TREIX : PROJET ÉOLIEN : AVIS FAVORABLE DU COMMISSAIRE ENQUÊTEUR

Consultation de l’intégralité des documents :
 RAPPORT DU COMMISSAIRE ENQUÊTEUR
 
1. Situation 
  « La société SEPE JOUBARBE, filiale du groupe Alterric GmbH, sollicite l’autorisation d’implanter un parc éolien sur la commune de Treix (52), à environ 4 km au nord-est de Chaumont. Le projet est constitué de deux éoliennes d’une hauteur maximale de 230 m en bout de pale et d’un poste de livraison. » 
«  Le dossier, le périmètre d’étude compte 15 parcs éoliens dont 6 sont construits et en exploitation, 3 sont autorisés, et 6 sont en instruction. Le dossier comptabilise dans l’aire d’étude éloignée 89 aérogénérateurs dont 38 en exploitation, 22 autorisés et 29 en instruction. » 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 2. Déroulé du projet
 

 
 
 p. 8. 
 
 
  
p. 9. 
 
  Le commissaire enquêteur fait preuve d'un raisonnement d'une pauvreté déconcertante. En décrétant qu’une éolienne invisible est une éolienne sans impact, il balaie d'un revers de main des enjeux sanitaires et environnementaux cruciaux. C'est un déni total des réalités acoustiques et électriques : le bruit, les infrasons et les courants fuyants ne s’arrêtent pas là où le regard s'arrête. En cela, il commet, volontairement ou involontairement ?, trois grave erreurs :
  • La réduction multidimensionnelle : le CE transforme un problème complexe — acoustique, santé humaine, ondes, en une simple question... de paysage.  
  • L'erreur scientifique : l'absence d'impact visuel n'a aucun lien physique avec la propagation des ondes sonores ou des courants électriques.
  • Le déni du ressenti : ce raisonnement disqualifie par avance toute plainte de riverain qui ne « verrait » pas les éoliennes de chez lui, créant une injustice de traitement. 

 p. 16.
 
    L’avis du commissaire enquêteur ignore totalement les mises en garde de la Mission régionale d'autorité environnementale — MRAe. Dans ses conclusions — page 9, l’Autorité environnementale désavoue la méthode du pétitionnaire : elle l'enjoint non seulement à revoir sa copie pour démontrer que le site retenu est le moins dommageable, mais elle l'invite surtout à se tourner vers des secteurs réellement propices à l’éolien. Pour la MRAe, le dossier est si incomplet qu'il nécessite une « reprise » intégrant une meilleure prise en compte de l'environnement.
«  L’ Ae recommande au pétitionnaire d’examiner d’autres solutions de substitution raisonnables pour le choix de site, au sens de l’article R.122-5 II 7° du code de l’environnement 10 , de façon à démontrer que le site retenu, après une analyse multi-critères, est celui de moindre impact environnemental.
  Elle recommande notamment au pétitionnaire de choisir des sites alternatifs situés en secteur favorable selon la cartographie des zones favorables au développement de l’éolien (ZFDE) de 2023.
  Les recommandations ci-après visent à permettre au pétitionnaire, pour la reprise de son dossier, d’identifier les éléments principaux pour la bonne prise en compte de l’environnement, en complément des avis rendus par les services au préfet. » 
 Source
 
 
 
p. 19.
 
  Le raisonnement du CE est cynique : le calme actuel du site sert de justification pour le détruire ! Sous couvert de « compatibilité », le bilan suggère que moins les habitants sont nombreux, moins leurs nuisances comptent, faisant de la faible densité démographique un blanc-seing pour le promoteur. 
 

p. 24.
 
  Une nouvelle fois, pour le CE, l'avis du promoteur semble faire loi face à celui de l' Ae. Cette dernière conteste radicalement la qualification de « zone favorable »  revendiquée par le projet. En suivant le pétitionnaire plutôt que l'expert public, le CE ne ferait-il pas une lecture biaisée des documents de planification régionale ? 
«  Ainsi, l’ Ae ne partage pas l’affirmation du pétitionnaire consistant à considérer que la zone d’implantation du projet est favorable à l’éolien d’après le Schéma régional éolien
Champagne-Ardenne (SRE).
» 
 
 

 

pp. 31/32.
 
 6.1.1 Participation des collectivités et des conseils municipaux


 

 p. 38. 
 
