jeudi 13 avril 2017

Une nouvelle tendance: la rave-party au pied des aérogénérateurs!

https://ventdebretagneromantique.wordpress.com
12 avril 2017 


Commentaire: Pour compléter l'info:
Les éoliennes victimes de la délinquance rurale
https://augustinmassin.blogspot.fr/2015/05/les-eoliennes-victimes-de-la.html

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Depuis deux ou trois ans, une nouvelle tendance a vu le jour : la rave-party organisée au pied des éoliennes. On dit une free party, aujourd’hui, parait-il.


Free party à Soulvache, photo Ouest-France

Les effets de l’ecstasy et autres stupéfiants prisés des raveurs, se seraient-ils émoussés ? Qu’à cela ne tienne, se dandiner sur les boums boums boums sous des éoliennes de 150 mètres de haut, en regardant vers les pales qui tournent au-dessus, apporte des sensations sans égales, si l’on en croit les participants à ces rave-parties, qui durent tout un week-end. A Soulvache (44), le week-end du 8-9 avril 2017, a eu lieu une fête de ce genre, au pied d’une éolienne, et les participants se sont « éclatés », si l’on en croit ce qu’ils ont déclaré à Ouest-France.
http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/soulvache-44660/une-free-party-soulvache-aux-pieds-des-eoliennes-4917966

Les habitants de Soulvache, eux, n’ont pu que subir…
« Parmi les teuffeurs croisés sur place, Brendan explique qu’une free party au pied des éoliennes, ça donne un spectacle visuel « magique ». Et une de ses potes, Maëlla, ajoute : « Tu danses, et à un moment, quand tu lèves la tête, tu fais : ‘waouh !

Au caractère insolite du lieu s’ajoute le sentiment de flirter avec le danger. Les panneaux installés au pied des éoliennes sont bien clairs à ce sujet, il n’est pas prudent de rester sous ces machines. Mais c’est pour cela qu’ils sont venus, les teuffeurs, et de bien loin, parfois, pour braver le danger, et braver la loi, aussi. Le danger de chutes de pales et d’électrocution, s’il est réel, reste aléatoire, cependant. Et pour ce qui est de la loi, il faut dire que l’exploit qui consiste à la braver est minime : la tolérance à l’égard des nuisances sonores causées par ces fêtes bruyantes semble de mise, de la part de nos élus régionaux ou nationaux. Et les gendarmes, ont-ils ordre de fermer les yeux… et les oreilles ?

Les riverains des parcs éoliens, eux, déjà gênés jour et nuit par les très basses fréquences générées continuellement par les éoliennes, voient se rajouter les infrasons et autres nuisances sonores émanant des murs de son des rave-parties, et ceci pendant des week-ends qui devraient normalement leur permettre de se reposer des fatigues de la semaine.

C’est ce qu’ont dû supporter les habitants de Soulvache, un petit bourg situé à la limite de la Loire-Atlantique et de l’Ille-et-Vilaine, le week-end du 8-9 avril dernier.

Une habitante de Soulvache nous a écrit pour nous raconter son vécu :
« Une amie m’ayant écrit, pensant que nous nous étions ressourcés par ce beau soleil, voici ce que je lui ai répondu, quant à cette nuit du 8 au 9 avril 2017.

Pour ce qui est du ressourcement, on se remet d’une rave-party qui a eu lieu sous les éoliennes de Soulvache, à 1 700 mètres de la maison.

Il parait pourtant que les éoliennes sont loin des habitations, et que cela ne gêne donc personne, à part quelque mécontents (toujours grincheux ?). « Quelques mécontents », ce sont les mots d’un article de Ouest-France, qui a interrogé les participants à la rave-party, mais aucun habitant de la commune. Dès lors qu’il s’agit d’éoliennes, celles-ci sont toujours magnifiées. Ouest-France perd-il alors tout sens de l’éthique et des responsabilités ? … sauf dans quelques rares cas, pour justifier d’un regard « impartial »…

J’étais bien heureuse de quitter la maison dimanche matin, car les boums boums boums continuaient. Lorsque nous avons ouvert la fenêtre de la chambre, ce matin-là, j’ai vu des oiseaux qui étaient comme ivres, désorientés. Je me demande combien sont morts ; les vibrations étaient très fortes. Du côté Nord, nous avons vu un merle qui avait totalement perdu le Nord ! Il n’était plus du tout en état de jouer les merles moqueurs !


