vendredi 17 juin 2016

EPR : Électricité Populaire Régionale

 par PH
mardi 17 juillet 2012,


Commentaire:  Devant une telle démonstration de l'inutilité et de la dangerosité de l'implantation massive d'ENR intermittentes, comment certains peuvent encore nier l'évidence? Cette obstination de nos  gouvernants, élus (es), ONG, écologistes, etc.  devra un jour se justifier aux yeux des populations. 


php



GARDAREM LA CENTRALE !


Certains pensent encore que l’éolien et le photovoltaïque sont des énergies locales. En effet, on voit parfois un farfelu vivre avec une mini éolienne ou un panneau photovoltaïque, des batteries , mais sans réfrigérateur ... En fait , les scénarios qui envisagent une électricité produite par des éoliennes et du PV sont pleins de lignes à haute-tension :


  1.  parce qu’il faut parfois exporter un surplus d’électricité
  2. parce qu’il faut s’approvisionner par plusieurs sources fluctuantes pour avoir une chance d’éviter les coupures de courant.
  3. parce que les lieux de production (Andalousie, Mer du Nord) sont éloignés des lieux de consommation.

Les antinucléaires manifestent souvent contre les lignes à haute-tension, mais dans les plans de leurs chefs, il y en a encore plus...




Ci-dessus par exemple, l’évolution des lignes de transports d’électricité de 2010 à 2050 pour le scénario 80% renouvelable de ECF. [1] [2] Remarquons que dans ce scénario, la France garde sa capacité nucléaire actuelle. Si les grandes zones de production éoliennes sont en Mer du Nord et la production solaire en Andalousie, devinez quel pays récupère les lignes à haute-tension ?

La situation serait identique pour un réseau national: La Provence alimenterait le pays le matin, puis ce serait les Pyrénées atlantiques qui fourniraient de l’électricité le soir, enfin tout le monde serait relié aux trois régimes de vents : Méditerranée, Atlantique et Manche. Par exemple, pour avoir un kW à Paris, il faut prévoir que 0.8 kW puisse venir de Gap, de Bayonne, de Valence, du Mans et de Dieppe : Total au moins 2100 kilomètres de lignes.

Quelle serait l’alimentation de Paris dans un scénario majoritairement nucléaire : pour avoir 1 kW à Paris, il faut que 0.4 kW puisse venir de Nogent, de Belleville et de Penly : seulement 350 kilomètres.

Un programme nucléaire nécessite des lignes à haute-tension, mais un programme massif éolien et photovoltaïque en nécessiterait beaucoup plus...

Là, où il y a des manifestations contre les lignes haute-tensions, c’est justement là où il n’y a pas de nucléaire :

  • En Normandie, parce qu’il faut alimenter la Bretagne, qui a refusé Plogoff dans les années quatre-vingt.
  • En Provence, parce qu’il n’y a pas une centrale nucléaire.
  • En Allemagne, parce qu’il faut relier les parcs éoliens de la Mer du Nord aux villes du Sud.

La France possède 19 centrales dans 22 régions, toute en ont une sauf la Bretagne et la région PACA, en gros une centrale alimente une région. Pour sortir des fossiles, il faut augmenter la capacité nucléaire de 50%, soit remplacer les réacteurs actuels par des EPR, mais ce serait une perte de capital, soit construire une dizaine de nouvelles centrales sur les côtes. C’est ce qui est préférable : pas de problème de débit de fleuve pour le refroidissement, pas de tour aéroréfrigérantes.

L’éolien et le photovoltaïque, par rapport à L’EPR, c’est deux à trois fois moins de durée de vie, c’est trois à vingt fois plus cher sur la durée de vie, c’est dix fois plus de matière investie au kWh, c’est cinq fois plus de matière transportée après l’investissement initial. Et comme, on le voit aujourd’hui, c’est plus de lignes à haute-tension, que le lobby éolien rebaptise Smart Grids.

Non La France, ne doit pas devenir la plaque de cuivre de l’Europe !

Nous maîtrisons la sécurité, l’amont et l’aval du cycle du combustible ; alors choisissons l’EPR qui fournira l"électricité la plus propre. Avant de passer aux RNR : Réacteur nucléaires régionaux.



[1] The European Climate Foundation Roadmap 2050


[2] On avait déjà signalé ici un exemple de plan éolien -solaire en Allemagne qui nécessitait de faire passer la moitié de l’électricité (40 GW) à travers le Danemark

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