lundi 1 décembre 2014

Le processus démocratique made in switzerland, épisode 2.






Les gouttes d'eau de la transition énergétique...



Lors de la séance dite "de pourparlers de conciliation" à Tramelan, voir épisode 1, le deuxième thème qui me tenait à cœur était celui des nuisances sonores. Je l'abordai donc. 

Inutile de dire que cet exercice que je répète depuis 5 ans maintenant ne génère plus chez moi de surprise quant aux réactions de mes interlocuteurs pro-éoliens. Ils ne m'écoutent en général pas, ils entendent simplement ce que je dis et sortent les formules toute prêtes que leurs bons promoteurs leur ont apprises. Quelques morceaux choisis dans cette séance du 17 novembre dernier:


Madame le maire: " On s'habitue à tout"


Voici donc ce que cette élue concocte pour ses administrés: La prolifération de nouvelles nuisances dans des lieux jusqu'ici propices au ressourcement, à l'agriculture, à une qualité de vie choisie par des contribuables et qui en paient le prix soit physique soit pécunier depuis de longues années.
 
Elle souhaite amener des nuisances là où il n'y en avait pas avec la formidable excuse que l'on s'habitue à tout. La réponse aux infrasons prouvés, les douleurs ressenties, les maladies recensées autour des parcs éoliens? On s'habitue à tout. Bravo. Le bruit est un fléau qui dans notre société peine à trouver des solutions pour en protéger les citoyens. Il coûte des millions aux caisses maladie, génère des tas de maladies au sein de la population, il y a des journées nationales consacrées aux nuisances sonores, mais personne ne s'inquiète d'en rajouter là où il était possible de s'en protéger! Je me pose des question sur le QI de certains décideurs!


Madame le maire: "Certaines personnes sont plus sensibles que d'autres"
Moi: " Si votre voisine souffre d'un cancer vous vous ficherez de son état parce que vous n'en avez pas?"
Elle: Ah mais non! Offusquée mais pas démontée. Cette remarque ne la fait pas une seconde penser à revoir sa vision simplistes des souffrances des riverains d'éoliennes industrielles.


Son collègue se lance dans une histoire très utilisée par les promoteurs, dont Mlle Chevalley qui l'adore: C'est l'histoire d'une antenne de téléphonie installée au village. (je lève les yeux au ciel et lui dit que son histoire je la connais elle est utilisée partout où il y a un projet éolien) Mais cela ne l' arrête pas. Il relate donc que des riverains ont commencé à se plaindre de maux divers et à demander le démantèlement de cette antenne. L'affaire aurait duré un an. Très grande jouissance des promoteurs et des autorités: L'antenne n'avait jamais été mise en service. Un conte pour promoteurs sadiques. Ils adorent raconter ce fait divers qui, à en croire les conteurs, s'est déroulée dans les quatre coins de l'Europe, parce que le lieu où elle s'est produite change selon où elle est racontée... Le conseiller communal visiblement enchanté de son anecdote conclut en disant que ces problèmes des riverains sont psychologiques.


Je lui rétorque que les maladies psychologiques sont aussi des maladies. Ce qui lui cloue le bec illico.


Je pose la question de savoir pourquoi lorsque l'on parle de 6% de la population fortement dérangées par les éoliennes c'est considéré comme négligeable, alors que 6% d'électricité produite est considéré comme énorme? Pas de réponse.


L'argument mille fois répété par Madame le maire est que même une goutte d'eau dans l'océan est importante dans ce contexte de sortie du nucléaire! C'est tellement ridicule comme argument, cela prouve tellement l'incompétence qui règne au sein de nos autorités complètement abruties par les lobbies qui leur chatouillent l'ego en les propulsant sauveurs de la planète, que finalement cette femme me fait pitié. Rien ne la fera réfléchir, elle s'accroche à une mission sans maîtriser le sens de son engagement.


Enfin lorsque je lui demande si elle a lu le rapport de Nina Pierpont, elle me répond que non. Je lui demande pourquoi, elle ne peut pas répondre. Je relève que ce rapport a été spécialement écrit pour que des autorités puissent s'informer sur les risques sanitaires possibles autour de ces parcs mais que jamais un maire ne le lit! On se demande pourquoi!


C'est fou comme le chant des promoteurs est doux aux oreilles des autorités alors que celui des riverains qui hurlent leurs peines à travers le monde ne trouve pas l'ombre d'un écho dans le cœur des élus ni dans les pages des pseudo études rassemblées dans 3 classeurs à dos larges, posés debout sur la table, témoins muets de tout le mal qu'ils se sont donnés pour enfumer le peuple.


Socialiste Madame le maire de Tramelan? Laissez moi rire.
source de l'image: 



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