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CHATEAUVILLAIN, USINE ÉOLIENNE : APRÈS FE SAINTE-ANNE, C' EST AU TOUR DE FE SAINT-JULIEN D' ÊTRE À NOUVEAU SANCTIONNÉE

 
  Non, il ne s'agit pas d'une erreur de votre porte-voix. Après un premier arrêté préfectoral de mise en demeure visant la société FE Sainte-Anne — 3 éoliennes, voir ci-dessus, c'est désormais la seconde partie de l'usine, FE Saint-Julien — 4 éoliennes, qui fait à son tour l'objet d'une mise en demeure par arrêté préfectoral. Ce site de 7 éoliennes se retrouve ainsi une nouvelle fois sanctionné.
 
L'arrêté n° 52-2026-10-00153 dans le détail  
 
    
p. 1. 

 

 p. 2.
 
 
 
 
p. 3. 
 
  Mais à quelle référence la préfecture fait-elle allusion ? Pourquoi convoquer à nouveau l'arrêté n° 52-2024-12-00064 du 10 décembre 2024 ?
 
 Dans son arrêté de 2024, la préfecture faisait le reproche en substance à l'exploitant d' un défaut d'encadrement ou d'application des mesures de bridage préventives obligatoires pour préserver les chauves-souris — chiroptères, et l'obligeait par cet arrêté à se conformer à un calendrier et à des conditions de bridage strictes sous peine de sanctions administratives.
  Le constat est sans appel : depuis 2020 — soit 6 longues années —, l’administration savait pertinemment que cette usine de 7 éoliennes violait la législation sur la protection des chiroptères et causait une hécatombe parmi les espèces locales. En 2024, elle finit par sanctionner l'exploitant pour ces motifs. Et après ? Plus rien. Faute de suivi, les contrôles menés en 2026 révèlent l'impensable : en deux ans, la situation n'a pas bougé d'un iota !
  Si la culpabilité de l' écornifleur du vent, responsable de la mort de centaines de chauves-souris, ne fait aucun doute, que penser de l'attitude de la préfecture ? Elle distribue des sanctions pour la forme, mais abandonne tout contrôle sur le long terme. 
 
 
 
 
 
 
 
     En conclusion, les industriels de l'éolien agissent en toute impunité, n'ayant que faire des sanctions préfectorales. Et pour cause : par manque de moyens ou par pure démission politique, l'État ne formule que de vaines menaces... de papier ! Pendant que l'administration brille par son inaction, le massacre continue : chiroptères et oiseaux paient un tribut catastrophique, avec en première ligne des espèces menacées comme les Milans royaux et noirs.
 
 Pour être complet, vous trouverez ci-dessous les fiches Géorisques des deux entités formant cette usine de 7 éoliennes — FE Sainte-Anne et FE Saint-Julien, ainsi que le rapport de visite de l'Inspection des installations classées en date du 26 mars 2026.
  Ce document révèle notamment deux manquements graves :
  • Un abandon du suivi environnemental : l'exploitant n'a jamais mené ce suivi pour Sainte-Anne. Quant à Saint-Julien, s'il a bien eu lieu en 2020, il a totalement cessé dès l'entrée en service des trois éoliennes supplémentaires de Sainte-Anne.
  • Un défaut de garanties financières : l'exploitant a été incapable de présenter les garanties requises pour l'ensemble du site de 7 éoliennes, et ce, malgré un ultime délai d'une semaine octroyé par l'Inspection.
  Ce sont ces deux infractions majeures qui ont directement motivé l'arrêté de mise en demeure prononcé ce 26 octobre 2026.
  
 
 
 
 
 
 
 

 
À suivre... 
 
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CHATEAUVILLAIN : L' USINE ÉOLIENNE MULTIRÉCIDIVISTE EST DE NOUVEAU SANCTIONNÉE

   On nous répète à l'envi que le développement à marche forcée de l'éolien serait indispensable à la « transition écologique ». Pourtant, sur le terrain, la réalité du modèle industriel de l'éolien montre régulièrement son vrai visage : celui d'une logique financière peu soucieuse du vivant. Le dernier exemple en date nous vient de Châteauvillain et, plus spécialement de la société FE SAINT ANNE, exploitante d'une partie de l'usine  — 3 éoliennes sur 7, sur la commune associée d' Essey-les-Ponts, qui vient de se faire rappeler à l'ordre de façon cinglante par la Préfecture par le biais d'un arrêté de mise en demeure.   
  Retour sur une affaire révélatrice de l'envers du décor des « énergies propres ».
 
 Le montage juridique
  Pour des raisons d'optimisation et de structuration financière, l' usine de 7 éoliennes a été scindée en deux sociétés distinctes, sous le même giron d'actionnaires → le groupe nordiste InnoVent : 
  • FE Saint Julien, qui exploite une partie des machines, notamment les éoliennes E1, E2, E4 et E6;
  • FE Sainte Anne, qui gère l'autre tranche de l'usine → E3, E5 et E7. 
Une historique de sanctions sur près de 10 ans
  Loin d'être un incident isolé, cette dernière mise en demeure décidée par la Préfecture en 2026 s'inscrit dans la lignée de rappels à l'ordre successifs subis par les filiales de l'exploitant. Voir ci-devant.
  1. 2019 : arrêté de mise en demeure →  FE Sainte Anne, pour modification non autorisée de la hauteur/structure des mâts — injonction de stopper les travaux et d'introduire une demande de régularisation.
  2. 2020 : arrêté de mise en demeure → FE Sainte Anne, pour non-conformités constatées lors du chantier / mise en service. 
  3. 2021, et cadrage en 2022 : arrêtés d'encadrement / bridage acoustique → FE Saint Julien, pour respect des émergences sonores suite aux multiples plaintes de riverains.
   Pour arrivé à aujourd'hui : 
  • 2026 : arrêté de mise en demeure → FE Sainte Anne, pour absence de suivi environnemental — mortalité avifaune / chiroptères et, non respect des dispositions de l'article 12 de l'arrêté ministériel du 26 août 2011.
Le contrôle de la DREAL : la preuve par les faits
  Il aura fallu qu'une inspection de la DREAL Grand Est se déplace sur le terrain le 26 mars 2026 pour lever le lièvre. Le rapport rendu en juillet 2026 est formel : l'exploitant est en infraction caractérisée.
  Face à cette carence, le Préfet de la Haute-Marne a été contraint d'émettre un arrêté de mise en demeure.
  Le paradoxe de la sanction : l'État octroie désormais un délai gracieux de 12 mois supplémentaires à l'exploitant pour se conformer à la loi. Pendant toute cette année de régularisation, les éoliennes continueront de tourner, sans qu'aucun bilan environnemental réel ne soit garanti sur le court terme.

