mercredi 16 septembre 2015

Office National des Forêts: Décision éco-illogique !


16 SEPTEMBRE 2015 | PAR DIANNE

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L'ONF, qui a succédé à l’Administration des Eaux et Forêts, créée en 1291 par le roi Philippe le Bel, c'est ça.

C'est quoi le Campus-ONF ? C'est ça. Jusqu'à quand ? Telle est la triste question.

Les craintes exprimées ici et là sur Médiapart lors de la nomination de Christian Dubreuil à la tête de l'Office en juillet commencent à prendre corps. Le «campus» est sur la sellette au nom d'une logique habituelle, comptable à court terme. Uniquement à court terme. Car on imagine mal comment maintenir le niveau de compétences des équipes de l'ONF si on ferme le lieu dédié aux formations.


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L'Est Républicain s'en faisait l'écho il y a quelques jours: « Faisant suite à l’annonce de la fermeture prochaine du campus ONF de Velaine-en-Haye, Dominique Potier recevra ce vendredi Christian Dubreuil, directeur général de l’ONF, pour évoquer la situation des 40 personnes qui travaillent actuellement sur le site et les hypothèses de relocalisation de l’offre de formation forestière de l’Office. Le député propose d’ores et déjà qu’une réunion élargie, associant les acteurs locaux et la direction de l’ONF, puisse se tenir dans les meilleurs délais».


Mais il ne s'agit pas que d'une affaire locale car c'est l'ensemble du territoire français qui bénéficiait jusqu'ici des apports de compétences acquises au cours des formations dispensées par ce «Campus».


C'est quoi le projet, au delà-de la liquidation de l'intelligence-maison ? L'adjudication de la gestion à des sous-traitants ? Des sous-traitants de sous-traitants ? Des sous-traitants de sous-traitants de sous-traitants, comme dans le nucléaire ?


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La France se targue de posséder un massif forestier enviable par sa superficie et sa diversité. Soit. Mais depuis le règne de Sarkozy, son Office National est censé trouver en lui-même ses ressources, voire être rentable, ne parlons pas de «compétitif». Au nom de quoi la dévastation semble présider en certains points du territoire, peu ou mal défendus par des riverains étourdis. Les panneaux d'information scientifique (exacts) n'y font rien: De belles et bonnes grumes disparaissent en longs convois puis parcourent la planète pour revenir pulvérisées en nos habitations sous forme de meubles suédois ou autres. Les bénéfices sont pour d'autres. Et le problème de la rentabilité demeure puisque personne ne veut s'atteler à la question de la restructuration de la filière-bois. Sauf bonnes volontés très locales.


On attend quoi pour ré-organiser ici et maintenant une activité lucrative ailleurs ? Et redonner les moyens à l'ONF de poursuivre sa mission au plus haut niveau d'expertise ?


La situation, si elle n'était dangereusement tragique, serait plutôt «farce»: Au moment où les clairons annoncent fièrement la COP 21, on envisage purement et simplement de ne plus former les forestiers à leur cœur de tâche: La préservation de notre indispensable patrimoine commun, celui qui conditionne tout bonnement la poursuite ou pas de la vie sur un territoire, LES ARBRES et plus largement les milieux naturels.


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Il est aussi question d'hydrologie en ces affaires. Les éplorés qui regardent les catastrophes climatiques s'accumuler ont-ils la moindre idée de la chaîne d'impacts prévisibles si on se met à faire n'importe quoi dans le monde végétal qui nous protège encore un peu ? Monsieur Dubreuil ? Une réponse ? Madame Royal, Monsieur Le Foll, des questions à lui poser ? Merci d'avance.


En attendant que le haut niveau se mobilise, les citoyens peuvent le faire pour que nul n'en ignore. Une pétition est en cours ici

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Directeur_general_de_lONF_Maintien_du_Campus_ONF_Formation_forestiere/share/?new

Autres liens :

ONF https://fr.wikipedia.org/wiki/Office_national_des_for%C3%AAts

Campus ONF http://www.onf.fr/campus/++oid++53f/@@display_advise.html


Commentaire: « Avec le temps, va, tout s'en va»* ... aux mains de sociétés privées avec la bénédiction de l'État qui «s'en lave les mains». À l'arrivée, nous payons en tant que citoyen et nous repayons en tant que consommateur. Les cons comptez-vous!

* Extrait de la chanson: Avec le temps.

Léo Ferré (1916-1993)


RÉSISTANCE!


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