Nous-mêmes, nous avions du mal à penser. Nous étions comme assommés, fonctionnant au ralenti. Hier soir, dimanche, même si nous étions très fatigués, nous reculions l’heure d’aller dormir, car le corps a enregistré le stress. Je dois dire que je n’ai pas été très opérante dans la journée, par chance un dimanche. Compréhensive, ma famille m’a laissée faire une sieste…

Ce matin, M. m’a dit qu’une voisine à elle, une dame de 80 ans environ, l’a appelée plusieurs fois au téléphone pendant le week-end. Elle se sentait mal. M. n’a vu les messages que ce matin. Elle est allée voir la dame, dont la maison se situe en hauteur, dans un hameau sur la commune voisine de Teillay (Ille-et-Vilaine), à environ 800 mètres seulement des éoliennes de Souvache. Le bruit et les vibrations devaient être très forts. La dame a caché un oeil avec sa main et a dit : « Là, je ne te vois plus ». Auparavant, elle voyait des deux yeux. Elle se sentait encore très mal. Elle était très déstabilisée. M. a appelé le médecin.

Dans la nuit, je m’étais moi-même interrogée sur les effets que pouvaient avoir, sur les organes du corps, ces vibrations agressives.

Il est très probable que les infrasons ont fragilisé mes oreilles. Depuis que nous avons des éoliennes à Soulvache, j’ai remarqué que je supporte de moins en moins les bruits de VMC et de vieilles chaufferies. Mais là, après un week-end bruyant, j’ai plus qu’une gêne. Ce n’est pas aigu, mais c’est un inconfort pénible, incessant, aujourd’hui. L’un se rajoute à l’autre. Cela devrait disparaître, je l’espère, mais est-ce là vivre dans un environnement sain, comme nous en avons le droit selon la Loi ?

Dans la nuit de samedi à dimanche, à 4 H 45 du matin, j’ai appelé la Gendarmerie de Châteaubriant. Je suis tombée sur celle de Nantes. A 2 heures environ, nous avions fini par nous endormir, mais à 4 H 30, nous avions été réveillés. Notre ami J-L, qui ne dormait pas et déambulait dans la rue, nous a dit avoir remarqué, à ce moment-là, une augmentation impressionnante du son, qui était pourtant déjà très fort. La réponse du gendarme a été celle-ci : « Oui, il y a une rave-party sous les éoliennes. Le maire a été prévenu, il y est ». A ma réflexion que cela arrive tout de même souvent, le gendarme a répondu : « C’est normal, il y a de l’espace ».

Comment ne pas songer que les autorités sont à l’origine de ce positionnement ? Jamais un gendarme ne se le permettrait. Et jamais les organisateurs de raves ne pourraient aboutir, sans une tolérance de fait !

Que peut un maire, seul face à 400 personnes ?

Pourquoi laisse-t-on les populations rurales, dont beaucoup sont vulnérables, subir une telle violence, alors que cela dépasse les bornes pour des gens ordinaires ? Ne peut-on attendre des élus départementaux, régionaux et nationaux, qu’ils prennent leurs responsabilités et ne laissent pas le maire seul face à une situation ingérable ?

Conclusion : nous, les gens de la commune, si nous allons sous les éoliennes, nous aurons des problèmes. C’est interdit. Mais si 400 personnes viennent y « faire la fête » en portant atteinte au bien-être et à la santé des habitants, êtres humains ou animaux, c’est tout-à-fait normal. Ils ont même droit à une interview dans Ouest-France, qui attire la sympathie sur eux, et le ridicule sur nous !

Il faut que les gens sachent ce qui se passe dans les campagnes : nous sommes considérés comme des citoyens de seconde zone et traités comme tels. Je n’aurais jamais pu imaginer un tel renversement des valeurs dans lesquelles j’ai été élevée, qui disaient : ma liberté s’arrête où commence celle des autres. Le fameux « vivre ensemble » dont on nous parle sans arrêt commence par là, non ?

Le monde urbain a-t-il oublié que la campagne est une nécessité pour lui aussi ? Les gens doivent savoir ce qui se passe à deux pas de chez eux.

Et si des éoliennes doivent être installées près de chez vous, n’oubliez pas : elles sont devenues des pistes de danse pour les rave-parties. Une nuisance n’arrive jamais seule, une dégradation en entraîne une autre.

Les élus locaux devraient y réfléchir à deux fois.

Je vous souhaite un beau printemps. 

 
Thérèse Le Guernic
Écrit le lundi 10 avril 2017

Lien vers article sur l’inauguration du parc éolien de Souvache 
http://www.leclaireurdechateaubriant.fr/2015/07/23/parc-eolien-ils-ne-sont-pas-contentset-le-font-savoir/

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