  L'affaire de Châteauvillain est le symptôme d'un mal plus profond. Sous couvert d'urgence climatique, l'industrie éolienne s'est vu accorder des passe-droits considérables, en transformant nos paysages ruraux en usines électriques.
  Quand des représentants de l'énergie s'affranchissent des règles élémentaires de protection de la biodiversité, le masque de l'« écologie » tombe. On ne protège pas la planète en détruisant sciemment les écosystèmes locaux et en ignorant l'impact mortifère des installations sur la faune sauvage.
  Il est temps d'ouvrir les yeux : la prolifération des EnR industrielles se fait au prix de l'aveuglement réglementaire et du sacrifice de notre patrimoine naturel.
 
 
 
 
 
 
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FAYL-BILLOT, PIERREMONT-SUR-AMANCE ET PRESSIGNY : USINE ÉOLIENNE : COMMISSION D' ENQUÊTE OUVERTE ET DIVERS INFORMATIONS

 
 Depuis le 12 octobre, l'enquête publique concernant le redémarrage ou non des 17 éoliennes est officiellement lancée ! C'est le moment d'exprimer votre avis, de poser vos questions et de vous faire entendre : chaque participation compte !
  Pour vous informer et échanger en direct, plusieurs temps forts sont organisés tout au long de cette période :
  • Des permanences en mairie : le commissaire enquêteur, M. Pascal GIRAULT, sera présent dans les mairies des 3 communes concernées pour recevoir vos remarques et répondre à vos interrogations.
  • 2 réunions publiques : des temps d'échange collectif pour tout comprendre sur les enjeux du dossier.
  Retrouvez l'ensemble du calendrier et le programme détaillé ci-dessous !
 
 
 
 
 
  Pendant que l'enquête publique suit son cours, le propriétaire de l' usine, le fonds d'investissement TRIG, a adressé un courrier aux maires des communes concernées. Objectif  ? Tenter de rassurer les élus sur sa prétendue volonté d'avancer à leurs côtés.
  Un rappel s'impose : mandat après mandat, les conseils municipaux des 3 communes concernées ont toujours marché main dans la main avec l' écornifleur éolien. À ce concert d'unanimité, il convient de ne pas oublier la Communauté de Communes des Savoir-Faire. 
  Mais l'intérêt principal de ce courrier réside dans les arguments avancés par TRIG. Voyons ce que sa communication met en avant, citations à l'appui :
«...  La remise en service du parc s’accompagnera de la mise en œuvre d’un plan de bridage acoustique renforcé, tel que présenté dans le dossier de demande d’autorisation environnementale. »
  Plus loin, il ajoute :
« ... La réglementation prévoit la réalisation d’un suivi acoustique dans un délai d’un an suivant la mise en service ou la remise en service de l’installation. TRIG (France) SAS s’engage à lancer rapidement cette campagne de suivi, et au plus tard dans un délai de six mois suivant la remise en service du parc éolien, soit dans un délai plus court que celui exigé par la réglementation. Cette campagne permettra notamment d’évaluer l’efficacité du plan de bridage acoustique renforcé mis en œuvre lors du redémarrage, au regard des conditions réelles de fonctionnement du parc et de son environnement sonore.  »
  À la lecture des 6 contributions recensées, dont 5 avis de la Mission régionale d’autorité environnementale — MRAe, aucune demande relative au bruit1 ou à la mise en place d’un bridage acoustique ne semble avoir été formulée, sauf erreur de notre part.
  Si les différentes autorités administratives consultées dans ce dossier n’ont effectivement pas formulé de demande particulière en matière de bruit, la position de la Communauté de communes des Savoir-Faire mérite, en revanche, d’être rappelée. Celle-ci avait conditionné préalablement — en juin, son vote favorable à l’engagement de l’exploitant de l'usine de 17 éoliennes à réaliser un suivi acoustique et à prendre toutes les mesures nécessaires pour que son installation ne porte pas atteinte à la tranquillité des riverains.
  Ainsi, la « lettre aux maires » répond à une préoccupation locale bien identifiée, sans pour autant apporter de réponse aux exigences environnementales formulées par les autorités compétentes. À chacun d’en tirer ses propres conclusions.
  Car, sur un tout autre volet, l’Autorité environnementale a, à plusieurs reprises, insisté sur la nécessité d’un suivi environnemental rigoureux afin d’évaluer les impacts réels de l'usine sur la faune, notamment sur les oiseaux — dont le Milan — et sur les chauves-souris.
  Pour redorer son image, le groupe TRIG met aujourd’hui en avant l’organisation d’une campagne de suivi « au plus tard dans un délai de six mois suivant la remise en service du parc éolien », présentée comme intervenant plus rapidement que ne l’exigerait la réglementation.
  Mais cette communication entretient une confusion qu’il convient de dissiper : le suivi acoustique ne saurait se substituer au suivi écologique. La campagne annoncée par TRIG concerne le bruit, et non le suivi de la mortalité de la faune ni l’adaptation des mesures de bridage nécessaires à la protection de la biodiversité.
  Or, l’article 12 de l’arrêté ministériel du 26 août 2011 relatif aux installations éoliennes soumises à la réglementation des installations classées pour la protection de l’environnement — ICPE, prévoit des obligations de suivi environnemental, notamment concernant les impacts sur les oiseaux et les chauves-souris.
  Dès lors, une question essentielle demeure : où sont les résultats des suivis écologiques et quelles mesures concrètes ont été prises pour prévenir ou réduire les impacts du parc sur la faune sauvage ?
Si, comme nous le soutenons, ces obligations n’ont pas été respectées pendant plusieurs années sur le site, l’urgence n’est pas de multiplier les annonces sur le bruit, mais de faire toute la lumière sur le respect des obligations environnementales et sur les mesures effectivement mises en œuvre pour protéger la biodiversité.
  Communiquer sur le suivi acoustique, tout en évitant soigneusement de répondre aux interrogations légales relatives au suivi écologique démontrent, de la part de l'écornifleur éolien anglais et de son exploitant chinois, un mépris certain pour le respect de la loi française. 
 
1. Cela ne veut pas dire qu'il n'y a aucun problème de bruit, loin de là. Mais dans le contexte actuel, là n'est pas la question !
 
