MANDRES-LA-CÔTE : LE CONSEIL MUNICIPAL TENTÉ PAR UNE PARTICIPATION FINANCIÈRE DANS LE PROJET ÉOLIEN

  Inscrite au cœur du « nid » éolien qui s’est progressivement constitué, au fil des années, autour de Chaumont — comme exposé ci-avant — la commune ne pouvait qu’être, tôt ou tard, tentée de se doter de sa propre installation éolienne. Cette perspective trouvera-t-elle son aboutissement ce soir, le 8 avril 2022, à l’occasion du conseil municipal ?


 Mandres-la-Côte : rendez-vous, vous êtes cernés ! Source


 


Les symboles. Source


  En cas de vote favorable, la commune apporterait, de surcroît, sa touche personnelle à ce type de projet : une participation financière directe, par une entrée au capital de la société porteuse, dont celui-ci s’élève actuellement à… 500 € ! — voir ci-dessous. Dans ces conditions, ne pourrait-on pas aller jusqu’à envisager l’implantation de machines sur des terrains communaux ?


 
   Dès lors, la décision qui sera prise ce soir revêt un caractère immanquablement capital pour l’avenir des 549 Mandrines et Mandrins. Le choix personnel de chacun des quinze élus engagera en effet bien plus que leur seule personne — et bien au-delà de la durée de leur mandat.
 
   À suivre... 

1. Situation
   Mandres-la-Côte est située au sud-est de Chaumont, sur la D417 et à environ 16km de celle-ci, à vol d'oiseau. 
 
 
   
  Le déclin des commerces locaux a déjà durement éprouvé la cohésion de notre communauté. Est-il alors raisonnable de penser qu’une usine éolienne de grande envergure — avec des mâts atteignant 180 mètres — soit le remède à cette fragilité ? Entre nuisances sonores, risques sanitaires et bétonnage des sols, ce projet menace l'essence même de notre écosystème et de notre patrimoine.
  Nous devons nous interroger : cette transformation industrielle améliorera-t-elle réellement le pouvoir d'achat des habitants ? Favorisera-t-elle les moments de partage qui faisaient la vie du village ? La réponse semble évidente : on ne reconstruit pas une identité villageoise sur un socle de béton et à l'ombre de turbines géantes. 
 
- Vue générale
 

Photo : René Hourdry

   Le village accueille un musée dit « La ferme d'antan  » : 
«  installée dans une ferme haut-marnaise traditionnelle, la Ferme d’antan vous replonge dans l’ambiance de la Champagne rurale en 1900. Par une suite d’intérieurs et d’ateliers reconstitués, la visite conte l’histoire et la vie quotidienne des paysans : alimentation, enfance, beauté, soins des animaux... mais aussi les travaux en fonction des saisons : moissons, travail en forêt, vendanges... »
 
L'entrée du musée. Photo Kiki 5252
 
 
Un des 10 espaces restaurés, avec des matériaux traditionnels, sur 750m2 d'exposition. Photo

2. L'Agglomération de Chaumont ou le " nid " éolien
   Grâce la location de terres, en échange d'un loyer annuel, auprès de propriétaires, d'exploitants agricoles et autres communes et, avec la bénédiction de caciques et autorités locaux, la colonisation éolienne s'est répandue et, ce faisant, l'Agglomération de Chaumont est devenue un territoire perdu de la Haute-Marne et, l'épicentre de la colonisation, voir ci-dessus :
  • 204 turbines en activité sur l'ensemble du département,
  • 23 usines, 
  • 138 aérogénérateurs autour de Chaumont!,
  • 7 usines en construction,
  • 20 usines en instruction. 
3. Le conseil municipal 2020-2026
  Lors des élections de 2020, le conseil municipal a été profondément remanié : huit nouveaux entrants sur les quinze postes sortants ; à noter : 25 inscrits de moins entre 2014 et 2020.
- Isabelle Lardin, maire, cadres administratifs et commerciaux d'entreprise,
- Gaëlle Castenetto, employés de commerce,
- Sylvie Galdo, professions intermédiaires administratives de la fonction publique,
- Roselyne Voizeux, ouvriers non qualifiés de type industriel,
- Roger Lemoine, professions libérales,
- Jean-Pierre Martin, anciens ouvriers,
- Jean-Pierre Mugnier, anciens ouvriers,
- Mona Khouri, professeurs, professions scientifiques,
- Hélène Kwasiak, techniciens,
- Armelle Lasserteux, anciens employés,
- Martine Parisel, anciens employés,
- Félicien Bouard, professeurs, professions scientifiques,
- Stéphane Dolégeal, cadres de la fonction publique,
- Frédéric Launois, ouvriers qualifiés de la manutention, du magasinage et du transport,
- Gaëtan Villemin, ingénieurs et cadres techniques d'entreprise.
  En gras, les réélus 2020 

- inscrits : 424 / 449 en 2014
- abstentions : 186 / 156
- votants : 238 / 293
- blancs ou nuls : 14 / 5
- exprimés : 224 / 288
  Source 

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