SOMMERÉCOURT : UNE USINE DE MÉTHANISATION ENCORE AUTORISÉE

 
 La méthanisation, à l’instar de l’éolien ou de l’ agrivoltaïsme, semble suivre une logique d’expansion effrénée : derrière une installation, en surgit bien souvent une autre. Comme nous l’avons déjà souligné — voir lien ci-dessus, on assiste à une véritable déferlante orchestrée par les promoteurs du gaz*, soutenus par leurs alliés habituels — élus, exploitants agricoles, propriétaires fonciers — tous largement arrosés de l'argent des citoyens, français comme européens, et encouragés par les services de l’État. On ne peut que déplorer cette dynamique, qui laisse peu de place à la réflexion collective et assombrit considérablement les perspectives pour l’année 2025.

* Pour preuve : 
« Le constructeur PlanET BIOGAZ, en partenariat avec la Chambre d'Agriculture de Haute-Marne et GRDF, organise une réunion d'information sur la méthanisation et les nouvelles opportunités de développement de la filière sur le secteur entre Montigny le Roi et Bourbonne-les-Bains ce vendredi 10 janvier à partir de 10 h à Bourbonne-les-Bains.
Pauline BONNET
Chargée de mission bioénergies
Territoire entre Der et Hauts-Pays
Équipe Ingen'ergy 
26 avenue du 109ème RI – BP 82138
52905 CHAUMONT CEDEX 9 »
  « La signature de deux maires a été falsifiée dans le dossier, c’est extrêmement grave». Baptiste de Fresse de Monval, avocat au barreau de Paris, représente les maires de Baugy et de Marquéglise deux communes concernées par l’implantation de lagunes de stockage de digestat — déchets organiques et/ou végétaux — sur le territoire du Pays des Sources. Un projet très contesté (un collectif d’opposant s’est créée) porté par la société Métha-Oise qui exploite le méthaniseur de Braisnes-sur-Aronde. Le procureur de la République a été avisé. Le préfet informé.

Arrêté préfectoral n°52-2024-12-00167, en date du 30 décembre 2024

  •  Le porteur du projet
 
Pour en savoir plus, lire ICI
  • Les avis des collectivités concernées

 
  • Impacts du projet sur l'environnement et la population

  Ainsi, tout serait sous contrôle pour la préfecture. Il faudra se souvenir en temps voulu de ces « considérant » !...
  • Les nombreuses non-conformités de l'installation... validées !

  • L'installation
  -  L’usine a obtenu une autorisation pour traiter jusqu’à 99 tonnes d’intrants par jour. Pour l’instant, en raison de mesures temporaires et d’obligations de mise en conformité — voir ci-dessous, elle est limitée à 30 tonnes par jour. Pour donner un ordre d’idée, l’usine de Langres — récemment épinglée par un arrêté préfectoral après une pollution de cours d’eau — avait déclaré 38,3 tonnes par jour dans sa demande officielle. Dans le cas de Sommerécourt, on ne peut que s’inquiéter : une fois les restrictions levées, rien n’empêchera l’usine de fonctionner à plein régime… avec toutes les conséquences que cela pourrait entraîner. »
 

 
    
 
 
- Épandage
 

  
 Qui sera en charge de ces contrôles et qui peut nous assurer que ces derniers auront bien lieu régulièrement sur le temps long ?
 
 Pour prendre connaissance de l'arrêté dans son ensemble, c'est ICI.

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