  La décision de la Cour administrative d’appel de Nancy du 30 décembre 2025 — lire en fin de billet, confirme que la MRAe a été saisie à 3 reprises dans le cadre de la procédure de régularisation : 
  • le 7 octobre 2024, 
  • le 16 juin 2025 
  • le 4 septembre 2025.  
  • Elle indique que l’avis définitif du 4 novembre 2025 conclut que le dossier demeure incomplet.
 Confirmation dans ces avis que les demandes de la MRAe ne concernent nulle le bruit des éoliennes ! 
1. avis délibéré n° 2021APGE80, en date du 20 septembre 2021 
 
 
 
 2. Avis délibéré n° 2024APGE132 du 7 septembre 2024 
 
 

 
 
 
 
 
 3. Avis délibéré n° 004815/A P du 4 novembre 2025
  
    Pour conclure sa « lettre aux maires », TRIG insiste :
« Par ces engagements, TRIG (France) SAS souhaite accompagner la remise en service du parc éolien du Haut-Vannier par une démarche de suivi et de dialogue dans la durée, permettant à la fois d’apprécier l’efficacité des nouvelles modalités de bridage acoustique et de conserver la capacité d’examiner les éventuelles difficultés qui pourraient être signalées par les riverains ou les acteurs locaux. » 
 
Comprendre le bridage acoustique et le bridage écologique
  Le fonctionnement d’une usine éolienne peut être adapté afin de limiter ses effets sur l’environnement et les riverains. Cette adaptation est appelée bridage. Elle consiste à réduire la puissance d’une éolienne, à limiter la vitesse de rotation de ses pales ou, si nécessaire, à l’arrêter temporairement. Il existe différents types de bridage, dont deux principaux : le bridage acoustique et le bridage écologique.
  1. Le bridage acoustique → Protéger la tranquillité des riverains : il sert à limiter le bruit généré par les éoliennes pour respecter les seuils de décibels autorisés par la loi près des habitations, de jour comme de nuit. Le bruit d’une éolienne provient notamment du mouvement de ses pales dans l’air. Pour le réduire, son fonctionnement peut être adapté selon la vitesse et la direction du vent, l’heure de la journée et les conditions acoustiques prévues. Cela peut se traduire par une réduction de la puissance, l’utilisation d’un mode de fonctionnement moins bruyant ou, dans certains cas, un arrêt temporaire.
  2.  Le bridage écologique ou agricole  → Protéger les oiseaux et les chauves-souris. Il a pour objectif de réduire les risques de collision et de mortalité des animaux, notamment des oiseaux et des chauves-souris, appelées aussi chiroptères. Il peut être déclenché pendant des périodes particulières, en fonction de l’activité des espèces, de la saison, de l’heure ou des conditions météorologiques.
 Ainsi, nous sommes bien en présence de deux dispositifs aux objectifs distincts, qui peuvent à la rigueur se compléter mais pas se remplacer ! 
 
  En conclusion, le courrier aux maires passe perte et fracas les raisons pour lesquelles la MRAe et la CAA de Nancy ont sanctionné l’usine de 17 éoliennes : la mortalité des oiseaux et des chiroptères ! 
   
  Pour compléter le dossier, vous trouverez ci joint, le délibéré de la Cour administrative d'appel de Nancy, qui récapitule tout l'histoire de cette usine de 17 éoliennes.
  
 
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NOGENT ET VITRY-LÈS-NOGENT : ENCORE 3 PROJETS PRIVÉS D' USINES AGRIVOLTAÏQUES

  Ce n’est pas un, ni deux, mais bien trois projets d’usines agrivoltaïques qui sont actuellement en cours ! 1 à Vitry-lès-Nogent et, sauf erreur de notre part, 2 à Nogent. 3 projets, deux communes voisines : une funeste réalité qu’il est essentiel de mettre en lumière.
  Les projets d' usines agrivoltaïques se multiplient comme des petits pains dans notre département, au risque de le priver progressivement de plusieurs centaines d’hectares de terres agricoles, pourtant indispensables pour produire et nourrir la France. Derrière les discours séduisants sur la transition énergétique se profile une réalité bien moins reluisante : l’industrialisation de nos campagnes au détriment de notre potentiel agricole. Ces 3 projets potentiels seraient situés à moins de 5 km les uns des autres. Plus particulièrement, à Nogent, les 2 projets seraient en visibilité directe l’un de l’autre si tous deux voyaient le jour, illustrant la très forte proximité de ces implantations. Voir la carte ci-contre
 
 

  De plus, ces projets, dont la rentabilité et donc, l'existence même, dépendent essentiellement des subventions publiques et des mécanismes de soutien à l’achat de l’électricité, font peser, comme l’éolien et la méthanisation, une charge considérable sur les contribuables et les consommateurs d’électricité. Et ce n’est pas tout ! Dans notre département, le réseau électrique est déjà saturé sur certains secteurs1. La multiplication des projets en préparation risque donc d’imposer de nouveaux investissements massifs pour adapter les infrastructures à cette production supplémentaire. Après la colonisation de nos paysages par les éoliennes, faudra-t-il désormais sacrifier nos terres au soleil, puis dépenser encore des sommes considérables pour acheminer l’électricité produite ? Qui paiera la facture, sinon, directement ou indirectement, les citoyens ?
 
 

Haute-Marne : réseau électrique saturé. Source.
 
1. En Haute-Marne, la situation du réseau électrique — géré par RTE pour le réseau de transport haute tension HTB et Enedis pour le réseau de distribution HTA/BT, présente un fort contraste géographique et structurel. Ce département rural est caractérisé par un fort taux d'injection d'énergies renouvelables — EnR, notamment éolien et photovoltaïque, couplé à une consommation locale modérée, ce qui met sous pression les réseaux régionaux.
État de saturation du réseau par grands secteurs
  • Secteur Sud → Langres, Bassigny, Montigny-le-Roi, Bourbonne-les-Bains : très élevé / Saturé. Ce secteur concentre une densité massive d' usines éoliennes et solaires. Les lignes 63 kV — axes Bassigny – Chaumont, Bassigny – Montigny-le-Roi, Montigny-le-Roi – Rolampont, atteignent régulièrement leur capacité maximale d'évacuation.
  • Secteur Centre → Chaumont, Froncles, Joinville, Nogent : élevé. La boucle HTB locale tourne à pleine capacité en période de forte production. Les postes-sources — comme Chaumont ou Froncles, ont dû faire l'objet de travaux d'extension ou d'ajouts de transformateurs pour continuer à absorber le flux d'injection. 
  • Secteur Nord — Saint-Dizier, Val-de-Blaise : moyen à modéré. Grâce à la présence d'un bassin d'activités industrielles et à la proximité d'interconnexions plus fortes vers la Marne et la Meuse, ce secteur dispose d'un meilleur équilibre entre injection EnR et soutirage — consommation, local.    
  En clair : pour raccorder une entreprise, un commerce, une habitation ou des bornes de recharge pour véhicules électriques, le réseau est globalement fonctionnel et disponible sur l'ensemble des secteurs : niveau faible à moyen. Pour la production EnR : niveau élevé à saturé ! 
  Pour s'informer, c'est ici :
  •  portail Caparéseau — RTE, permet de visualiser poste par poste la capacité d'accueil réservée restante pour les nouveaux projets.
  • Open Data Enedis : la cartographie interactive des capacités d'accueil des réseaux de distribution — CapaRéseau Enedis, indique la saturation au niveau de chaque poste-source.
  Pour faire accepter cette occupation industrielle de nos terres, les écornifleurs des énergies renouvelables savent manier l’argument financier. Aux exploitants agricoles et aux propriétaires fonciers, ils promettent des loyers annuels parfois très attractifs. Aux communes et aux collectivités territoriales qui acceptent de collaborer à cet essor, ils font miroiter des recettes fiscales et des retombées financières présentées comme une aubaine.
  Mais derrière ces promesses, que reste-t-il réellement pour le territoire ? Les loyers, les impôts et les taxes perçus localement ne représentent qu’une fraction des revenus générés par ces installations — entre 2% et 5% du CA, tandis que les sociétés qui les développent et les exploitent captent l’essentiel des bénéfices. Quant aux emplois, ils restent souvent limités une fois les usines construites, sans commune mesure avec l’ampleur des surfaces mobilisées et les transformations imposées à nos campagnes.
  Le procédé est habile : quelques propriétaires et collectivités bénéficient de retombées financières immédiates, tandis que les coûts liés aux aides publiques, au renforcement des réseaux et à l’intégration de cette production sont répartis sur l'ensemble des Français : contribuable et consommateur d'électricité ! 
  À eux, les bénéfices. À nous, les dépenses et les conséquences !
 
