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PERCEY-LE-GRAND : L' USINE ÉOLIENNE EN CONSTRUCTION

 
 
  Après 17 ans d'opposition et une année de report — le démarrage du chantier avait été annoncé pour juin 2025, ce dernier est aujourd'hui, malheureusement, bien réel ! Le projet prévoit l'implantation de 10 éoliennes d'une hauteur de 207 mètres en bout de pale, constituant un record de hauteur pour le « nid éolien » formé par les départements de la Haute-Saône, de la Côte-d'Or et de la Haute-Marne.
 
 Au total, 10 éoliennes sont en cours d’installation à Percey-le-Grand, petite commune de Haute-Saône de 95 habitants située au carrefour des Trois Provinces, à 3 km de la Côte-d’Or. Photo Rémy Monget
 Source. 

  La répartition des implantations est la suivante : 
  • 9 éoliennes sur des propriétés privées 
  • 1 éolienne sur un terrain communal

  Lors de l'enquête publique, organisée du 27 janvier au 27 février 2017, il était rappelé que : 
  • Le projet avait été initié en 2008. 
  • Un référendum local, organisé le 12 septembre 2010, avait recueilli un avis favorable de la population, avec 85 % de suffrages favorables et un taux de participation de 71 %. 
  • Un mât de mesure avait ensuite été implanté en juillet 2015 afin de poursuivre les études nécessaires au développement du projet.
  • 270 observations ont été enregistrées dans le cadre de l'enquête publique, dont « ... 7 observations — 2,6%, de déclarent favorable aux projet d'éoliennes et 263 — 97,4%, se déclarent opposés au projet.. ».
  •  Les conseils municipaux de Percey-le-Grand, de Saint-Maurice-sur-Vingeanne et d' Orain ont émis un avis favorable au projet, tandis que la commune voisine de Cusey, en Haute-Marne, a rendu un avis défavorable.
  •  Le projet est implanté au nord de la commune, en limite du territoire de Champlitte — Haute-Saône
  • 4 des dix éoliennes « sont situées dans le périmètre de protection rapprochée du captage d'alimentation en eau potable de la source de la Fontaine Es Ritz ».
  • « la multiplication des parcs éoliens dans un périmètre de 19 km autour du projet soumis à enquête publique peut entraîner un effet de saturation visuelle. ».
  • « la commission d'enquête à l'unanimité émet un avis favorable... »1
1. Ainsi, en dépit d'une mobilisation massive lors de l'enquête publique et d'une opposition très largement majoritaire, l’administration a choisi de s'en tenir uniquement à l’avis favorable de ces trois commissaires enquêteurs : MM. KELLER, BONNEFOY et DE LAMBERTERIE. Que reste-t-il alors de ce prétendu pouvoir de décision du dit « peuple souverain », si souvent brandi par nos politiques et nos institutions judiciaires, lors d'échéances électorales ?
  Un commissaire enquêteur ne devrait pas prononcer de jugement personnel au cours de son enquête. Son rôle devrait se limiter à rassembler les pièces du dossier et à consigner scrupuleusement les avis des citoyens, des collectivités et des parties prenantes. Il se devrait de rédiger un rapport strictement neutre, à l'image du travail d'un expert judiciaire lors d'un litige classique entre particuliers ou entreprises.
 
  Pour l'histoire, le conseil municipal 2008-2014, qui a eu l'excellente initiative d' organiser le référendum auprès de la population, était composé de :
  • Jean PELTEY 
  • Hervé ALTERIET
  • Philippe BAYLE
  • Jean-Paul GLÄSSNER 
  • Marcel GERBER
  • Jean-Claude LEGRAND
  • Chantal DUEZ
  • Christian GEOFFROY
  • Marie-Claire CHABUT
Source. 
 
  Le conseil municipal 2017, qui a donné un avis favorable lors de l'enquête publique. En gras, les réélus : 
  • Hervé ALTERIET 
  • Jean PELTEY 
  • Jean-Paul GLÄSSNER 
  • Christian GEOFFROY
  • Chantal DUEZ 
  • Mickaël SAINSON
  • Michel AVENEL  
Source. 
 
Le conseil municipal 2020-2026. À noter que durant ce mandat, entre mars 2020 et octobre 2024, au moins trois conseillers élus en 2020 ont quitté le conseil : Michel Avenel, Bruno Troncin et Jean Peltey. Ces derniers ont été remplacés par : Éloïse Geoffroy, Sacha Geoffroy et Catherine Boront. En gras, le réélu :
  • Hervé ALTERIET
  • Lydie ALTERIET 
  • Éloïse GEOFFROY → devenue Éloïse LANGLOIS, juillet 2025
  • Sacha GEOFFROY 
  • Catherine BORONT   
  • Jean-Pierre REBILLY   
  • Marie BERCHOTTEAU  
Source.  
 
Le conseil municipal 2026-2032 /2033 ? 
  En fait, les élections municipales de mars 2026 ont pris une tournure exceptionnelle : aucun candidat ne s’est présenté. Comme dans 4 autres communes du département, l’absence totale de candidature a empêché la tenue du scrutin municipal. Pour éviter une rupture dans la gestion quotidienne de la commune, le préfet de la Haute-Saône a nommé une délégation spéciale. Cette procédure, prévue par le Code général des collectivités territoriales, intervient lorsque le conseil municipal ne peut pas être constitué. Cette délégation spéciale est composée de trois membres désignés par le préfet.  Depuis le 10 mai, et après plusieurs semaines d’incertitude politique, la commune a retrouvé un conseil municipal. Les habitants ont finalement été appelés aux urnes. C’est la liste « Ensemble pour Percey-le-Grand », menée par Mathias Langlois, qui a remporté le scrutin. Ce dernier a été élu maire.
 À noter que l'élection s'est tenue en mai et que, pourtant, en plein mois de juillet, il est toujours impossible de connaître, sur les sites officiels, la composition du nouveau conseil municipal. À l'heure où l'intelligence artificielle permet de traiter et de diffuser l'information en quelques instants, une telle lenteur dans la mise à jour des données publiques a de quoi surprendre.  
 
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PORT-SUR-SAÔNE : DES ÉOLIENNES, DES BÊTES ET DES HOMMES : SIOUX BERGER EN CONFÉRENCE

 
 
 Biographie avec le soutien de gemini ia, Google. 
 
  Sioux Berger est une figure marquante du paysage médiatique et militant français, connue pour son profil polyvalent : journaliste, romancière et, plus récemment, figure de proue de la contestation contre l'éolien industriel en France.
 