«  A l'issue du délai de 15 jours, seules 16 des 29 collectivités et municipalités intégrés au périmètre d'affichage et susceptibles d'émettre un avis, ont répondu. (11 avis favorables et 5 avis défavorables) » 
 
6.1.2 Participation du public
 
 La participation à l'enquête publique de Treix et Darmannes révèle une réalité glaçante : sur 490 habitants concernés, la participation s'est réduite à... 15 avis citoyens ou associatifs ! Quand le peuple s'abstient, le lobby s'installe. À travers la technique de l' astroturfing1, les écornifleurs du vent ont sciemment parasité l'enquête publique pour simuler un soutien local. Avec 9 avis sur 10, favorables au projet, sur 15 enregistrés, on ne parle plus de consultation mais d'infiltration. Par cette pratique coutumière, le lobby éolien a vidé l'enquête publique de sa substance et rend ses conclusions totalement caduques.
 
1. Technique de manipulation de l'opinion publique qui consiste à donner l'illusion d'un mouvement spontané et populaire, alors qu'il est en réalité orchestré par un lobby, une entreprise ou une organisation politique .
2.  Les 9 « infiltrés », déjà repérés sur d'autres CE, ont pour noms : Mmes. Piat / Zedda / de Chambos / Buiron et MM. Boyer / Martin / Lemaire / Lemoine / Bourgeois. 
 
 
 
 p. 39. 
 
 CONCLUSIONS ET AVIS MOTIVÉ
 
 
  
 
 
 

 
pp.16/17. 
 
« Quand on accepte d’être un animal domestique, on accepte par là-même de devenir un animal de boucherie. » 
Onfray Michel.  
 
 

 p. 19. 
 
Conclusion de php 
  L’issue de cette enquête ne faisait guère de doute : un avis favorable du commissaire enquêteur, fidèle à une pratique qui, jusqu’à présent, n’a jamais souffert la moindre exception. Un verdict d’autant plus aisé à rendre que la population locale s’est illustrée par son absence, laissant peu d’espoir à d’éventuels recours judiciaires.
  En validant ce qui s’apparente à un simulacre de consultation, une voie royale est ainsi ouverte à Madame la Préfète si elle venait à autoriser l’implantation de ces éoliennes funestes, ajoutant un nouveau chapitre au démantèlement progressif de nos paysages haut-marnais.
Bonne nuit, et bonne chance !

 

php
 
 
 
 
 

PORT-SUR-SAÔNE : DES ÉOLIENNES, DES BÊTES ET DES HOMMES : SIOUX BERGER EN CONFÉRENCE

 
 
 Biographie avec le soutien de gemini ia, Google. 
 
  Sioux Berger est une figure marquante du paysage médiatique et militant français, connue pour son profil polyvalent : journaliste, romancière et, plus récemment, figure de proue de la contestation contre l'éolien industriel en France.
 
Un parcours entre plume et nature
  Avant de devenir une voix forte du militantisme environnemental, Sioux Berger a construit une carrière solide dans le journalisme et l'édition. Spécialisée dans les questions de bien-être, de santé naturelle et d'écologie pratique, elle a publié de nombreux ouvrages — guides pratiques, romans, prônant un retour à l'équilibre et une reconnexion avec le vivant.
  Sa sensibilité à la préservation des paysages et de la biodiversité n'est donc pas une posture de circonstance, mais le prolongement logique de son travail d'autrice. 
 
Le tournant : le combat contre les éoliennes
  L'engagement de Sioux Berger contre l'expansion de l'éolien terrestre s'est cristallisé autour d'un constat : celui d'une transition énergétique qu'elle juge mal orchestrée et destructrice pour les territoires ruraux.
 Dans ses publications récentes comme Le prix du vent — 2022, et son roman Les Pentes, elle dénonce les dérives de l'installation industrielle d'éoliennes et leurs impacts sur le monde rural et la biodiversité.
 
  Depuis plusieurs années, elle recueille des témoignages d’agriculteurs qui affirment que leurs animaux — bovins, veaux, etc., et... eux-mêmes, ont présenté des problèmes de santé, ayant même engendré  des décès, après l’installation d’éoliennes à proximité. 
 