  Et, c'est comme ça que le contribuable et le consommateur d’électricité payent 2 fois : 
  • une première fois pour soutenir ces installations, 
  • une seconde pour financer les infrastructures nécessaires à leur raccordement et à l’acheminement de leur production. 
  Et pendant ce temps, des terres agricoles disparaissent, nos paysages sont bouleversés et notre souveraineté alimentaire recule.

  La transition énergétique n'est qu'un prétexte pour couvrir une ruée vers l'or industrielle enrichissant quelques-uns et, une colonisation accélérée de nos campagnes. 
 
AGIR AVANT QU'IL NE SOIT TROP TARD : 
 « Tout confort se paie. La condition d’animal domestique entraîne celle de bête de boucherie. »
Ernst Jünger, Traité du rebelle ou le recours aux forêts — Der Waldgang, 1951. 
 

LE PROJET DE VITRY-LÈS-NOGENT

  Du 26 octobre au 27 novembre 2026, une enquête publique sera organisée dans le cadre de la demande de permis de construire déposée le 17 décembre 2024 par la société SAMFI 29, porteuse d’un projet d' usine agrivoltaïque.
  Vous souhaitez participer à cette enquête publique ? Plusieurs possibilités s’offrent à vous :

 

 

 
 
 Source. 
 
Le projet
  Il s'agit d'une usine agrivoltaïque avec une activité d’élevage ovin, située sur le plateau du Chatelet. La surface clôturée du projet sera d'environ 11.5 ha sur la surface de la parcelle de 12.01 ha. 
 
 
 
 
 
 
 Source. 
 
Le loueur de parcelles et l'écornifleur du soleil  
  1. Le loueur de parcelles : l’ EARL DE LA ROCHE BREBIS, une exploitation agricole familiale dirigée par Monsieur Sylvain CORBOLIN depuis 2007.
  2. L'écornifleur du soleil : la société SAMFI 29 est une société par actions simplifiée — SAS, constituée sous la forme d’une société de projet — Special Purpose Vehicle, ou SPV. Ce type de structure est couramment utilisé pour porter juridiquement et financièrement un projet spécifique, notamment dans le secteur des énergies renouvelables. Dotée d’un capital social de 1 000 euros, SAMFI 29 s’inscrit dans l’organisation du groupe SAMFI-INVEST, un groupe familial d’investissement normand. Au sein de ce projet, SAMSOLAR est chargée de son développement. Filiale de SAMFI-INVEST, elle assure la préparation et le suivi du projet, depuis les études préalables et les démarches administratives jusqu’à sa mise en service. 
Répartition des Rôles — opérationnel vs actif
 
 
 
 Soulignons que les 3 sociétés sont domiciliées à la même adresse — Rue du Poirier à Carpiquet 14.
  En résumé, SAMSOLAR est l'opérateur / développeur et SAMFI 29 est la coquille propriétaire d'un projet piloté par SAMSOLAR pour le compte du groupe SAMFI-INVEST.
  Ce montage est totalement légal, très courant et parfaitement encadré par le droit des affaires, le droit fiscal et le droit de l'énergie en France1.  
 
1.  Chaque projet comporte des risques — météo, pannes, impayés, litiges d'urbanisme. Isoler une usine agrivoltaïque dans une société dédiée — comme dans le cas présent, SAMFI 29, protège les autres filiales du groupe et la maison mère si le projet spécifique rencontre un problème majeur. Les banques qui prêtent plusieurs millions d'euros pour construire une usine agrivoltaïque ou autres EnR, exigent la création d'un SPV. Cela leur permet de nantir — prendre en garantie, directement les actifs et les revenus issus de la vente d'électricité de ce projet précis, sans dépendre des finances globales du groupe. Si le groupe SAMFI souhaite un jour revendre 49 % de l'usine à un fonds d'investissement, il est très simple de céder des parts de la SAS SAMFI 29, sans devoir toucher au reste du groupe.
 
Les projets de NOGENT
 À Nogent, la situation est plus complexe qu'il n'y paraît : ce sont en réalité 2 projets distincts qui apparemment, se partagent les terres de la famille Simon au lieu-dit La Perrière. D'un côté, la société SAMFI 29 — idem Vitry-lès-Nogent, propose un aménagement d'envergure de 45 hectares, pour lequel l'étude préalable a déjà été réalisée, avec la société partenaire SAMSOLAR. De l'autre, le groupe Qair avance un projet plus restreint de 25 hectares, qui n'en est encore qu'au stade de la présentation initiale devant le Conseil municipal. Éclairage sur ce choc de projets agrivoltaïques.
 
1. Projet porté par SAMFI 29 et SAMSOLAR et son loueur de parcelles : 
« ...  Les parcelles ZC 28 et 10 sont la propriété du beau-père de l’exploitant (M. Gillot), M. Simon. Les parcelles A 77 et 928 appartiennent à l’exploitation concernée par le projet (EARL des Haies), tandis que la parcelle A 916 est la propriété de M. Gillot, le chef d’exploitation de l’ EARL des Haies. Par conséquent, bien que le projet concerne plusieurs propriétaires, il n'y a qu'un seul exploitant, l' EARL des Haies, dirigée et exploitée par Jérôme Gillot uniquement. [...] » 

  Ce projet qui accueillera des bovins a déjà fait l'objet d'un avis favorable préfectoral à la création d'une étude préalable, dont sont extraits les informations et carte, en provenance du site de la préfecture. 

