samedi 30 août 2014

La filière touristique monte sur le ring

Source: La Croix : 11/11/2013

Après les associations de riverains et l’Umih (Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie), le réseau Tourcom http://www.tourcom.fr  est le premier réseau national  d’agence de voyages à adhérer au collectif PULSE,
http://stop.eolien.offshore.free.fr  qui se bat pour un littoral français sans éoliennes, ainsi qu’à la FED (Fédération Environnement Durable). 



Le Président du réseau, Richard Vainopoulos, s’insurge contre la menace que font peser les centaines d’éoliennes offshore en projet sur l’attrait touristique de la France. Nos correspondants à l’étranger, notamment en Grande-Bretagne et en Amérique du Nord, sont inquiets des projets d’éoliennes autour du Mont-Saint-Michel ou face aux plages du débarquement, deux hauts lieux de la mémoire française mais aussi mondiale.


Une menace persistante sur le Mont-Saint-Michel


Pour Tourcom, l’annulation de la construction des éoliennes d’Argouges, à moins de 20 km du Mont-Saint-Michel, ne signifie pas la fin du danger. En l’absence d’une zone d’exclusion beaucoup plus large des éoliennes, l’Unesco continue de menacer la France de déclasser ce site prestigieux. L’organisation internationale se réunira à nouveau le mois prochain pour étudier le cas des éoliennes du Mont-Saint-Michel. Au moment où de grands travaux sont engagés pour restituer au Mont-Saint-Michel son insularité – un chantier classé « opération d’intérêt national » – il semble d’autant plus incohérent de défigurer le site par des projets d’éoliennes.


Un projet fou d’éoliennes face aux plages du débarquement


Mais le Mont-Saint-Michel n’est pas le seul grand site touristique menacé. Un complexe éolien de cent aérogénérateurs pourrait voir le jour d’ici 2015 dans la baie d’Arromanches, notamment au large d’Omaha Beach. Pour rappel, des milliers de soldats nord-américains ont perdu la vie au large de cette plage. Ce projet fait l’objet d’une récente pétition lancée par l’association d’Arromanches Port Wilson Churchill, http://portwinston.blogspot.fr qui appelle au respect d’un lieu de mémoire sacré pour les vétérans américains et canadiens.


50% de touristes en moins

Pour Richard Vainopoulos, ces éoliennes ne rapporteront rien mais coûteront très cher en termes d’emplois. Une première étude d’impact touristique montre que les côtes françaises pourraient perdre jusqu’à 15% de touristes français et 30 % de touristes étrangers. Les chiffres montent même à 50% pour les sites les plus célèbres dont font partie le Mont-Saint-Michel et les plages du débarquement. À l’heure où la France n’a jamais eu autant besoin d’emplois et où le tourisme assure une grande partie de notre excédent commercial, cette perspective n’est pas acceptable.

Contacts Presse :
Richard Vainopoulos (Tourcom) – 01.73.79.50.64
Catherine Boutin (PULSE) – 06.10.28.71.12
Jean-Louis Butré (FED) – 06.80.99.38.08


Ce qui est bon pour le Mont St Michel, est bon pour notre territoire!




La France des monuments se bat contre les éoliennes



Erick Wallecan, propriétaire du château de Flers, pose le 2 septembre 2013 devant 

le monument, près duquel des éoliennes de 110 m de haut ont été installées


Une bataille sans précédent pour la protection des paysages, menacés par l'avancée des parcs éoliens, a lieu à travers la France des monuments et sites classés, première destination touristique mondiale.
«On a été encerclé», dit à l'AFP Erik Wallecan, 65 ans, propriétaire du château de Flers (nord), montrant des éoliennes de 110 m de haut placées au beau milieu de la trouée du parc conçu par Jean-Marie Morel (1728-1810) surplombant les collines de l'Artois.


Ce belge passionné du XVIIIe français vient de remporter sur la Compagnie du Vent (GDF-Suez) une victoire judiciaire retentissante, le tribunal ayant vu «un préjudice esthétique de dégradation de l'environnement résultant d'une dénaturation totale d'un paysage bucolique et champêtre».


GDF-Suez assure être allé «au-delà de la réglementation qui prévoit un éloignement des habitations de 500 m».


Mais, preuve de l'inadaptation de cette protection, «50% des dossiers sont devant les tribunaux», dit à l'AFP Alexandre Gady, Président de la Société pour la Protection des Paysages et de l'Esthétique de la France (SPPEF).


Partout ailleurs des paysages sont menacés.


En Charente-Maritime, près de la côte atlantique, la chapelle Sainte-Radegonde de Courant, dont les bases romanes datent du XIIIe, doit être entourée d'éoliennes au milieu des champs...


Plus au sud, plusieurs communes ont créé une association appelée «Préservation du tourisme et des sites du Pays des Pyrénées Cathares».


La Fédération des énergies du vent, soucieuse de minimiser l'ampleur du bouleversement des sites, a mis en ligne un argumentaire selon lequel «de tout temps, les modes de production et de transport de l'énergie ont façonné nos paysages».


Il y a en France plus de 43.000 monuments et sites classés pour 4.000 éoliennes réparties sur 1.127 sites. Or, l'État voudrait multiplier leur nombre par trois d'ici 2020, un objectif qui inquiète les défenseurs du patrimoine.


«L'éolienne est un objet banalisant, qui écrase tout», résume Alexandre Gady.


«On parle de biodiversité, mais il y a aussi la diversité des paysages», fait valoir Michel Collot, auteur de «La Pensée-Paysage».


Pour lui, «on a affaire à un conflit entre une logique écologiste, qui voit la sauvegarde de l'environnement en termes de pure économie énergétique, et une logique paysagère, chargée d'identité, de valeur affective, culturelle, tout aussi importante».

La France a ratifié en 2006 la Convention européenne du Paysage, mais elle place la protection de ses paysages sous l'égide du ministère de l'Écologie, dont la priorité est le développement de... l'éolien  http://www.developpement-durable.gouv.fr/La-Convention-Europeenne-du.html


C'est sans doute pourquoi l'Unesco, voyant menacé le Mont Saint-Michel, a exigé l'établissement d'une zone d'exclusion de 20 km autour de ce site classé au patrimoine mondial, dépêchant même sur place une mission.


«C'est une première», explique à l'AFP Petya Totcharova, du Centre du Patrimoine Mondial. «Le site doit pouvoir rester dans l'ambiance dans laquelle il a été créé», dit-elle.


Mais la préservation des paysages est aussi une nécessité économique.


La France est la première destination touristique mondiale avec 76,8 millions de touristes étrangers par an et 37 milliards d'euros de recettes.


Or, «l'État français ne tient pas compte de l'impact de l'éolien sur le tourisme en termes d'emplois», déclare à l'AFP Patrick Weiten, Président du Conseil général de Moselle (Est).


Il a porté plainte devant la Commission Européenne contre l'Allemagne: En installant des éoliennes de 198 m de haut à la frontière, ce pays menace de faire perdre au château de Malbrouck, monument historique situé à 1 km, une partie de ses 80 000 visiteurs annuels.





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