Un parcours entre plume et nature
  Avant de devenir une voix forte du militantisme environnemental, Sioux Berger a construit une carrière solide dans le journalisme et l'édition. Spécialisée dans les questions de bien-être, de santé naturelle et d'écologie pratique, elle a publié de nombreux ouvrages — guides pratiques, romans, prônant un retour à l'équilibre et une reconnexion avec le vivant.
  Sa sensibilité à la préservation des paysages et de la biodiversité n'est donc pas une posture de circonstance, mais le prolongement logique de son travail d'autrice. 
 
Le tournant : le combat contre les éoliennes
  L'engagement de Sioux Berger contre l'expansion de l'éolien terrestre s'est cristallisé autour d'un constat : celui d'une transition énergétique qu'elle juge mal orchestrée et destructrice pour les territoires ruraux.
 Dans ses publications récentes comme Le prix du vent — 2022, et son roman Les Pentes, elle dénonce les dérives de l'installation industrielle d'éoliennes et leurs impacts sur le monde rural et la biodiversité.
 
  Depuis plusieurs années, elle recueille des témoignages d’agriculteurs qui affirment que leurs animaux — bovins, veaux, etc., et... eux-mêmes, ont présenté des problèmes de santé, ayant même engendré  des décès, après l’installation d’éoliennes à proximité. 
 
  Sa venue sur notre territoire, à l’invitation de l’association Haute-Saône Nature Environnement — HSNE, basée à Vesoul, constitue une opportunité d’information et d’analyse pour toute personne souhaitant approfondir la compréhension des impacts environnementaux des éoliennes en milieu rural.
 Ces problématiques ont conduit la communauté scientifique et institutionnelle à se saisir de la question des continuités écologiques nocturnes. Des chercheurs du Muséum national d’Histoire naturelle — MNHN, des écologues du CNRS, ainsi que des organismes officiels tels que l’Association nationale pour la protection du ciel et de l’environnement nocturnes — ANPCEN) l’ ADEME et, plus récemment, l’Office français de la biodiversité — OFB, ont contribué à formaliser et à réhabiliter le concept de trame noire.
 Cette trame noire correspond à la continuité écologique nocturne historiquement permise par la nuit naturelle, antérieure à la généralisation de l’éclairage artificiel. Elle s’inscrit dans le prolongement scientifique et opérationnel de la trame verte et bleue1, reconnue par le droit de l’environnement, et vise à garantir à la biodiversité nocturne des conditions fonctionnelles compatibles avec ses cycles biologiques  — déplacements, alimentation, reproduction.
  Face à la dégradation rapide et documentée des milieux nocturnes, cette approche a progressivement été intégrée aux politiques publiques de l’environnement et de l’aménagement du territoire, notamment à travers les documents de planification et les réglementations relatives à la pollution lumineuse2. Elle constitue aujourd’hui un référentiel scientifique et juridique, mobilisé afin d’assurer une reconnaissance institutionnelle des continuités écologiques nocturnes perdues et d’encadrer les projets susceptibles de les affecter. 
 
1. La Trame verte et bleue — TVB, est inscrite dans la loi — Grenelle II.
2. Aujourd'hui, il n’existe pas de loi spécifique intitulée « loi sur la trame noire ». Elle n’est pas juridiquement obligatoire en tant que telle. Elle n’a pas le même statut contraignant que certaines normes — zones Natura 2000, arrêtés de protection, etc.,. Mais, elle est considérée comme une extension fonctionnelle de la TVB pour la période nocturne.
 
BONNE SOIRÉE À VENIR.  
 
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CHAMPLITTE : PROJET USINE ÉOLIENNE : LE STOP DE LA COUR D'APPEL ADMINISTRATIVE DE NANCY

  Nouveau revers infligé par la CAA de Nancy aux écornifleurs du vent, qui avaient obtenu en 2016 l’autorisation préfectorale d’exploiter leur usine de 9 éoliennes, culminant à 180 m en bout de pale. Ce 6 novembre 20251 restera une excellente journée pour TOUS les opposants, d'ici et d'ailleurs, dont l’engagement constant, ENTIÈREMENT BÉNÉVOLE et sans compter, démontre une détermination exemplaire à protéger la santé, le bien-être des populations et la biodiversité face aux projets de ces écornifleurs du vent… et du soleil !
En avant toutes !
 
  Pour ce projet, les principales opposants sont : 
 
  CAA de Nancy : Rôle de la séance publique du 9/10/2025 
 
 
 
1. À noter que la page officielle « Décisions de justice » de la CAA Nancy ne mentionne pas encore d’arrêté daté du 6 novembre concernant ce tel projet.
 
  Il était une fois... une histoire longue et aux nombreux rebondissements...
 
Rapport des Installations classées pour l'environnement de la DREAL 

 

 p. 2.

 

 

 p. 3.

 

 

 

 

pp 5-6.
 
 Notes : voir en fin de billet, le conseil municipal 2020-2026. 
 
 
p. 8.

 

p. 9.  
 
  Pour prendre connaissance de la totalité de l'enquête publique, conclusions motivées et avis, c'est ICI.  https://www.haute-saone.gouv.fr/contenu/telechargement/10539/85288/file/Eolien%20Champlitte-conclusions%20CE.pdf

« L'Inspection des installations classées de la DREAL 

 
 
p. 11.  
 
  Pour prendre connaissance dans sa totalité du document, c'est ICI.  
 

Arrêté n° 70-2016-04-28-014, du 28 avril 2016
 
 
 
p. 4.
 
 
 p. 5. 
 
 
 
p. 14.
 

p. annexe. 

  Pour prendre connaissance dans sa globalité cet arrêté, c'est ICI. 
 