 
 
 
«  ... Le projet se situe au nord du hameau de la Perrière, une partie de la zone clôturée au sud est localisée le long du chemin de Sarcey. Ce chemin appartient à l'association foncière de Nogent. Un accord de principe a été signé pour l'ensemble des servitudes qui seront nécessaires lors des différentes phases (construction/exploitation/démantèlement)... »  
 
2. Projet porté par QAIR
 Ce projet en est encore aux balbutiements. Il est précisé dans l'excellent jhmQuotidien que :
« ... Un projet agrivoltaïque devrait voir le jour au hameau de la Perrière, chez Paul et Roland Simon ... »
  À la manœuvre le fils du père — Paul, 19 ans, qui souhaiterait « ... créer un atelier ovin d'environ 200 brebis.. », dixit le journal. Après la présentation au CM, Qair organisait hier — mercredi 14 octobre, une permanence afin d'échanger avec la population. 
 
 Peut être une image de texte
 
 Qui est le groupe Qair international ? 
   Ce groupe, c'est :
  • plus de 222 millions d'euros de chiffre d'affaires et près de 58,7 millions d'euros de bénéfice net.
  • implanté dans plus de 20 pays — Europe, Brésil, Afrique, nombreuses usines en service — solaire, éolien, hydrogène vert, et membre du label French Tech Next402.
  • soutenu par la banque publique Bpifrance et des fonds d'investissement spécialisés dans la transition écologique — RGreen Invest, DIF Capital Partners. 
 2.Le French Tech Next40 est un index et un programme d'accompagnement de l'État français géré par la Mission French Tech — rattachée au ministère de l'Économie et de l'Industrie. Il sélectionne chaque année les 40 entreprises technologiques et industrielles françaises les plus performantes et à plus forte croissance — souvent appelées des scale-ups ou des licornes.
  
 
À suivre...
 
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BRENNES, ORCEVAUX ET VERSEILLES-LE-HAUT : L' USINE ÉOLIENNE À NOUVEAU DANS LE VISEUR DE LA PRÉFECTURE

 
  Et de deux ! Déjà verbalisée par la préfecture en 2025, pour un impact mortel sur les chauves-souris et pour des nuisances sonores nocives pour le voisinage, lire ci-dessus, cette usine de 6 éoliennes se fait à nouveau sanctionnée.
 La préfecture annonce de nouvelles mesures pour sauver les chauves-souris ? C'est ce qu'elle veut nous faire croire. En réalité, une phrase bien précise de cet arrêté révèle le double jeu des autorités :
 


Que révèle précisément cette phrase ?
 
1. Le sens littéral que l'on appellera l'intention officielle
  L'arrêté cherche à concilier deux impératifs opposés :
  • Rentabilité : maximiser la production d'électricité quand le vent souffle.
  • Environnement : ajuster le bridage — l'arrêt temporaire des pales d'une année sur l'autre selon l'évolution de la population de chauves-souris, pour éviter des séries de mortalité massives pendant leurs pics d'activité.
2. L'ambiguïté et la contradiction avérée
  Cette phrase cumule plusieurs niveaux d'incohérence :
  1. Incompatibilité physique : produire plus implique de faire tourner les turbines; protéger les chauves-souris, et la faune en général, implique de les arrêter. Présenter ces deux objectifs comme simultanés dans une même phrase relève de la contradiction pure.
  2. Flou sémantique de « lisser » : en économie ou en gestion, « lisser » signifie étaler une courbe. Appliqué à l'activité des chiroptères, le terme est impropre : veut-on lisser la mortalité — accepter de tuer un quota constant de chauves-souris chaque année ? ou, veut-on lisser les arrêts d'éoliennes pour ne pas trop impacter la production ?
  3. Rupture grammaticale : le passage de « destinée à optimiser » à « et de lisser » trahit un assemblage artificiel de morceaux de phrases administratifs.
  En voulant satisfaire à la fois l'exploitant et le code de l'environnement, le rédacteur a produit une formule typique de la langue de bois, dont le sens réel devient contradictoire dès qu'on le confronte à la réalité du terrain. C'est ce qu'on appelle du point de vue des opposants le « en même temps » administratif :
  • Sur le papier : la préfecture affirme agir pour préserver la faune tout en permettant l'exploitation des éoliennes. Voir la photo précédente;
  • Dans la réalité : vouloir « optimiser la production » tout en prétendant protéger les espèces montre où se situent les priorités économiques. Si la priorité absolue était la sauvegarde stricte des chiroptères, les éoliennes seraient purement et simplement arrêtées durant toutes leurs périodes de vol — nuit, températures douces, vent faible, ce qui ferait chuter la rentabilité du business éolien, sans aucun doute !
  La rédaction même de cet attendu montre la recherche d'un compromis financier et politique : 
on adapte les plages de bridage pour éviter les pires hécatombes tout en s'assurant que l'exploitant continue de produire suffisamment. Pour beaucoup d' opposants et d'observateurs, l'usage de ce jargon technocratique sert surtout à masquer le fait que la destruction d'une partie de la faune reste tolérée et intégrée au modèle économique. 
R. I. P. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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BELMONT/TORNAY : USINE ÉOLIENNE : TROISIÈME ARRÊTÉ PRÉFECTORAL COMPLÉMENTAIRE DE L' ANNÉE, LE SCANDALE CONTINUE

 
  Depuis le début de l’année 2026, l' usine de 9 éoliennes de Belmont/Tornay bat de tristes records. Elle en est déjà à son troisième arrêté préfectoral complémentaire — APC, publiés respectivement en janvier, mai et septembre.
  Ces décisions préfectorales successives ne font que confirmer un constat alarmant : la mortalité continue des Milans et des chauves-souris. En réaction, la préfecture impose une nouvelle fois un durcissement des mesures de bridage. Jusqu'à faire que les éoliennes ne tournent plus du tout ? 
 
Un phénomène loin d'être isolé
  Cette usine éolienne n’est pas un cas particulier. Plusieurs autres installations du département, de véritables multirécidivistes de la destruction environnementale, essuient régulièrement des sanctions et des contraintes d’exploitation complémentaires. Retrouvez l'historique complet dans nos précédents articles sur le blog.
  Pendant ce temps, à moins de 10 km à vol d’oiseau, les 17 machines de l' usine Vannier-Amance font l’objet d’une enquête publique. L'enjeu ? Déterminer si la préfecture doit autoriser — ou non — le redémarrage de leur production.
 
