lundi 6 octobre 2014

Mexique: La malédiction des éoliennes blanches

Vraiment, comparé à la bataille pour la liberté, jusqu'à la mort, que mènent ses habitants riverains (mais est-ce encore le mot qu'il faut employer?) de fermes d'éoliennes, notre lutte prêterait doucement à sourire... (voir photos).



Justement, c'est parce que notre combat ne met pas en jeu nos vies ni celles de nos proches que nous n'avons aucune excuse à ne pas le mener si nous sommes convaincus que le projet Vannier Amance n'est pas la réponse aux difficultés de notre territoire. Soyons-en sûr: Nous ne risquons rien... Sauf de vaincre!

JE M'INFORME! JE SOUTIENS! J'AGIS!




Paramilitaires tout-puissants, expropriations musclées, morts suspectes ... Dans le sud du Mexique, les indigènes se révoltent contre la construction d'un immense parc éolien par des entreprises espagnoles et le français EDF. Une bataille sans merci contre les conquistadors de l'énergie. Une enquête de Camille Lavoix. Ci-contre, un éleveur sur son terrain, au milieu d'un parc d'éoliennes appartenant à une filiale de l'entreprise espagnole Renovalia, surveillé par des hommes armés.
(Edgar Cordova Morales pour le Nouvel Observateur) Publié le 05-10-2014 par Le Nouvel Observateur


Bettina Cruz, pourtant écologiste, appelle ces plantations «le projet de la mort»: «Mort de l'écosystème, de l'agriculture, de la culture aborigène, de la paix sociale, de la souveraineté nationale, et aussi mort des indigènes».
(Edgar Cordova Morales pour le Nouvel Observateur) Publié le 05-10-2014 par Le Nouvel Observateur


Les parcs d'éoliennes qui envahissent les champs autour de Juchitan et des localités voisines, dans l'État très venteux d'Oaxaca, représentent une concentration de 12.000 «moulins à vent» sur 68.000 hectares.
(Edgar Cordova Morales pour le Nouvel Observateur) Publié le 05-10-2014 par Le Nouvel Observateur



Claribel (à droite) dit n'avoir jamais été consultée avant l'implantation d'une éolienne au bout de son jardin.
(Edgar Cordova Morales pour le Nouvel Observateur) Publié le 05-10-2014 par Le Nouvel Observateur





Ces dix dernières années, les habitants ont assisté à l'arrivée des entreprises européennes Acciona (Espagne) et EDF Énergies nouvelles en pole position. Chaque entreprise a implanté ses parcs, formant un ensemble de 1.600 éoliennes, un chiffre qui pourrait doubler d'ici à 2020.
(Edgar Cordova Morales pour le Nouvel Observateur) Publié le 05-10-2014 par Le Nouvel Observateur



Rodrigo, le mari de Bettina, menacé de mort, est décidé à implanter un contre-projet communautaire, en plantant du maïs au beau milieu du futur parc d'un consortium réunissant des fonds australiens, japonais et danois.
(Edgar Cordova Morales pour le Nouvel Observateur) Publié le 05-10-2014 par Le Nouvel Observateur



«Il est illégal de faire un contrat privé entre une entreprise et un indigène. Ce sont des terres communautaires qui appartiennent à tous et ne peuvent être vendues sans consulter, dans leur langue maternelle, l'ensemble des indigènes réunis en assemblée, et sans respecter leur spécificité culturelle,» explique l'ONG mexicaine Prodesc. Ci-contre, Elizabeth sur son terrain, au milieu du parc éolien «Piedra Larga» surveillé par des hommes armés.
(Edgar Cordova Morales pour le Nouvel Observateur) Publié le 05-10-2014 par Le Nouvel Observateur



Les histoires de balles perdues, de tabassages et de morts suspectes hantent les esprits. Ci-contre, Elizabeth sur son terrain, au milieu du parc éolien «Piedra Larga».
(Edgar Cordova Morales pour le Nouvel Observateur) Publié le 05-10-2014 par Le Nouvel Observateur




EDF réfute la plupart des arguments des indigènes mais reconnaît employer une police privée. Selon l'entreprise, il s'agirait d'éviter les vols de bétail et de cuivre, et d'empêcher de possibles électrocutions. Ci-contre, un bureau éphémère d'EDF.
(Edgar Cordova Morales pour le Nouvel Observateur) Publié le 05-10-2014 par Le Nouvel Observateur




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