 Divers arrêtés et consorts, depuis 2016
 
  1. Arrêté DREAL n° 70-2023-10-27-00030, en date du 2 octobre 2023 ;
  2. Arrêté n° 70-2016-04-28-014 du 28 avril 2016 portant autorisation unique délivrée à la
    société EOLE RES pour l'exploitation de 9 installations de production d'électricité
    utilisant l'énergie mécanique du vent et 3 postes de livraison, sur le territoire de la
    commune de Champlitte ;
  3. Arrêté n° 70-2021-10-21-00017 du 21 octobre 2021 prenant acte de la modification des
    conditions d'exploitation de son installation par la SARL C.E.P.E Trois Provinces sur le
    territoire de la commune de Champlitte ; 
  4.  Arrêté préfectoral complémentaire n° 70-2022-04-15-00001 du 15 avril 2022 prenant
    acte de la modification des conditions d'exploitation de son installation par la SARL
    CEPE Trois Provinces sur le territoire de la commune de Champlitte ;
  5. Courrier du 10 août 2020 déclarant le changement d'exploitant entre la société EOLE
    RES et sa filiale dénommée C.E.P.E TROIS PROVINCES, acte par l'inspection des
    installations classées pour la protection de l'environnement, en date du 3 décembre
    2020 ; 
  6. Dossier de porter à connaissance communiqué le 2 juin 2023 de la SARL C.E.P.E
    TROIS PROVINCES proposant les modifications apportées à l'exploitation du parc
    éolien sur le territoire de la commune de Champlitte ; 
  7.  Courriel du 23 août 2023 de l'exploitant pour l'actualisation des garanties
    financières ;
  8. Rapport de l'inspection des installations classées pour la protection de
    l'environnement en date du 19 octobre 2023
    ; 
  9. Changement d'exploitant entre la société EOLE RES et sa filiale dénommée C.E.P.E
    TROIS PROVINCES, a été acté par l'inspection des installations classées pour la
    protection de l'environnement, en date du 3 décembre 2020 ; 
  10.  Mise à jour de l'étude d'impact et notamment de la séquence Revisiter, Réduire, Compenser
    (ERC) dans dossier de porter à connaissance de juin 2023 et de la mise à jour du diagnostic
    écologique du 19 mai 2023 ;  
Pour prendre connaissance de l'ensemble des documents rattachés à ce projet, c'est ICI. 
 
Conseil municipal 2020-2026
  Lors des élections de 2020, le conseil municipal a été profondément renouvelé : seuls 5 des 19 élus ayant siégé entre 2014 et 2020 ont été reconduits, parmi lesquels l’actuel maire, Patrice Colinet. 
  • COLINET Patrice, maire, chef d'entreprise de 10 salariés ou plus
  • GAUTHERON Martine, 1ere adjointe, ancien artisan, commerçant, chef d'entreprise
  • GUILLAUME Christian, 2e adjoint, ancien agriculteur exploitant 
  • HUMBERT Patrick, 3e adjoint, ancienne profession intermédiaire 
  • THEVENOT Martine, maire délégué Champlitte-la-Ville, ancien employé
  • CLERGET Éric, maire délégué Frettes, agriculteur sur grande exploitation
  • PANHALEUX Jean-Loup, maire délégué Leffond, ancien cadre 
  • DESGREZ Sandra, maire délégué Margilley, profession intermédiaire de la santé et du travail social 
  • MILLE Éliane, maire délégué Montarlot, ancien agriculteur exploitant
  • VINCENT Raymond, maire délégué Neuvelle, employé civil et agent de service de la fonction publique
  • AVENTINO Patrice, cadre administratif et commercial d'entreprise  
  • HARTMANN Daniel, ancien cadre
  • HENRIOT Jean-Marc, cadre administratif et commercial d'entreprise
  • HUMBERT Patrick, suppléant, ancienne profession intermédiaire 
  • LAMBERT Catherine, ancien cadre 
  • MOUSSARD François, ancien agriculteur exploitant 
  • PINEAU Jean-Christophe, profession libérale 
  • POUPLIN/FOURCAUDOT Yvonne, ancien cadre 
  • THIBAULT Virginie, agriculteur sur petite exploitation 
En gras, les réélus en 2020 
 
- Inscrits : 1392 / 1458 en 2014
- Abstention : 445 / 539 
- Votants : 947 / 919
- Blanc ou nul : 48 / 357
- Exprimés :  899 / 562
 
  • Il est à noter que, depuis 2016, pas moins de 6 préfets se sont succédé en Haute-Saône.
  • Il convient également de souligner que la décision de la CAA constitue le troisième STOP relatif à une usine éolienne sur le secteur, après :
  • Haut vannier, 17 éoliennes, Fayl-Billot, Pierremont-sur-Amance et Pressigny, Haute-Marne 
  • Les hauts de la Rigotte, 6 éoliennes, en construction, La Quarte, La Rochelle, Molay et Charmes-Saint-Valbert, Haute-Saône.
 
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ROCHE ET RAUCOURT : PROJET ÉOLIEN : RAPPORT ET AVIS DE LA COMMISSION D'ENQUÊTE


 
  La Haute-Saône ouest, territoire frontalier de la Haute-Marne et de la Côte-d’Or, subit une déferlante éolienne inédite ! Facilités par des élus locaux, des exploitants agricoles et des propriétaires terriens, les écornifleurs du vent multiplient les offensives. Le projet de Roche et Raucourt s’inscrit dans cet ouragan irrésistible ?
Qu'on se le partage : 
  • TINCEY-ET-PONTREBEAU : l'enquête publique vient de s'ouvrir pour le projet d'une usine de 4 éoliennes, de 200m en bout de pale !  
  • FRANCOURT, RENAUCOURT, ROCHE-ET-RAUCOURT et VOLON : avis d'enquête publique, 6 octobre - 8 novembre 2025, sur le projet d'usine de 11 éoliennes de... 241m en bout de pale ! la dinguerie !
  •  FOUVENT-SAINT-ANDOCHE et ROCHE-ET-RAUCOURT : démarchage actuel des propriétaires par la société NOTUS ENERGY1
  • Cette actualité fait suite aux projets d’ Argillières, Dampierre-sur-Salon, Delain, Fouvent-Saint-Andoche et Larret, ainsi qu’à ceux de RAZE, de La Rochelle et de Vesoul.
 

 MRAe : « le projet va par ailleurs marquer le paysage en cumulé avec les autres projets du territoire — actuellement 32 projets éoliens potentiels pour plus de 230 mâts. » Source. 
 
 
 
 1. NOTUS energy est une entreprise allemande fondée en 2001 et basée à Potsdam. Elle est active dans plusieurs pays européens, dont la France, l'Ukraine, le Kosovo et la Turquie. En France, son siège social est à Paris et elle possède plusieurs bureaux en province : Montpellier, Nantes, Lille, tours, Bordeaux, etc. 
 
Avis de la Mission Régionale d’Autorité environnementale — MRAe  
«  La société « PE DE ROCHE-ET-RAUCOURT » [2] a déposé une demande d’autorisation environnementale pour le projet de construction et d’exploitation d’un parc éolien, au lieu-dit « Bois de Roche », sur le territoire de la commune de Roche-et-Raucourt. Il est plus précisément situé au nord-ouest du département de la Haute-Saône (70), à environ 33 km à l’ouest de Vesoul, 54 km au nord-est de Dijon et 42 km au nord-ouest de Besançon. Le projet de parc éolien est intégralement implanté dans la forêt communale de Roche-et-Raucourt.
[2]. PE DE ROCHE-ET-RAUCOURT, SAS — Société par Actions Simplifiée,  filiale de Valeco; 188 rue Maurice Béjart, 34080 Montpellier; capital social... 500€ ! Le dirigeant est la maison mère. Aussi, nul doute que cette entreprise est une coquille vide !
 
« Le projet de parc est composé de cinq éoliennes, dont la hauteur maximale en bout de pale atteint 230 m, et de deux postes de livraison. La puissance totale prévue du parc est de 28 mégawatts (MW) maximum. Le raccordement électrique est envisagé sur le poste source de Malvillers à environ 16 km au nord-est.  »
« Le projet prend place dans des milieux forestiers présentant des enjeux particulièrement forts pour les chauves-souris4. Situé à environ trois kilomètres de la vallée de la Saône, axe principal de migration des oiseaux et comportant un riche patrimoine — château de Ray-sur-Saône par exemple, le projet va par ailleurs marquer le paysage en cumulé avec les autres projets du territoire — actuellement 32 projets éoliens potentiels pour plus de 230 mâts. L’ensemble de ces éléments amène à s’interroger sur le choix de cette implantation, qui apparaît comme une opportunité foncière et aurait dû faire l’objet d’une analyse des solutions de substitution raisonnables au regard de leur moindre impact environnemental, conformément aux dispositions de l’article R.122-5 du Code de l’environnement.
  La MRAe recommande principalement, sur la qualité du dossier d’étude d’impact et sur la prise en compte de l’environnement, d’étudier impérativement des scénarios de sites alternatifs, a minima à l’échelle intercommunale, en comparant leurs impacts sur l’environnement et en recherchant un éloignement des forêts et des lisières boisées, le projet présenté étant à l’encontre des préconisations européennes et françaises notamment vis-à-vis de la protection des chauves-souris et par ailleurs très impactant pour le paysage au regard notamment des effets cumulés »
p. 3.
  
  Pour prendre connaissance de l' avis de la MRAe dans sa globalité, c'est ICI.  
 
 
 COMMISSION D'ENQUÊTE
 
  Tout au long du rapport, et plus particulièrement dans le CHAPITRE 2 : CONCLUSIONS MOTIVÉES ET AVIS,  nous constatons que ses membres ont justifié ce qui est injustifiable, par un avis favorable et sans réserves. Cette décision va à l’encontre de la volonté et du choix de la majorité de la population, en reprenant à leur compte l’intégralité des arguments du lobby éolien et des différentes agences publiques ou autres de soutien, telles que l’ ADEME, RTE ou le GIEC. Nous frôlons la caricature !...
  Par ce choix, les 3 membres de la commission satisfont le porteur du projet qui les rémunère en partie3, tout en conservant la faveur du tribunal qui les a nommé. Où est l'intérêt général dans tout cela ?... 
 
 
 
 p. 279.
 
3.
.  « Les commissaires enquêteurs et les membres des commissions d'enquête ont droit à une indemnité, à la charge de la personne responsable du projet, plan ou programme, qui comprend des vacations et le remboursement des frais qu'ils engagent pour l'accomplissement de leur mission.
  Un arrêté conjoint des ministres chargés de l'environnement, du budget et de l'intérieur fixe les modalités de calcul de l'indemnité.
  Le président du tribunal administratif ou le conseiller délégué par lui à cette fin qui a désigné le commissaire enquêteur ou les membres de la commission d'enquête, détermine le nombre de vacations allouées au commissaire enquêteur sur la base du nombre d'heures que le commissaire enquêteur déclare avoir consacrées à l'enquête depuis sa nomination jusqu'au rendu du rapport et des conclusions motivées, en tenant compte des difficultés de l'enquête ainsi que de la nature et de la qualité du travail fourni par celui-ci.
Il arrête, sur justificatifs, le montant des frais qui seront remboursés au commissaire enquêteur.
 (...)
  La personne responsable du projet, plan ou programme verse au commissaire enquêteur, directement ou par le biais d'un tiers que ce dernier mandate à cette fin, les sommes dues, déduction faite du montant de la provision versée dans les conditions définies à l'article R. 123-27. Elle effectue ce versement au plus tard un mois à compter de la notification de l'ordonnance mentionnée au cinquième alinéa du présent article.
  En l'absence de versement des sommes dues dans ce délai, le commissaire enquêteur peut recouvrer ces sommes contre les personnes privées ou publiques par les voies du droit commun. 
... »
 
Exemple pratique pour un projet éolien
  • Durée enquête : 30 jours
  • Nombre de commissaires : 3
  • Indemnité forfaitaire par commissaire : 2 000 €
  • Indemnités journalières pour permanences — 10 jours x 120 € : 1 200 €
  • Frais annexes : 300 €
  • Total par commissaire : 3 500 €
  • Total commission : 10 500 €
  • Ce total est payé par la préfecture, mais remboursé par le porteur du projet dans le cadre du financement de l’enquête publique.
 

  
 
 RAPPORT
Par :
  • KELLER Éric, ci-joint le CV, où l'on apprend que ce dernier est aussi gérant associé indépendant responsable de la société désignée ci-dessous,, fonction qu’il occupe depuis le 27 septembre 2018. Il est donc l’un des dirigeants principaux de l’entreprise, qui est activement impliqué dans des missions d’aménagement du territoire et de concertation publique.
 
 Initiative Aménagement & Développement — IAD, est une société basée à Vesoul. Ses activités sont principalement axées sur l'urbanisme, l'aménagement du territoire, les études environnementales et l'assainissement, notamment pour des collectivités locales. D'après les informations disponibles, il n'y a pas de preuve directe que IAD ait été impliquée dans des projets liés à l'éolien. Cependant, étant donné que l'éolien est un secteur en pleine expansion en Haute-Saône, il est possible que IAD ait été sollicité pour des études d'impact environnemental, des études paysagères ou des évaluations réglementaires dans le cadre de projets éoliens. Il est également envisageable qu'ils aient collaboré avec des bureaux d'études spécialisés dans l'éolien, sans être directement identifiés comme acteurs principaux dans ce domaine.
  • ROTH Jean-François, retraité, commandant divisionnaire de police au sein du Ministère de l'Intérieur, à Besançon .
  • BIANCONI Serge, CV ci-joint, où l'on apprend que son dernier poste a été celui de Directeur adjoint des solidarités au Conseil départemental de Haute Saône — 2006-2021. Son expérience en tant que directeur adjoint des solidarités au Conseil général de Haute-Saône, et auparavant à l’ AFPA —1999‑2006, laissait supposer une réelle maîtrise des enjeux sociaux et territoriaux. Pourtant, l’émission d’un avis favorable sans la moindre réserve pour des monstres de 230 m en bout de pale qui vont fortement nuire à la qualité de vie des habitants, nous laisse un sérieux doute sur la profondeur réelle de ces compétences supposées.... 
LE PROJET 
 
 p. 7. 
 
 
 
 Il convient de noter que le projet d'usine se situant dans le Bois de Roche au sud - ouest des communes  Roche et Raucourt, ainsi que Brotte-lès-Ray, celles-ci seront sous les vents dominants, synonyme de fortes nuisances, comme le bruit et les infrasons. D'autant plus que la distance à vol d’oiseau entre l’usine et les communes  inférieure à 2 km, Roche et Raucourt, et d’environ 2,5 km pour Brotte-lès-Ray. 
 
p. 14. 
« 3.1. Synthèse et classification thématique des observations recueillies 
  1776 visiteurs ont consulté le site internet dédié et 1673 téléchargements ont été effectués.
    Les observations ont été classées en deux catégories principales :
  - avis favorable au projet ;
  - avis défavorable au projet.
 
(...)
 
  Chaque écrit du public est considéré comme une observation. La pétition signée de 58 personnes est donc considérée commune une seule observation.
  Certains signataires ont déposé plusieurs observations qui apparaissent « grisées » dans les tableaux ci-après. Une observation peut comporter plusieurs thèmes. 
  76 observations ont été émises :
  - 8 observations (10,5 %) se déclarent favorable au projet d’éoliennes,
  - 68 observations (89,5 %) se déclarent opposées au projet 
 
 Ces chiffres sont toutefois faussés du fait des observations multiples c’est à dires des observations distinctes signées des mêmes personnes.
  Si les observations multiples ne sont prises en compte qu’une seule fois, le nombre total d’observation s’élève à 65 dont 7 observations (10,7 %) se déclarent favorables au projet et 58 (89,2 %) se déclarent opposés au projet.
p. 52. 
 
  Pour rappel, la commune de Roche-et-Raucourt, qui comprend le village de Roche — anciennement Roche-sur-Vanon, et le hameau de Raucourt situé à 2 km, compte 149 habitants. 
  À signaler que, sur les 7 avis négatifs, on relève :
  - 4 anonymes
  - 2 membres de la famille Riondel, Francine et Denis — ce dernier étant le maire réélu en 2020 de la commune voisine de Tincey-et-Pontrebeau, qui compte 84 habitants — portant également un projet d’usine éolienne, actuellement soumis à enquête publique du 15 septembre au 15 octobre :
« Le parc éolien , qui verrait le jour à hauteur d’une butte, quasi équidistante des villages de Tincey et de Lavoncourt, ce qui crispe aussi chez le voisin, dont le conseil municipal a unanimement délibéré contre, serait donc constitué de trois éoliennes d’au moins 200 mètres, en bout de pale. Le tout, à cinq kilomètres du château de Ray-sur-Saône, fait qui alimente bien des débats (lire par ailleurs). ».
 
  - LAMOUR Laurent , photographe de Côte d'Or ?
 
  - Le conseil municipal de Roche et Raucourt n'a pas participé à l'enquête publique mais, à voté à l'unanimité favorablement pour ce projet, en septembre 2020, dès son élection :
«  Le lancement de la démarche de concertation sur le projet de création d’un parc éolien a eu lieu à la suite d’une délibération favorable du conseil municipal en septembre 2020. Valeco rencontra à plusieurs reprises le conseil municipal pour discuter de l’avancée du projet et soulever des questions techniques comme celle autour du reboisement. Ces réunions ont donc eu pour but d’associer à chaque étape et chaque nouvelle avancée les élus afin qu’ils puissent débattre et émettre leurs avis. Ainsi, trois points d’avancement avec les élus se sont tenus : en avril 2021, en janvier 2022 et en mars 2022. »

Conseil municipal 2020-2026 
  Au-delà de constater que le conseil municipal, où plusieurs fratries semblent présentes d’après les noms des élus, prend un air « familial », on note également une nette baisse des inscrits, de 134 en 2014 à 115 en 2020 et une forte abstention : 37.
  • RUBIO David, maire,  cadre de la fonction publique
  • WILHELM Sylvain, premier adjoint, ancien employé
  • GARNERY Carole, deuxième adjoint,  profession intermédiaire de la santé et du travail social
  • GARNERY Alexandre, agriculteur sur petite exploitation
  • GARNERY Gérard, contremaître, agent de maîtrise
  • BLANDIN Karine, ouvrier non qualifié de type industriel
  • BLANDIN Anthony, personne diverse sans activité professionnelle de moins de 60 ans, sauf retraité
  • LESCORNEL Vincent, contremaître, agent de maîtrise 
  • GRANTE Cyril,  agriculteur sur moyenne exploitation
  • POULNOT Michel, artisan
  • DUPOISOT Lionel, technicien
 En gras, les réélus en 2020
 
- Inscrits : 115 / 134 en 2014
- Abstentions : 37 / 19 
- Votants : 78 / 117
- Blancs ou nuls : 3 / 0
- Exprimés : 75 / 117
 
 
  CHAPITRE 2 : CONCLUSIONS MOTIVÉES ET AVIS
 
 
 p. 278.
 
Pour prendre connaissance de l'ensemble du Rapport, conclusions et avis motivé de la commission d'enquête, c'est ICI.
 
Aux jours qui viennent !... 
 
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MOLAY : POLLUTION DE LA RIVIÈRE AU DIGESTAT DE MÉTHANISATION

 « Mercredi, à 10 h 15, un technicien de la fédération de Haute-Saône pour la pêche et la protection du milieu aquatique, en présence de la gendarmerie et de quelques habitants qui s’étaient rassemblés, a effectué des analyses. Selon son rapport, le produit qui se trouve dans l’eau serait du digestat, résidu issu de la MÉTHANISATION de déchets organiques. 6 kilomètres du cours d’eau auraient été impactés et plusieurs centaines de poissons seraient décédés. »
 
  
 
 Le maire de la commune, Pascal Doussot, a constaté le décès de dizaines de poissons. Photo Louise Clerget.
«   « On voit que la pollution provient d’une zone en amont, où il y a un méthaniseur avec du purin. Moi je pense qu’il y a eu une rupture de canalisation ou quelque chose comme ça. Ça a dû partir dans le réseau de la ferme, puis dans la rivière ». Contacté, l’exploitant conteste. Selon lui, la pollution de l’eau n’est pas liée aux activités de sa ferme. »
 
  La Rigotte est une rivière longue de 10,7 km qui traverse les communes de Farincourt, en Haute-Marne, ainsi que celles de Bourguignon-lès-Morey, Charmes-Saint-Valbert, Cintrey, Molay, La Roche-Morey et La Rochelle, situées en Haute-Saône. Elle présente la particularité de comporter des pertes et des résurgences dans son lit. Pour en savoir plus, consultez le lien suivant : https://chemindeleau.com/Perte-et-resurgence-de-la-Rigotte.html.
 