Bon sens et réalité écologique
  Ces deux infrastructures partagent exactement le même territoire et le même rayon d’action pour les populations locales de chiroptères et de rapaces. Puisque les mêmes installations provoquent invariablement les mêmes effets, le bon sens ne commanderait-il pas de tirer les leçons des constats officiels plutôt que de valider la remise en service de ces infrastructures dévastatrices ?
 
Des preuves officielles qui s'accumulent
  Les APC successifs l'attestent noir sur blanc : l’impact mortel de l'éolien sur la biodiversité est constant.   Dès lors, la question se pose :
  • Combien de cadavres de milans et de chiroptères faudra-t-il encore comptabiliser ?
  • Jusqu’où faudra-t-il empiler des mesures de bridage toujours plus restrictives ?
  • Combien d’ APC dénonçant ces mêmes ravages devront encore être signés ?
  Il est grand temps que les autorités préfectorales, parfaitement au fait de ces données indiscutables, fassent preuve de responsabilité et mettent un terme définitif à l'autorisation de tout nouveau projet éolien.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  Soulignons l'ignominie inscrite noir sur blanc : « étant donné l'urgence de la situation ». La preuve flagrante du carnage effroyable subi par les Milans et les chiroptères sous le regard complice des autorités !
 
 
 

p. 3.
 
 
 
 
 
 
 
 
p. 5.
 
 
À suivre...
 
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FAYL-BILLOT, PIERREMONT-SUR-AMANCE ET PRESSIGNY : USINE ÉOLIENNE : LA MISSION RÉGIONALE D' AUTORITÉ ENVIRONNEMENTALE SAISIE POUR LA SIXIÈME FOIS

 
  Pour le projet de construction et d’exploitation d’une usine éolienne à Fayl-Billot, Pierremont-sur-Amance et Pressigny, la Mission régionale d'autorité environnementale — MRAe, a été saisie par Mme le préfet, le 17 août 2026. Lire en fin d'article. 
 
  À la lecture du dernier avis de l’Autorité environnementale, une évidence s’impose : le problème n’est plus seulement celui des insuffisances du dossier; c’est celui de la répétition de ces insuffisances malgré les alertes successives qui ont été adressées au porteur du projet.  Il ne s’agit en effet pas d’un premier examen. L’Autorité environnementale indique être saisie pour la sixième fois, et rendre son cinquième avis, sur un projet qui, de surcroît, a été mis en service alors que des procédures judiciaires étaient en cours. Cette chronologie est essentielle.
  Car après autant de saisines, autant d’observations et autant de recommandations, on aurait pu légitimement attendre que le nouveau dossier constitue enfin un véritable dossier de régularisation : actualisé, documenté, approfondi et démontrant précisément comment les critiques antérieures avaient été prises en compte. Or le constat de l’Autorité environnementale est tout autre.
  Elle relève que le dossier de la nouvelle demande ne présente aucune évolution significative de la caractérisation des impacts du projet ni des mesures d’évitement, de réduction et de compensation — ERC. Autrement dit : malgré les précédents avis, malgré les recommandations déjà formulées, malgré le temps écoulé et malgré la mise en œuvre effective du projet, les fondamentaux du dossier demeurent insuffisamment renouvelés.
 
  À quoi servent les recommandations de l’Autorité environnementale si le porteur de projet peut déposer une nouvelle demande sans démontrer qu’il les a effectivement prises en compte ? L’ Ae rappelle elle-même que les dispositions réglementaires ne prévoient pas qu’elle soit appelée à se prononcer à plusieurs reprises sur un projet qui n’aurait pas été significativement modifié. Cette remarque est particulièrement lourde de sens. Elle signifie que la multiplication des saisines ne saurait devenir une méthode de gestion du dossier. 
  • L’Autorité environnementale n’a pas vocation à être saisie indéfiniment pour constater les mêmes insuffisances. 
  • Elle n’a pas vocation à répéter les mêmes recommandations.
  • Elle n’a pas vocation à vérifier, avis après avis, si un pétitionnaire a enfin décidé de répondre à celles qui lui avaient déjà été adressées !
  Une recommandation environnementale n’est pas une formalité administrative que l’on peut laisser dormir dans une annexe jusqu’à la prochaine demande d’autorisation. Lorsqu’un projet est soumis à une nouvelle procédure, la moindre des choses est que son porteur soit capable de présenter un dossier démontrant précisément ce qu’il a fait des observations précédemment formulées. Or c’est précisément cette démonstration qui semble faire défaut.
 
  Le problème est d’autant plus sérieux que...  le projet est déjà en service ! La situation n’est donc plus celle d’un projet théorique dont les impacts seraient uniquement à prévoir. Les 17 éoliennes sont en activité. Ce qui implique qu'elles produisent des nuisances réelles sur son environnement. L'exploitant du site devrait dans ces conditions disposer d’un retour d’expérience beaucoup plus complet et beaucoup plus précis sur ses impacts. Et pourtant, l’Autorité environnementale déplore notamment l’absence de présentation du suivi de mortalité jusqu’en 2025 pour les oiseaux et les chauves-souris. Le dossier ne présenterait que des informations et, encore,  partielles, pour 2023 et 2024, et uniquement pour les chauves-souris. Un tel oubli surprend peu, même s'il demeure inexcusable : partout en France, les preuves de dérives et de mauvaise foi des écornifleurs du vent ne font que se multiplier.
  La question suivante qui vient tout de suite à l'esprit, est : lorsque le projet est déjà en fonctionnement, pourquoi les données permettant précisément de mesurer ses effets réels sur la biodiversité ne sont-elles pas produites de manière complète et actualisée ?
  Cette question est d’autant plus légitime que l’ Ae indique avoir déjà formulé plusieurs recommandations en faveur des populations d’oiseaux et de chauves-souris.
  Et son constat est sans ambiguïté : ces recommandations n’ont pas été prises en compte dans ce nouveau dossier ! 
  Il ne s’agit donc pas simplement d’un manque ponctuel d’information. Il s’agit d’une absence de prise en compte de recommandations qui avaient déjà été explicitement formulées. En clair, du foutage de gueule ! Ou faut-il comprendre que le propriétaire anglais et l’exploitant chinois auraient, d’une manière ou d’une autre, reçu l’assurance qu’il leur suffirait de déposer une nouvelle demande pour obtenir une nouvelle autorisation d'exploiter  — quand bien même les recommandations répétées de l’Autorité environnementale seraient demeurées sans réponse ?
Ceci  expliquerait cela !  
 
