dimanche 19 février 2017

La France vertueuse

http://lemontchampot.blogspot.fr
samedi 18/02/2017

Commentaire: Le soutien d'une grande majorité de nos élus (es), de tous niveaux, au lobby éolien et à son business (l'éolien devant pour ses "développeurs" être un business et non une œuvre caritative) s'explique: argent?,dogme!, corruption. En revanche, celui d'un très grand nombre de nos concitoyens reste un mystère.
En effet, qu'ont-ils à "gagner" dans cette histoire?
-De l'argent? Non, plutôt l'inverse avec une facture électrique toujours plus pour la même consommation afin de financer essentiellement les ENRi,
-Du confort? Non, durant les mois de décembre 2016 et janvier lors du grand froid, sans le nucléaire, même amoindri, ils auraient connu pour la majorité d'entre eux leur premier blackout, les ENRi étant en "vacances d'hiver", faute de vent suffisant,
-Moins de pollution? Non, pour preuve les statistiques de RTE nous indique que depuis deux ans, les émissions de CO2 sont en augmentation tout comme le nombre d'éoliennes,
-De l'emploi? Non, les éoliennes sont majoritairement importées et de fabrication danoises (Vesta), allemandes (Enercon, Nordex, Siemens), chinoises (MingYang Wind Power) indiennes (Suzlon), etc. Les chantiers sont dirigées et réalisés avec des équipes spécialisées étrangères (anglaises, danoises, espagnoles, portugaises, etc.), la maintenance est pilotée depuis les usines mères, reste la "petite" maintenance terrain qui nécessite très peu de main d’œuvre (1/2 emploi par éolienne). Chiffre à comparer avec l'emploi perdu dans les zones touristiques du fait d'implantations de nombreux "parcs" offshores et onshores. Les professionnels du tourisme estime à travers une première étude d’impact touristique réalisée en 2012, que les côtes françaises pourraient perdre jusqu’à 15% de touristes français et 30 % de touristes étrangers.
Sans parler des nuisances physiques pour beaucoup de riverains (es) suite aux bruits, aux infrasons, etc. Sans parler des dépenses supplémentaires pour la "sécu"...

Alors, revient en mémoire la célèbre phrase du président de la République Charles De Gaulle en juin 40 à Londres, à l’hôtel Connaught, lors d'un dîner en tête à tête avec son fils, au sujet des français qu'il ne voyait pas réagir ou qui s'estimaient battus d'avance:  «Ce sont des veaux. Ils sont bons pour le massacre. Ils n’ont que ce qu’ils méritent. » Que nous pourrions compléter par: "Le temps ne fait rien à l'affaire, quand on est con, on est con"
 Georges Brassens (1921-1981)

Serait-ce le début d'une explication?
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La France vertueuse... mais jusqu'à quand?


L’avenir de notre planète est menacé par 7 milliards de terriens, à horizon 2050, dont les capacités de pillage et de destruction seront directement liées avec la quantité d’énergie dont chacun d’eux disposera.


Cette quantité d’énergie est également corrélée au pouvoir d’achat en révélant le niveau d’industrialisation et de capacité de transformations, qui correspondent aux créations de richesses de toute société.

Si la véritable vertu reste la frugalité, face au défi climatique, celle d’une société aspirant à la croissance se mesure par le rapport entre ses émissions de CO2 et son pouvoir d’achat.


Enerdata indique, pour la plupart des pays, cette intensité CO2, ou quantité de CO2 émise par la consommation totale d’énergie d'un pays, divisée par son produit intérieur brut (PIB) et exprimée en kilo de CO2 par dollar constant (2005).


Dans le classement mondial, la France apparaît en 4° position, derrière le Nigéria, la Suède, et la Colombie.

(Source https://yearbook.enerdata.net/#CO2-intensity-data.html)


Cette excellente place est permise par son exceptionnel système électrique dont 95% de la production est exempte d’émissions de CO2.
Cet atout, à lui seul, explique la différence avec l’Allemagne, puisqu’il n’émet que moins de 30 millions de tonnes de CO2 par an, tandis que le système allemand, dont la première ressource est le lignite et la seconde le charbon, en émet plus de 300 millions.
Et dont la seule biomasse émet à elle seule, selon les critères RTE appliqués à la France (0,98t/MWh), plus de CO2 que tout notre parc électrique…



(Source https://www.energy-charts.de/energy.htm)

Cette différence entre nos systèmes électriques, rapportée au nombre d'habitants, correspond, grosso modo, à la différence d'émissions entre nos 2 pays.
(France 298Mt/CO2, Allemagne 713Mt/CO2 en 2015: source Enerdata)


Partant de ce constat, 2 questions raisonnables se posent :
1° Doit on tendre, en France, vers une décroissance, en consommant moins d’énergie, ou peut on se contenter de limiter les émissions des 9/10° de la consommation d’énergie moins « vertueuse » que le secteur de la production d’électricité ?

2° Peut on éviter d’aider les populations actuellement privées de l’accès à cette énergie, et, dans la négative, comment les mettre sur la voie d’une utilisation rationnelle d’une énergie climato – compatible ?


L’évidence de l’impasse vers laquelle nous entraînent les politiques actuelles en matière d'énergie nous décourage de répondre à chacune de ces 2 questions et même de préciser pourquoi...

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