 
 
 Perte de la Rigotte. Disparition dans andouzoir. Crédits : Michèle Bidaut.
 
 

Résurgence à Fouvent — 70. Crédits: Michèle Bidaut.
 
Quelle usine est en cause ?
  Après vérification, voici notre analyse :
    Deux usines de méthanisation sont actuellement en activité en amont de la rivière :
  • La Quarte : située à environ 6 km de la rivière. Toutefois, la Rigotte ne traverse pas cette commune, et deux épisodes de pollution (1) ont été signalés avant même la mise en service de l’usine, en 2024. 
  • La Rochelle : la rivière traverse bien cette commune, et l’usine y est en fonctionnement depuis plusieurs années  2011. Autre indice pour le moins troublant, on distingue bien un ru, voir carte ci-dessous, qui passe juste à droite de l'usine et qui, se jette dans la Rigotte. Cependant, la distance mentionnée dans l’article — six kilomètres — ne concorde pas avec les deux kilomètres qui séparent en réalité l’usine de Molay. 
 

Source.
 
(1). Le dernier en date, en 2023, était un accident de la route  : Molay : un tracteur se renverse et déverse « au moins 15 000 litres » de purin dans la rivière Rigotte Par « purin », lisez digestat !
 
  Dans l'instant, en attendant les résultats de l'enquête officielle, notre cœur penche plutôt vers l' usine implantée à La Rochelle, pour les raisons évoquées ci-dessus et, aussi, parce que nous avons déjà précédemment présenté l'usine de La Quarte.
  

 Les lieux de l'évènement. Source. 


 
 GAEC Vivieroche, vue du ciel. Source. 
 

  Présentation du GAEC Vivieroche

Source, sauf indiqué.
  • « Le GAEC Vivieroche est une exploitation agricole créée en 1998 et composée de 7 associés. Il exploite depuis cinq ans une unité de méthanisation au lieu-dit Les Champs Viards, sur le territoire de la commune de La Rochelle, en Haute-Saône.
  • Historique de l’unité de méthanisation :
    - Le 02/02/10, le préfet de la Haute-Saône a accusé réception de la déclaration ICPE pour l’exploitation de l’unité de méthanisation.
    - Le 16/06/2010, le permis de construire a été accordé.
    - Le 27/07/2011, l’unité de méthanisation a été mise en route à une puissance de 150 kW électriques.
    - En 2016, les associés projettent un agrandissement de l’unité de méthanisation.
      La demande de permis de construire est déposée en parallèle du présent dossier de demande d’enregistrement. Un dossier de demande d’agrément sanitaire est en cours d’instruction par les autorités compétentes 
  • « Le projet du GAEC de Vivieroche a été retenu dans le cadre du PPE (Plan de performance énergétique des entreprises agricoles), en juin 2009 pour le montant de financement maximal (375.000 €) sur la base d’un dossier de candidature constitué par Solagro. L'investissement total est de 1,35 M€ (renouvellement du matériel d'épandage compris). » Source.
  • En 2016, les associés projettent un agrandissement de l’unité de méthanisation. La demande de permis de construire est déposée en parallèle du présent dossier de demande d’enregistrement. Il s’agit d’installer sur site un second moteur, une torchère fixe, un cooker® (réchauffeur de substrat permettant d’améliorer la digestion des matières), de créer un post- digesteur et enfin de couvrir la fosse de stockage existante d’une membrane de récupération du biogaz.
 
  • Les intrants sont de deux types : les effluents fumiers, lisiers) produits par les activités des élevages, et d’autres matières fermentescibles, permettant d’optimiser et de régulariser la production de gaz au cours de l’année
 
  
 
 
  •  Le stockage de digestat
      Le stockage est précédé d’un séparateur de phases spécialement conçu pour le traitement du digestat. Celui-ci est alimenté par pompage depuis le post-digesteur, et présente un réservoir tampon. Les phases solide et liquide du digestat sont séparées, la vis pressant la matière contre un tamis à ouvertures fines, avec un système d’ouverture de sortie à régulation pneumatique. Ainsi, on retrouve une phase liquide diminuée en volume, et une phase solide à 25% MS (suivant réglages). Le séparateur de phases, existant, se situe dans un bâtiment, dans lequel s’accumule en tas la phase solide, alors que la phase liquide passe actuellement dans une fosse de stockage non couverte. Après l’agrandissement, cette fosse sera couverte d’une membrane Biolene, pour permettre la récupération de biogaz.
      La séparation de phase en amont de la fosse de stockage permet d’augmenter la capacité de stockage de digestat. En effet, environ 20 à 30% du volume environ seront sous forme solide, et stockés sur une aire prévue à cet effet. La quantité anticipée de matières liquides après séparation de phases est de 11 117 tonnes annuelles, alors que 3 706 tonnes se trouveront sous la forme solide.
      Les ouvrages de stockage du digestat liquide et solide permettent de gérer au mieux les différentes valorisations possibles de la matière digérée. Cela permet de diminuer au maximum les risques environnementaux liés à l’épandage dans de mauvaises conditions.
      Leur capacité est établie en fonction de la législation en vigueur (capacité de stockage de 4 mois au minimum), mais aussi des contraintes agronomiques et de production propres aux exploitations.
    Capacités de stockage existantes au niveau du GAEC :
 
  • 7. Protection de la qualité de l’eau : Impacts diffus
      Les impacts diffus sont principalement causés par une fertilisation inadaptée. La qualité du digestat, la capacité de stockage de digestat avant son épandage, mais aussi la superficie disponible pour l’épandage et le respect du plan d’épandage sont les garants d’une utilisation maîtrisée des effluents d’élevage.
      Le digestat, par ses caractéristiques de composition (azote minéralisé, peu de matières organiques) et sa texture, limite les risques de pollution des sols et de l’eau. La mise en place d’une unité de méthanisation réduit ainsi les risques de pollution par les matières organiques.
      Les impacts diffus sont donc diminués pour les utilisateurs de la matière.
 