  Dans une démarche de régularisation, il convient ici de distinguer deux choses :
  1. Le dépôt d’une nouvelle demande d’autorisation est un acte administratif.
  2.  La régularisation effective d’un projet est une démarche de fond.
  La première consiste à déposer un dossier. La seconde suppose de tirer les conséquences des insuffisances précédemment identifiées. Ce n’est manifestement pas la même chose. Une véritable démarche de régularisation devrait permettre au public de comprendre :
  • quelles critiques antérieures ont été reconnues;
  • quelles recommandations ont été suivies;
  • lesquelles ne l’ont pas été et pourquoi;
  • quelles nouvelles données ont été recueillies;
  • comment les impacts ont été réévalués;
  • quelles mesures ERC ont été renforcées;
  • et quels enseignements ont été tirés de la mise en service du projet.
  Or l’avis de l’ Ae laisse apparaître une situation dans laquelle les réponses apportées demeurent insuffisantes au point qu’elle recommande désormais au porteur de projet de répondre à chacune des recommandations formulées dans ses trois précédents avis. C’est un point particulièrement révélateur. Après les avis de 2021, 2024 et 2025, il faut encore demander au pétitionnaire de répondre à leurs recommandations. Ce n’est plus une simple question de présentation du dossier. C’est une question de traçabilité de la prise en compte des observations de l’autorité environnementale.

  Le public appelé à se prononcer ne doit pas être placé devant une succession de dossiers où les mêmes interrogations réapparaissent périodiquement. Il doit disposer d’une information complète lui permettant de comprendre ce qui a changé depuis les précédents examens. Or, si l’on en croit le dernier avis de l’ Ae, le dossier ne fournit précisément pas cette démonstration. Cela pose un problème démocratique autant qu’environnemental. Une consultation du public ne peut être pleinement éclairée si le dossier ne permet pas de mesurer clairement : ce qui a été demandé hier, ce qui a été fait depuis, ce qui reste à faire et pourquoi. Le public ne doit pas avoir à reconstituer lui-même, avis après avis, les carences persistantes du dossier. C’est au pétitionnaire de présenter cette démonstration de manière claire, complète et transparente.
 
Conclusion 
  Le dossier présenté au public ne peut être apprécié indépendamment de son historique. Et cet historique est particulièrement lourd : 
  • plusieurs avis de l’Autorité environnementale, 
  • plusieurs recommandations, 
  • une nouvelle demande d’autorisation, 
  • un projet déjà mis en service, 
  • des procédures judiciaires en cours, 
  • une mise en demeure évoquée par l’ Ae 
  • et, aujourd’hui encore, des insuffisances importantes relevées dans le nouveau dossier. 
  Dans ce contexte, il serait particulièrement préoccupant que la nouvelle procédure soit utilisée comme une simple étape supplémentaire permettant de poursuivre l’exploitation de l'usine sans que les carences précédemment identifiées soient effectivement corrigées.
  • On ne régularise pas un dossier en le déposant une nouvelle fois.
  • On ne répond pas à une recommandation de l Ae en la laissant inchangée dans un avis précédent.
  • On ne protège pas la biodiversité en affirmant que des mesures existent.
  • On ne peut pas demander au public de donner un avis éclairé sur un projet lorsque des données essentielles demeurent partielles ou que les recommandations antérieures de l’Autorité environnementale restent sans réponse satisfaisante.
 Plus qu'une véritable régularisation administrative, cette nouvelle demande vise manifestement à pousser les autorités à siffler la fin de la récréation et à valider d'urgence la relance des 17 éoliennes pour le compte des propriétaires.. 

 Mobilisation générale pour l'enquête publique du 12 octobre au 12 janvier 2026 : faisons entendre notre opposition face aux investisseurs étrangers et à leurs relais locaux ! 
 
AFUERA !  GO HOME ! 
 
 
EN AVANT TOUTES !  
 
Avis de la MRAe, extraits 
« ... L’Autorité environnementale (Ae) constate qu’elle est saisie pour la 6ème fois (5ème avis) sur un projet qui a été mis en service malgré les procédures judiciaires en cours. À défaut de répondre à la demande du juge de régulariser son projet dans le délai imparti, la société a été mise en demeure de déposer une nouvelle demande d’autorisation. 

L’ Ae a également déjà signalé que les dispositions réglementaires ne prévoient pas que l’ Ae se prononce à plusieurs reprises sur un projet sans que celui-ci n’ait été modifié significativement ni sur les réponses apportées par un pétitionnaire aux recommandations de l’ Ae sur son projet figurant dans les avis précédents. 
[...] 

L’ Ae constate que le dossier transmis lors de la nouvelle demande d’autorisation ne présente aucune évolution significative de la caractérisation des impacts du projet, ni des mesures Éviter, Réduire, Compenser (ERC) ... 

 [...] 

  À ce titre, l’ Ae déplore l’absence de présentation du suivi de mortalité jusqu’en 2025 pour les oiseaux et les chauves-souris, le dossier se limitant à des informations partielles pour les
années 2023 et 2024 et uniquement pour les chauves-souris. Elle rappelle qu’elle a formulé
plusieurs recommandations en faveur des populations d’oiseaux et de chauves-souris dans
ses précédents avis sans qu’elles ne soient prises en compte dans cette nouvelle version de l’étude d’impact.

[...] 
 
 En vue de la bonne information du public lors de la consultation publique, l’ Ae recommande au porteur de projet d’apporter une réponse à chacune des recommandations émises dans les avis n°2021APGE80 du 20 septembre 2021, 2024APGE132 du 7 septembre 2024 et 004815/A P du 4 novembre 2025. Ces avis sont en annexe de cet avis.

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VIGNORY, MIRBEL ET LA GENEVROYE : LA PRÉFECTURE MODIFIE L' AUTORISATION DE L' USINE ÉOLIENNE

 
Rappel des faits
  Par arrêté préfectoral en date du 23 juin 2023, les autorités ont autorisé l’exploitation de l'usine éolienne dite « la Côte des Moulins », composé initialement de 4 éoliennes, d’une hauteur maximale de 150 mètres en bout de pale. Voir ci-devant.  
 
 
 
 
 
 
 Source. 
 
  Quels sont les changements apportés par rapport à l’arrêté précédent ?
 
1. La Cour administrative d’appel de Nancy a effectivement annulé l’autorisation concernant l’une des éoliennes du projet.
 
 
 
2. Le futur exploitant de l’usine semble avoir, une nouvelle fois, cherché à obtenir de la préfecture l’autorisation d’une garde au sol¹ réduite à seulement 18 m. Cette demande apparaît d’autant plus surprenante que, dans son premier arrêté de 2023, la préfecture avait déjà refusé une telle configuration et préconisé une garde au sol minimale de 30 m, précisément afin de limiter les risques pour les chiroptères.
 