  Sa venue sur notre territoire, à l’invitation de l’association Haute-Saône Nature Environnement — HSNE, basée à Vesoul, constitue une opportunité d’information et d’analyse pour toute personne souhaitant approfondir la compréhension des impacts environnementaux des éoliennes en milieu rural.
 Ces problématiques ont conduit la communauté scientifique et institutionnelle à se saisir de la question des continuités écologiques nocturnes. Des chercheurs du Muséum national d’Histoire naturelle — MNHN, des écologues du CNRS, ainsi que des organismes officiels tels que l’Association nationale pour la protection du ciel et de l’environnement nocturnes — ANPCEN) l’ ADEME et, plus récemment, l’Office français de la biodiversité — OFB, ont contribué à formaliser et à réhabiliter le concept de trame noire.
 Cette trame noire correspond à la continuité écologique nocturne historiquement permise par la nuit naturelle, antérieure à la généralisation de l’éclairage artificiel. Elle s’inscrit dans le prolongement scientifique et opérationnel de la trame verte et bleue1, reconnue par le droit de l’environnement, et vise à garantir à la biodiversité nocturne des conditions fonctionnelles compatibles avec ses cycles biologiques  — déplacements, alimentation, reproduction.
  Face à la dégradation rapide et documentée des milieux nocturnes, cette approche a progressivement été intégrée aux politiques publiques de l’environnement et de l’aménagement du territoire, notamment à travers les documents de planification et les réglementations relatives à la pollution lumineuse2. Elle constitue aujourd’hui un référentiel scientifique et juridique, mobilisé afin d’assurer une reconnaissance institutionnelle des continuités écologiques nocturnes perdues et d’encadrer les projets susceptibles de les affecter. 
 
1. La Trame verte et bleue — TVB, est inscrite dans la loi — Grenelle II.
2. Aujourd'hui, il n’existe pas de loi spécifique intitulée « loi sur la trame noire ». Elle n’est pas juridiquement obligatoire en tant que telle. Elle n’a pas le même statut contraignant que certaines normes — zones Natura 2000, arrêtés de protection, etc.,. Mais, elle est considérée comme une extension fonctionnelle de la TVB pour la période nocturne.
 
BONNE SOIRÉE À VENIR.  
 
php 
 
 
 
 
 
 
 

FAYL-BILLOT, PIERREMONT-SUR-AMANCE ET PRESSIGNY : L' USINE ÉOLIENNE DÉFINITIVEMENT ARRÊTÉE

 
  Quel plus beau des cadeaux la justice1 pouvait-elle offrir aux opposants à cette usine que l’interdiction définitive, en l'état, de l'exploitation des 17 éoliennes ? Aucun autre. C’est, sans conteste, le plus beau des cadeaux !
  À noter que Mme le préfet a tout fait pour bloquer cette décision en soutien de l'exploitant du site :
 
 
p. 2.  
 
 En évoquant le soutien apporté à l’implantation de ces 17 éoliennes — alors même que le projet initial en comptait 29 — il est impossible de passer sous silence le rôle déterminant de certains exploitants agricoles, aujourd’hui parmi les manifestants à Paris et Bruxelles, ainsi que celui d’autres propriétaires fonciers ayant loué leurs terrains. Il convient également de rappeler la suffisance et la prétention de nombreux élus locaux, au sein des différentes collectivités, depuis la Communauté de communes des Savoir-faire jusqu’aux conseils municipaux successifs de Pressigny, Pierremont-sur-Amance, Charmoy, Fayl-Billot, Genevrières, Savigny et de la commune voisine de La Rochelle, en Haute-Saône. Toutefois, au sommet de cette chaîne de responsabilités, figure en premier lieu l’ancien préfet Celet, qui a officiellement autorisé le projet le 9 mars 2015
   On n'oubliera pas non plus, la distribution, en fin d'année, dans les boîtes à lettres des communes concernées, de la lettre d’information où l’exploitant du site n'hésitait pas à garantir une issue favorable, présentant la procédure comme un simple passage obligé avant la relance des 17 éoliennes. Son assurance confinant à... l’arrogance, l'exploitant semblait avoir décrété que l'avenir de l'usine était déjà scellé, faisant fi de la procédure en cours. Mal lui en prit !
 
  Concrètement que deviennent les 17 éoliennes immobilisées ? L'écornifleur du vent exploitant peut recommencer une nouvelle procédure qui est synonyme d'un retour en arrière de... 11 années ! Cette option prendra à son tour plusieurs années avant de déboucher sur... une enquête publique et des décisions administratives et judiciaires qui, pourraient aboutir... au même résultat. 
  En attendant, félicitations à toutes celles et ceux qui depuis toutes ces années n'ont rien lâché et, aux premiers d'entre eux : l' association Van d'osier de Pressigny, à leur avocat Me Monamy qui ont mené le combat judiciaire jusqu'à la victoire. 
 