 
 Pour prendre connaissance du document dans son entier, cliquer sur le lien : https://www.haute-saone.gouv.fr/contenu/telechargement/13679/110232/file/Dossier+Enregistrement+Vivieroche20160701.pdf
 
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PERCEY-LE-GRAND : LE CHANTIER DE L' USINE ÉOLIENNE DÉBUTERA À LA FIN DE L'ÉTÉ

 Après près de dix années de mobilisation et de recours, le projet d’implantation d’une usine de 10 éoliennes, d’une hauteur inédite dans le secteur — 207 mètres en bout de pale1, un record pour la Haute-Saône, la Côte-d’Or et la Haute-Marne — devrait entrer en phase de chantier dès le mois de septembre, selon le promoteur du projet.
  Il s’agit d’une nouvelle installation industrielle qui viendra s’ajouter à un territoire déjà fortement impacté par le développement éolien, à cheval sur la Côte-d’Or et la Haute-Saône. Comme l’illustre la carte ci-dessous, cette zone compte déjà de nombreuses implantations, et ce recensement est malheureusement loin d’être exhaustif. 
 
1. À ce jour, l'usine éolienne du « Haut Vannier », en Haute-Marne, constitue la référence en matière de hauteur dans le secteur. Ses 17 éoliennes, implantées sur les communes de Fayl-Billot, Pierremont-sur-Amance et Pressigny, atteignent 183 mètres en bout de pale. Situées à environ 25 kilomètres à vol d’oiseau du projet, elles dominent déjà largement le paysage environnant.
  Le nouveau projet franchit une étape supplémentaire en prévoyant des machines culminant à 207 mètres en bout de pale, soit près de 25 mètres de plus. Cette augmentation, loin d’être anodine, renforce les interrogations sur les conséquences d’un tel changement d’échelle.
  Des éoliennes de cette dimension accentuent inévitablement leur visibilité dans le paysage et étendent leur emprise visuelle sur un territoire plus vaste. Elles soulèvent également des préoccupations concernant la préservation du cadre de vie des habitants ainsi que les incidences potentielles sur la biodiversité, notamment pour les oiseaux et les chauves-souris, dont la sensibilité aux infrastructures éoliennes est largement documentée.
  Dans un territoire déjà fortement concerné par le développement éolien, cette nouvelle montée en puissance illustre une tendance au gigantisme des installations. Au-delà de la seule question de la production d'énergie, elle interroge sur les limites acceptables de l'industrialisation des paysages et sur la prise en compte des enjeux environnementaux, patrimoniaux et humains dans les choix d'aménagement du territoire.
   
  
   Percey-le-Grand, au cœur du nid éolien !... Source. 
 
  
 
  Ci-dessous, la liste actuelle des usines disposant d’une autorisation préfectorale de production dans les départements de la Haute-Saône et de la Côte-d'Or.
  • 96 éoliennes pour la Haute-Saône 
  • 262 éoliennes pour la Côte d'Or 
La série est en cours ! Le pire est avenir !





 
  L’extension du périmètre d’étude à un rayon de 20 km, incluant désormais le sud de la Haute-Marne voisine, met en évidence une prolifération massive et désordonnée d’éoliennes. Cette expansion transforme progressivement le paysage en un ensemble fragmenté et hétérogène, accentuant un mitage du territoire déjà particulièrement préoccupant. 
 
 
 
 
 

Chronologie du projet : principales étapes
 
L’instruction de ce projet a donné lieu à un parcours administratif et judiciaire particulièrement dense, ponctué de plusieurs étapes majeures qui ont profondément influencé son évolution :
  1. 2016 : Rapport de la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement, DREAL Grand Est.
  2. 2017 : Conclusions et avis du commissaire enquêteur et de ses adjoints, suivis de l'autorisation préfectorale.
  3. 2020 : Jugement du Tribunal Administratif de Besançon.
  4. 2021 : Jugement de la Cour Administrative d'Appel de Nancy.
1
 
 
 
 
 
 
 
p. 8.
 
 
 
 
 p. 11.
 
2
 
 
 « Plan de localisation des éoliennes, extrait du dossier de l'enquête publique »
 
p. 8.
 
 
 
p. 9.

 

p. 15. 
 
 
 
p. 17.
 
 
 
p. 18.
 
 

p. 31.
 
 
 
p. 32.
 
À noter que :
  1. Marie-Françoise Lecaillon a exercé les fonctions de préfète de la Haute-Saône du 9 juillet 2015 au 7 décembre 2017. C’est dans le cadre de ce mandat qu’elle a signé, le 10 juillet 2017, l’arrêté autorisant ce projet.
  2.  De 2017 à 2024, le projet a été porté localement par l'établissement secondaire de la Société d'exploitation du parc éolien Orchis — SEPE ORCHIS,, implanté à Margny-lès-Compiègne — Oise. Depuis 2024, la conduite du projet est assurée par Alterric France, qui a succédé à cette structure. Alterric France est issue de la fusion — mars 2024, d' Alterric France et d' Intervent SAS. Ces deux sociétés étaient détenues à 100 % par Alterric Internationale Beteiligungs GmbH, dont le siège est situé à Aurich, en Allemagne. Le siège social d' Alterric France est établi à Margny-lès-Compiègne. L'entreprise dispose également d'implantations à Mulhouse, Paris et en Bretagne. Sa société mère, Alterric GmbH, a été créée — mars 2021, à la suite du rapprochement des activités éoliennes des groupes EWE et ENERCON, renforçant ainsi sa position parmi les principaux acteurs européens du secteur.
 
 
 
p. 47.
 
 
 
 
 
 
 pp. 50-51. 
 
  À noter : au terme de la consultation des collectivités concernées, 6 communes ont rendu un avis favorable, une seule a émis un avis défavorable, tandis que 8 communes se sont abstenues de formuler une position.. Lire ci-devant. 

  
 
 

 
 
 L’avis favorable ? Évidemment. Et les recommandations ? Inévitables. On coche toutes les cases, comme d’habitude. 
 
p. 88. 
 
