jeudi 9 octobre 2014

Dormez, dormez braves citoyens, le canton dort avec vous


Publié par http://www.voisinedeoliennesindustrielles.com, le 4 octobre 2014









Nous avons manifesté devant le centre paroissial de l'Avenir où se réunissaient quelques membres des autorités communales jurassiennes et du groupe de réflexion sur la transition énergétique, à l'appel du département cantonal.

Et? Un nouveau ministre plus tard, une nouvelle cheffe de service plus tard, un nouveau chef de section plus tard? Quatre ans de réflexions plus tard? Quoi de neuf dans le paysage énergétique jurassien en matière d'éoliennes?

Et bien rien de bien glorieux. Les manifestants ont été prodigieusement ignorés par les principaux décideurs, ministre et fonctionnaires. Les Pit Bull de service sont toujours des Pit Bull. Les riverains sont toujours complètement écartés du sujet. Les nuisances sur la santé, malgré de nombreuses nouvelles études qui confirment les témoignages ne sont même pas discutées. Les distances aux habitations restent inchangées. On se demande si le prince charmant n'a pas réveillé tout ce petit monde endormi sur ses certitudes depuis quatre ans juste pour faire un spectacle samedi, premier jour des vacances scolaires, donc devant un public très disséminé, une presse pratiquement absente.


En résumé, le Jura compte 70 sites potentiels, la limite de la vitesse des vents retenue pour construire un parc est de 4,5m seconde, l'altitude minimum pour les Franches-Montagnes est de 1 050 m, ils comptent 4 à 5 éoliennes par parc, on ne sait toujours pas qui va décider de l'implantation ou non, ils projettent 10 éoliennes d'ici 2021, 30 d'ici 2035.


À l'heure où le secteur éolien ne tient plus que grâce à son lobby, où la mobilisation est grandissante contre les aérogénérateurs partout, où la pertinence écologique de ces machines est sérieusement remise en question, les politiciens analphabètes en matières d'énergie continuent de compter sur le vent pour faire oublier la tempête qui nous menace. J'ai entendu une très belle intervention radiophonique au sujet de l'incapacité générale à chercher des solutions autres que celles existantes pour régler des problèmes nouveaux. Cette sclérose ambiante, favorisée par un niveau intellectuel affaibli à la tête des décideurs, nous fait perdre un temps précieux.


Le maire de Saint Brais (Suisse), tout émoustillé d'être du côté des zélus de la république, (il ignore que son bras d'honneur à une citoyenne de sa commune a fait le tour des services du canton et du Jura en général) répète sa litanie (on ne lui en veut pas, il ne sait rien dire d'autre que: «je veux encore des éoliennes à Saint-Brais») Il faut dire que sans ses géantes, qui connaîtrait seulement son existence?
On ne peut pas dire que son passage comme maire du village restera dans les anales de l'histoire. À part harceler de son petit pouvoir les anti-éolien, on cherche encore à quoi il sert. Hier en arrivant il a été l'un des rares à refuser le tract des manifestants. Il déteste s'informer, son disque dur est rayé: je veux des éoliennes, je veux des éoliennes, je veux des éoliennes....


Son copain Frésard, le dernier des re-bêêêle, quant à lui a rappelé que jamais il n'avait été construit autant de maisons à Saint-Brais. Il n'a pas dit un mot sur celles qui étaient à vendre. Il faut dire que là aussi, il ne faut pas trop en demander. Mis-à-part dénoncer les infractions de ceux qui ne pensent pas comme lui, on ne sait pas très bien à quoi il sert dans sa fonction. En assemblée j'entends toujours les mêmes demandes formulées à son encontre.


Je m'acharne sur ces pauvres types me direz-vous. Oui, je ne leur pardonne pas d'accepter une charge publique et de se comporter comme si leur seul objectif était d'avoir une revanche sur on ne sait pas très bien quoi, d'être irresponsables et sans aucune capacité de dialogue. Ils aboient, il se débattent, ils mentent, ils trichent, ils respirent la haine. On ne peut pas laisser faire tranquillement de pareils individus sans réagir, ces dérivent sont inacceptables et dangereuses. Je ne veux pas écrire un jour comme Karl Ferdinand Meyer: «Je regrette d'avoir eu peur des hommes...» 

Avoir peur c'est leur donner un pouvoir qu'ils n'ont absolument pas le droit d'avoir et le seul dont ils semblent capables: celui de persécuter les plus faibles.

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