 
 
 
1. La garde au sol correspond à la distance entre le sol et le point le plus bas atteint par les pales lorsqu’elles tournent. Les chauves-souris peuvent voler et chasser à différentes hauteurs. Lorsque les pales descendent trop près du sol, elles peuvent donc se retrouver dans leur zone de vol, ce qui augmente le risque de collision. C’est pourquoi les autorités et les experts recommandent généralement une garde au sol d’au moins 30 mètres pour les usines éoliennes. Cette distance permet de réduire le risque pour les chauves-souris, notamment celles qui volent à faible hauteur. Attention : 30 mètres n’est pas une limite biologique absolue. Une éolienne située à plus de 30 mètres du sol peut encore présenter un risque pour les chiroptères. Le risque dépend aussi de la présence de boisements, haies et lisières, des espèces présentes, de leurs périodes d’activité et des caractéristiques de l’éolienne. En pratique, la garde au sol est donc une mesure de protection parmi d’autres. 
 
              ○  moyeu
          /  |  \
        /    |    \
      /      |      \
     ↓             ↓
   pale             pale

   ← zone balayée par le rotor →

──────────────────────────── sol
          ↑
          │
      GARDE AU SOL
 
Schéma : ChatGPT
 
3. En résumé : la future usine passe de 4 éoliennes à 3 éoliennes. Ces dernières feront 150m en bout de pâle, avec une garde au sol au minimum de... 30m. 
 
 
 
 
 
 
 
 À suivre...
 
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MANDRES-LA-CÔTE : LA PRÉFECTURE AUTORISE L' USINE ÉOLIENNE

 
 
  Et une de plus ! Déjà dans le top 3 des préfets ayant exercé le plus longtemps en Haute-Marne, Mme la préfète PAM est désormais sur le « toit » de la Haute-Marne pour le nombre d'usines éoliennes autorisées depuis 2023. Pas moins de 8 autorisations à ce jour… et la série est loin d’être terminée ! Lire ci-devant :
   Quand Mme PAM rejoindra prochainement une nouvelle affectation, nul doute qu’elle pourra partir avec le sentiment du devoir accompli… du moins en ce qui concerne les éoliennes1 !
 
1. À à ce jour, seulement 3 refus de projets d'usines...  
 
Arrêté préfectoral n° 52-2025-09-00147, en date du 24 septembre 2026
Extraits 
 
  À la lecture de ce document, le constat est pour le moins édifiant : les critiques concernant ce projet, qu’il s’agisse de la protection de l’avifaune ou des impacts sur les populations, s’enchaînent les unes après les autres. Dès la page 2, une question vient naturellement à l’esprit : comment Mme la préfète a-t-elle pu autoriser une usine éolienne qui cumulent autant de négativité ? La réponse est finalement assez simple : en n’autorisant… qu’une seule des trois éoliennes prévues ! Une de trop, sans aucun doute !
  Et si cette usine voit finalement le jour — sous réserve d’éventuels recours — son unique éolienne, annoncée à 190 mètres en bout de pale, deviendrait alors la plus haute du département. Du moins provisoirement… car les 10 éoliennes de Percey-le-Grand, si elles sont finalement construites, devraient atteindre le niveau hors catégorie de 207 mètres en bout de pale. 
 
Bonne lecture. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 Source. 
 
ALERTE INFO  : l'écornifleur du vent porteur du projet, va déposer un recours contre la décision préfectorale de n'autoriser qu' 1 seule éolienne. JhmQuotidien 2026 03 04 

Éolien en Haute-Marne : où en est-on vraiment ?
  Combien d’éoliennes compte réellement la Haute-Marne ? Combien de nouveaux projets ont été autorisés ? Combien sont encore en cours d’instruction ? Et qu’est-ce qui a changé depuis 2023, date de la prise de poste par Mme PAM ?
  Les chiffres, eux, ne sont pas toujours faciles à suivre. Pour essayer d’y voir plus clair, voici un état des lieux à partir des documents publiés par les services de l’État en Haute-Marne.

232 éoliennes déjà installées
  Le chiffre officiel le plus solide est celui publié par la préfecture dans son bilan d’activité 2024 : la Haute-Marne comptait 232 éoliennes en activité ! D'autre part, la préfecture indique par ailleurs que 113 communes — sur 426 au total, ont défini des zones dans lesquelles de nouveaux projets d’énergies renouvelables peuvent être envisagés. Où l'on sait que l'éolien n'a pas l'exclusivité en terme d'usine — agrivoltaïque, méthanisation. 
 Aussi, atteindre la barre des 270 éoliennes en activité sur le département, courant 2030-2035, ne peut être considérée comme une hypothèse farfelue et ne peut être exclue malheureusement2 !...
 
 
 

En langage courant : 
  • Environ 232 éoliennes existent déjà.
  • 27 supplémentaires disposent d'une autorisation.
  • 10 autres sont actuellement dans la procédure administrative.
  Si toutes les autorisations et tous les projets actuellement identifiés aboutissaient, on arriverait autour de 270 éoliennes.
 
Graphique : ChatGPT.  
 
À suivre...
 
2. Heureusement, le réseau électrique de Haute-Marne est aujourd’hui fortement sollicité par le développement des énergies renouvelables. Dans certains secteurs, les capacités disponibles pour raccorder de nouveaux usines éoliennes sont limitées, voire, en l’état actuel, inexistantes. Un projet éolien ne peut donc pas être raccordé simplement parce qu’il a obtenu ses autorisations. Il faut également disposer d’une capacité suffisante sur le réseau local et les postes électriques. Lorsque cette capacité est insuffisante, des travaux importants peuvent être nécessaires : transformateurs, lignes ou nouveaux équipements. Ces travaux peuvent prendre plusieurs années et représenter des investissements importants. Le Grand Est prévoit ainsi plusieurs milliards d’euros d’investissements et d’adaptations du réseau pour accompagner les nouveaux raccordements. La capacité du réseau constitue donc un facteur important qui peut limiter ou ralentir le développement de nouvelles usines éoliennes en Haute-Marne. Et, ce n'est pas nous qui allons noue en plaindre !
 
Sources 
  Les données utilisées dans cet article proviennent principalement des publications officielles de la Préfecture de la Haute-Marne, notamment son bilan d'activité 2024, les arrêtés d'autorisation environnementale, les dossiers d'enquête publique et les rapports associés.
 
Ave l'aimable participation de ChatGPT .
 
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USINES AGRIVOLTAÏQUES : NOS TERRES NOURRICIÈRES EN RÉEL DANGER

  Contrairement au discours des industriels affirmant que les usines agrivoltaïques — panneaux au sol, sont inoffensives pour l'environn...