3
 
 
 
 
 
 
 
4
«  Par un jugement n° 1701962 du 25 juin 2020, le tribunal administratif de Besançon a annulé l'arrêté de la préfète de la Haute-Saône du 10 juillet 2017, a mis à la charge de la société SEPE Orchis et de l'Etat la somme de 1 000 euros chacun, à verser à l'association pour la défense du patrimoine et du paysage de la vallée de la Vingeanne et à la société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France et a rejeté le surplus des conclusions de la demande. »  
« L'association pour la défense du patrimoine et du paysage de la vallée de la Vingeanne, la société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France, Mme F... C..., M. A... E... et M. G... E... ont demandé au tribunal administratif de Besançon d'annuler l'arrêté du 10 juillet 2017 par lequel la préfète de la Haute-Saône a délivré à la société d'exploitation du parc éolien (SEPE) Orchis une autorisation unique portant sur la construction et l'exploitation d'un parc éolien composé de dix aérogénérateurs et de trois postes de livraison sur le territoire de la commune de Percey-le-Grand et de mettre à la charge de l'Etat et de la société SEPE Orchis la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. »
« Procédure devant la Cour :
  Par une requête enregistrée, sous le n° 20NC01499, le 9 juillet 2020, et quatre mémoires enregistrés les 30 novembre 2020, 8 et 22 janvier et 5 février 2021, la SAS société d'exploitation du parc éolien (SEPE) Orchis, représentée par Me D..., demande à la cour :
1°) d'annuler le jugement du tribunal administratif de Besançon du 25 juin 2020 ;
2°) de mettre à la charge de l'association pour la défense du patrimoine et du paysage de la vallée de la Vingeanne et autres une somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 7611 du code de justice administrative. »
 
«  Il résulte de l'instruction, ainsi que l'ont relevé les premiers juges, que le projet de parc éolien litigieux est situé à proximité d'autres parcs éoliens avec, au nord-est, le parc éolien des Trois Provinces à Champlitte composé de neuf éoliennes et situé à une distance de 3 à 5 km, au sud-ouest, le parc éolien des sources du Mistral, comprenant neuf éoliennes et situé à 9,5 km et, au sud-est, le parc des Écoulottes composé de sept éoliennes situé à environ 8 km et le parc de Val de Vingeanne-est comprenant dix-sept éoliennes à une distance comprise entre 5 à 13 km. Une étude complémentaire sur les effets cumulés paysagers du projet avec ceux des projets éoliens d' Orain et de Champlitte a été présentée en novembre 2016 par la société pétitionnaire et a notamment porté sur six lieux : la sortie ouest de Margilley, l'arrivée sud sur Orain, la covisibilité avec le château classé de la Romagne, le passage du canal de la Marne la Saône à Courchamps, l'arrivée sud sur Percey-le-Grand et la place de l'église Percey-le-Grand. »
« Le dossier de demande d'autorisation unique déposé par la SEPE Orchis comportait, outre les indications relatives à l'existence d'un capital social de 5 000 euros, à un investissement total de 46,5 millions d'euros financé à hauteur de 30 % par des apports en fonds propres et de 70 % par des prêts bancaires (...) la SEPE Orchis a produit devant les premiers juges une lettre de la société Enercon2, sa société mère, également fabricante et fournisseur des éoliennes afférentes au projet de parc éolien en cause, aux termes de laquelle cette société s'engage, de manière ferme et définitive, à mettre à disposition de la SEPE Orchis ses propres capacités techniques et financières dans le cas, très hypothétique, où le prêt bancaire était refusé, en recourant, au besoin à un financement sur ses fonds propres pour le cas où la SEPE ORCHIS n'obtiendrait pas le financement bancaire. »
« Article 1er : Le jugement du tribunal administratif de Besançon du 25 juin 2020 est annulé.
Article 2 : La demande présentée par l'Association pour la défense du patrimoine et du paysage de la vallée de la Vingeanne et autres devant le tribunal administratif de Besançon est rejetée.
Article 3 : L'Association pour la défense du patrimoine et du paysage de la vallée de la Vingeanne, la Société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France, Mme F... C..., M. A... E... et M. G... E... verseront solidairement à la SEPE Orchis la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le présent arrêt sera notifié à la SEPE Orchis, à la ministre de la transition écologique à l'Association pour la défense du patrimoine et du paysage de la vallée de la Vingeanne, à la Société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France, à Mme F... C..., à M. A... E... et à M. G... E....
2
N° 20NC01499  »
2. La société est fondée en 1984 par Aloys Wobben, 1952-2021, à Aurich, Basse-Saxe, en Allemagne. En 2021, « Le segment commercial d' ENERCON pour « développement de projets et exploitation de parcs éoliens de la société» a été mis en service par l'actionnaire unique AWS et a été transféré à Alterric, une entreprise commune avec EWE AG. ». En 2025, Enercon poursuit son développement avec une progression notable de ses ventes en Turquie, en Europe de l’Est, ainsi que sur plusieurs marchés asiatiques émergents. Dans le même temps, l’Allemagne et l’Europe de l’Ouest continuent de constituer ses zones d’activité historiques et structurantes. Il est cependant important de noter qu’en dépit de cette présence internationale affirmée, Enercon ne figure pas dans le classement des dix premiers fabricants mondiaux d’éoliennes en 2024, comme en témoigne la présentation ci-devant :
«   BloombergNEF et Wood Mackenzie Power & Renewables Mackenzie ont publié leur classement annuel des équipementiers éoliens, mettant en évidence les principales tendances et évolutions du marché.
🔹 Un total de 121,6 GW d'énergie éolienne a été mis en service dans le monde en 2024 - en hausse de 4 % en glissement annuel.
 🔹 Pour la première fois depuis 2013, les 4 premières places reviennent à des équipementiers chinois, selon BloombergNEF :
 1️⃣ Goldwind - 19,3 GW
 2️⃣ Envision Energy - 14,5 GW
 3️⃣ Windey Energy - 12,5 GW
    En ce qui concerne les fabricants occidentaux :
 🔹 Vestas reste le premier équipementier non chinois, classé 5e avec 10,2 GW.
 🔹 Siemens Gamesa est en tête pour la capacité offshore, avec une répartition 50/50 entre l' onshore et l'offshore.
 🔹 Nordex Group dépasse GE Vernova et rattrape presque Siemens Gamesa - ce qui est remarquable étant donné qu'il n'opère qu'à terre.
 🔹 ENERCON ne figure pas dans le top 10 de BNEF mais aurait installé 2,8 GW.
       90 % de la nouvelle capacité éolienne mondiale était terrestre »
 
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USINES AGRIVOLTAÏQUES : NOS TERRES NOURRICIÈRES EN RÉEL DANGER

  Contrairement au discours des industriels affirmant que les usines agrivoltaïques — panneaux au sol, sont inoffensives pour l'environn...