1. Le jugement de la CAA de Nancy, 30 décembre 2025 . 
 
  Après les victoires récentes obtenues contre les projets éoliens sur les communes de Dammartin-sur-Meuse, Damrémont et Le Châtelet-sur-Meuse ainsi que sur la commune de Voisey, nos voisins haut-saônois de Champlitte, et dans l’attente des décisions définitives à venir concernant les communes de Cemboing, Charmes-Saint-Valbert, La Rochelle, La Quarte et Molay, et d'autres encore, le constat est frappant : la Justice semble avoir changé son fusil d'épaule !
  Alors qu’il y a une décennie, les recours devant le Tribunal Administratif — TA, de Châlons-sur-Saône se soldaient quasi systématiquement par des échecs, la Justice s'impose désormais comme un véritable contre-pouvoir et un arbitre de dernier recours. Ce changement de paradigme suggère que les juridictions administratives intègrent aujourd'hui de nouveaux critères de vigilance, mettant fin à l'ère des décisions autrefois unilatérales. Un tournant jurisprudentiel semble s'opérer... À suivre de près.
   La Justice, en devenant plus attentive aux réalités locales, légitime l'action collective et redonne tout son sens à la résistance citoyenne. Cette nouvelle donne ne peut qu'encourager tout à chacun et chacune, dans son village, dans son bourg, à s'opposer quand la connaissance d'un projet d'usine lui parvient à ses oreilles et à croire à son succès !
 
« L'indignation est un commencement. Une manière de se lever et de se mettre en route. On s'indigne, on s'insurge, et puis on voit. »
BENSAÏD Daniel 
👊 

Chronologie des faits, fournie par l'association Van d'osier
  • 21 novembre 2025
    Maître Monamy informe son client de la tenue d’une nouvelle audience devant la Cour, fixée au 18 décembre. Cette audience concerne la procédure de régularisation faisant suite à l’arrêt rendu en mai 2024 par la cour d’appel de Nancy, arrêt ayant entraîné la mise à l’arrêt des éoliennes.
  • 26 novembre 2025
    Maître Monamy lui transmet un courrier de la préfète précisant un calendrier prévisionnel pour l’instruction de la mesure de régularisation. Il y est indiqué que cette procédure ne pourrait aboutir, au plus tôt, qu’au 15 avril 2026. Une enquête publique est annoncée à compter du 26 janvier 2026, pour une durée d’un mois.

  • 11 décembre 2025
    La préfète dépose un mémoire en défense sollicitant le report de l’audience. Elle fait valoir que les éoliennes ayant déjà été construites, l’annulation de l’arrêté préfectoral du 9 mars 2015 entraînerait l’abandon de la procédure de régularisation engagée depuis mai 2024, ainsi que la destruction des éoliennes.

  • 16 décembre 2025
    Maître Monamy adresse à la Cour de Nancy une série d’observations en réponse.

  • 17 décembre 2025
    Maître Monamy informe son client que le rapporteur public conclura, lors de l’audience du 18 décembre 2025, à l’annulation du jugement n° 1501817 du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne du 12 décembre 2019, ainsi que de l’arrêté du préfet de la Haute-Marne du 9 mars 2015, en raison de l’absence de régularisation du vice constaté par l’arrêt avant dire droit, après expiration du délai imparti au pétitionnaire.

   La Cour administrative d'appel — CAA, de Nancy — décide :
 
 
 
 
 À travers ces photographies signées PHP, on prend la pleine mesure de l'omniprésence de ces 17 éoliennes. Leur influence marque profondément le paysage, bien au-delà des frontières administratives de notre département.
 
 PRESSIGNY
  
 
 Salle des fêtes.

Château d'eau.
  
PIERREMONT-SUR-AMANCE
 
 
 
 
 
  CHARMOY
 
  
 
LAFERTÉ-SUR-AMANCE  
 
 
 
 
LA QUARTE — Haute-Saône
 
 
 
 
 
 
 
À droite, l'on devine le Chêne de la Vierge ou Chêne Henri IV, site classé 1937, situé près du hameau de la Quarte. 
 
 
 FAYL-BILLOT
   
 
Carrefour de la Folie, dit la Rose des vents. 
 
 
 
Centre du village.
 
php

PÉNURIE D' ÉLECTRICITÉ EN ALLEMAGNE : LE PLAN D' URGENCE DE LA « COMMISSION DE RÉGULATION DE L' ÉNERGIE » D' OUTRE-RHIN

  L’Allemagne s’apprête à franchir une ligne rouge . L’Agence Fédérale des Réseaux —  Bundesnetzagentur , planche officiellement sur une « ...