samedi 7 mars 2015

Lettre ouverte à la Commission mixte paritaire de l’Assemblée nationale et du Sénat

World Council for Nature


7 mars 2015

Mesdames, Messieurs les Députés et Sénateurs,


Votre Commission mixte paritaire débat ces jours-ci, entre autres choses, un amendement voté par le Sénat fixant à 1000m la distance tampon entre éoliennes et habitations, au lieu des 500m en vigueur jusqu’ici.


Tel qu’indiqué dans sa mission (1), le Conseil mondial pour la Nature défend les populations humaines lorsqu’une agression contre la Nature menace aussi la santé des hommes, femmes et enfants. Voici donc nos remarques, que nous vous prions de bien vouloir considérer.


L’Etat français a fait voeu d’ignorer le fait que les éoliennes émettent des infrasons, que ceux-ci sont d’une nature particulière parce “pulsés” par le passage des pales devant le mât, et qu’ils sont source d’insomnies, de céphalées, de nausées, de palpitations et arythmies cardiaques, de haute pression artérielle, d’acouphènes, etc. Une importante littérature scientifique (2) en fait état, que la plupart des médias ignorent au nom du “consensus”. Or ce fameux consensus n’est qu’un nouveau mot pour désigner la pensée unique. Les scientifiques non corrompus disent et redisent que la science n’admet pas les contraintes du politiquement correct.


Comme dans le cas du tabac, de puissants intérêts financiers se sont employés à communiquer aux médias des informations erronées. Ils ont financé quantité d’études pseudo-scientifiques exonérant les éoliennes de tout effet négatif sur la santé. Beaucoup de ces études se qualifient de “revue par des pairs”. Mais que cela vaut-il lorsque ces pairs sont eux-même des partisans de l’éolien, voire financés par lui? Souvenons-nous de l’industrie du tabac et des autres qui, de nos jours encore, imposent leurs produits à coup de lobbying et de campagnes de relations publiques coûtant des millions?


Un remarquable historique de cette entreprise pour étouffer la vérité vient d’être publié en Australie. Il a été reproduit un peu partout, notamment par Friends Against Wind, un site international basé en France dont l’audience ne cesse de croître (3). Le grand public y apprendra que l’industrie éolienne sait que ses machines émettent des infrasons qui nuisent à la santé des riverains. Elle le sait depuis trente ans (étude américaine de la NASA), mais depuis ce temps elle s’est employée à empêcher que les infrasons soient considérés dans les législations sur les éoliennes. L’historique en question relate toutes les étapes de cette gigantesque manipulation (3).


Dans une lettre ouverte au Ministre de l’Écologie, dont les Députés et Sénateurs ont reçu copie, le collectif Victimes de l’Éolien explique que seule une minorité de riverains souffre des infrasons émis par les éoliennes. Ce sont des personnes qui sont sensibles à ces très basses fréquences, tout comme ces minorités qui souffrent par exemple du mal de mer ou de voiture. Un excellent documentaire canadien, tourné dans la province de l’Ontario (qui compte beaucoup d’éoliennes), recueille le témoignage de plusieurs de ces victimes. S’ils mentent, alors ce sont les meilleurs acteurs du monde… (4).


Pour les autres riverains, pour cette majorité qui ne souffre pas des infrasons, le danger sanitaire est également présent, mais ils ne le “sentent” pas encore. Les médecins qui étudient les effets des infrasons éoliens ont fait savoir que la sensibilisation à ces vibrations augmente avec le temps d’exposition. Les effets à long terme qui ont été mis en évidence incluent:
– l’épaississement des parois des vaisseaux sanguins en raison d’une augmentation de collagène (en l’absence de tout processus inflammatoire) (6);
– un état d’alerte physiologique entraînant une augmentation plasmatique d’adrénaline et un disfonctionnement endothélial. Les conséquences en sont une augmentation des risques d’accidents cardio-vasculaires (7);
– l’apparition de tumeurs malignes (cancers) (8);
– l’affaiblissement du système immunitaire (2);


Sur les animaux aussi: en Pologne, une étude sur des oies domestiques révèle un impact nocif des éoliennes sur la consommation de fourrage, le gain de poids, et le niveau de cortisol dans le sang (9).


À terme, ce sont en fait tous les riverains qui sont menacés, sur la santé desquels les infrasons font leur oeuvre pernicieuse en silence. Il est donc très important, et surtout urgent, de prendre des mesures.


Augmenter la distance tampon à 1000 mètres sera-t-il efficace pour protéger les populations? Oui, dans une certaine mesure, mais ce ne sera pas suffisant. L’État fédéré de Bavière a adopté une loi plus appropriée imposant une distance minimum de 10 fois la hauteur des éoliennes, soit 2000m pour celles de 200m de haut (ce sont les plus hautes jusqu’à présent…). L’État de Victoria, en Australie, a établi 2km comme distance minimum pour toute éolienne industrielle. Plusieurs municipalités et comtés outre-atlantique ont également imposé des zones tampons de cet ordre de grandeur. La commission sanitaire du comté de Brown, dans l’État de Wisconsin, a quant à elle déclaré la centrale éoliennne de Shirley « dangereuse pour la santé » (health hazard) (10). La municipalité de Plympton-Wyoming, au Canada, a adopté une mesure plus générale qui impose des pénalités financières pour les propriétaires de centrales éoliennes qui émettraient des basses fréquences au-dessus d’un certain seuil (11).


Il faut savoir aussi que plus les éoliennes sont hautes et puissantes, plus elle émettent d’infrasons nocifs (12).


«Les personnes sensibles sont donc en fait comme le proverbial canari de la mine. Mais tandis que ces canaris sont choyés, les victimes des éoliennes sont conspuées»(4). Est-ce normal, dans un pays comme la France?


Nous espérons que vous saurez adopter les mesures qui s’imposent pour préserver la santé des riverains et faire cesser le martyr des victimes, dont les plus pauvres ne peuvent déménager de leurs propriétés fortement dévaluées par les éoliennes voisines. Au Danemark, l’État verse une compensation aux riverains pour compenser la perte financière sur la valeur de leur maison.


Nous vous prions d’agréer, Mesdames, Messieurs les Députés et Sénateurs, l’expression de notre haute considération.


Mark Duchamp
Président
wcfn@live.com
Références :
2) – littérature scientifique sur les effets délétères des éoliennes sur la santé:
En anglais (liste plus exhaustive): Témoignage du Dr Sarah Laurie, Directrice générale de la Fondation Waubra
Si le lien ne marche pas la 1ère fois, essayez une deuxième fois. Ça marchera – c’est un problème du site Waubra.

php





Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire