité"

Quand l'étude d'impact réalisée par le promoteur éolien se retrouve contredite par l'avis préfectoral, la vérité se fait jour... Cette implantation massive d'aérogénérateurs sera une catastrophe humaine et écologique pour l'ensemble de notre territoire et bien au-delà.

Mensonge n°1: la "vraie" fausse concertation
L’analyse des risques réalisée en janvier 2014 conclut à « une concertation forte avec les acteurs locaux et la population ». L’avis préfectoral du 13 juin 2014 évoque de son côté un « dispositif de consultation du public mis en place en mai-juin 2013 pour recueillir l’avis de la population lors des permanences de mairies et sur un site internet dédié ».
Comment se fait-il alors, que l’immense majorité de la population concernée ait découvert ce projet il y a seulement quelques semaines, au moment de l’Enquête publique ?

Mensonge n°2: une trop grande proximité des haies et des boisement
L’étude d’impact réalisée en janvier 2014 précise que « les éoliennes ont été installées en dehors des secteurs les plus intéressants (en évitant à la fois) prairies humides et proximité des haies ». Or l’avis préfectoral du 13 juin 2014 reconnaît que « le maître d’ouvrage a choisi de ne pas tenir compte de la distance minimale de 200m entre les éoliennes et les boisements et haies recommandés par le schéma régional éolien avec une « éolienne n°13 à moins de 100m de la lisière du Grand Bois ». Même l’étude d’impact reconnaît que les éoliennes « E7 et E8 sont situés à proximité de boisement (50 et 15 m)».

Mensonge n°3: une intégration visuelle totalement incohérente
L’analyse d’impact réalisée en janvier 2014 prétend que « les axes de circulation principaux traverseront le parc en son cœur et offriront des vues sur le parc éolien construites et cohérentes ». De son côté, l’avis préfectoral du 13 juin 2014 admet que « les superpositions d’éoliennes (…) brouillent la lecture du parc et nuisent à son intégration dans le paysage ». De plus, la « topographie (…) est peu adaptée à la recherche d’une implantation cohérente du point de vue paysager »

Mensonge n°4: impact visuel possible ou/et  incidence notable?
« En raison du nombre et de la dimensions des éoliennes, un impact visuel reste possible sur le paysage visible depuis les villages de Poinson-lès-fayl, Pressigny et Maizières-sur-Amance » selon l’avis préfectoral du 13 juin 2014.
Ce même avis préfectoral évoque ensuite une « incidence notable des éoliennes n°25 et 26 sur le paysage proche qui vont créer un effet de surplomb sur les habitations de Poinson-Les-Fayl » et une « incidence notable des éoliennes n°18, 19, 20, 21, 22 et 23 sur le paysage proche qui vont créer un effet de surplomb sur les habitations de Pressigny »

Mensonge n°5: nombre de monuments historiques impactés: de 0 à 95?
L’analyse d’impact réalisée en janvier 2014 décrit l’impact visuel du projet éolien (comme) faible à nul sur le patrimoine architectural. Dans le même document, il est fait référence à 9 monuments historiques d’intérêt départemental ou local présentent des covisibilités possibles avec le projet. Tandis que l’avis préfectoral du 13 juin 2014 évoque de son côté 29 monuments jugés sensibles et 95 monuments historiques classés ou inscrits ainsi qu’un site classé à environ 1,2 km.

Mensonge n°6: des niveaux d'émergences sonores respectés?
L’analyse d’impact réalisée en janvier 2014 prétend que « les niveaux d’émergence (…) respectent les seuils réglementaires » et que « aucun dépassement des seuils réglementaires diurnes et nocturnes n’est à prévoir sur l’ensemble des point étudiés et plus particulièrement au niveau des zones d’habitation ». De son côté l’avis préfectoral du 13 juin 2014 admet que des « dépassements des niveaux d’émergence réglementaires sont possible de nuit au niveau du village de Pressigny ».
Ce même avis souligne également le « choix arbitraire des caractéristiques de l’éolienne lors de l’étude du bruit » puisque le modèle précis d’éolienne n’est même pas connu…

Mensonge n°7: l'indemnisation des exploitants des parcelles impactées
« Indemniser les exploitants des parcelles agricoles impactées » (analyse d’impact de janvier 2014) constitue le principal levier d’attractivité pour obtenir leur accord et leur participation au projet. Je ne vois pas en quoi cela constitue une mesure pour « diminuer l’impact sur le milieu humain » qui reste majoritairement non agricole.

Mensonge n°8: des mesures pour limiter le bruit... du silence?
Si « aucun seuil réglementaire concernant l’ambiance acoustique n’est dépassé », alors pourquoi l’une des mesures prises pour diminuer l’impact sur le milieu humain consiste précisément à mettre en place un « plan de fonctionnement des éoliennes pour la période nocturne avec des puissances acoustiques adaptées » (analyse d’impact de janvier 2014)
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1 commentaire:

  1. Anonyme05:27

    Merci php pour ton action et ta réactivité !

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