mardi 27 septembre 2016

Debout les gars! Et les filles aussi

http://www.voisinedeoliennesindustrielles.com
26/09/2016

Commentaire:
Très belle description du sentiment d'Indifférence
qui habite la grande majorité des populations urbaines aux problèmes de la colonisation éolienne dans les campagnes. Que tout cela est loin... Toutes proportions gardées, durant les guerres, nous retrouvons le même décalage entre le front et l'arrière.
php


Il existe d'autres moyens que les éoliennes industrielles de 125m de haut avec des nuisances sanitaires avérées pour savoir d'où vient le vent... qu'on se le dise au conseil communal de Saint-Brais!


Hier soir j'aurais voulu être la petite étudiante qui retourne en ville le dimanche et qui laisse derrière elle cette campagne de son enfance où la lutte pour la qualité de vie est devenue inévitable. Il faut dire que les photographies reçues de ma maman en week-end à Genève rendaient la ville plus que sympathique: Visites des parcs alentours (nombreux et fort bien entretenus); pique nique sur l'un des grands axes routiers de la cité, fermé à la circulation et ouvert aux piétons heureux; proximité des temples de la consommation, vitrines de l'opulence et du confort; choix incomparables de lieux et de cuisines pour le souper du soir. L'étudiante dans sa ville à elle retrouverait ses leçons de yoga, de danse ou de sport pratiquement gratuites pour les universitaires; sa communauté dans un immeuble sympathique où l'on partage les repas, où l'on débat de ses idées; où l'on se moque des cuisines non agencées et des salles de bain désuètes; les trams dans la rue en bas sont certes bruyants, mais ils la transportent à tous moments là où sa journée l'appelle... En fait ce qui m'attire ce soir vers ces facilités, c'est la tranquillité illusoire qui en découle. Je comprends pourquoi les citadins se fichent royalement des problèmes de colonisations qui se profilent dans nos régions pour alimenter la centralisation des commodités et parfois je voudrais être comme eux: entrer dans le moule et faire semblant de croire que tout cela va durer encore et encore


Ici les transports publics restent marginaux, danse et yoga, resto et magasins nécessitent des kilomètres de voiture, quant au débat d'idées... n'en parlons même pas. Les éoliennes industrielles qui alimentent l'imaginaire dans les villes, auraient pu ouvrir les esprits dans le coin et faire mesurer aux habitants la valeur de ce qui les entoure et qui justifie le choix de vivre là. Mais non. Ils mettent leurs pantoufles et regardent tourner les pales dans le vent comme des genevois devant leur jet d'eau...


Enfant je possédais une petite tour Eiffel, qui posée sur ma table de nuit témoignait de mon séjour à Paris. Je me demande parfois si les éoliennes industrielles que des riveraines voient comme de simples indicateurs du temps qu'il va faire demain, ne seraient pas un peu le témoin de leur appartenance à ces communautés citadines dont elle ne jouissent pas directement. Comme si fournir quelques Kwh à cette société qui les consomme sans modération faisait d'elles les gardiennes du feu... ! Quelles braves femmes ces campagnardes qui sacrifient la nature pour la consommation d'autrui!


Bref. Finalement non, je ne voudrais pas retourner en ville. Ses victimes m'énervent tout autant. Celui qui samedi soir s'érigeait contre le nucléaire, sans vouloir comparer aux autres malheurs de l'humanité, droit dans ses bottes avec son sourire d'écologiste poli et déterminé, prêt à envahir chaque parcelle de terrain libre (avec des éoliennes propres) pour produire toutes les nuisances dont ils se plaint au passage (le bruit des villes), beurk.


La lecture d'un travail de master hier, où j'ai appris que l'ex-conseillère communale qui a fait partie de l'équipe qui a amené les éoliennes ici, utilisait les éoliennes comme indicateurs du temps, (d'ailleurs dans ce travail il n'est nulle part fait mention de son activisme pro-éolien, alors que l'activisme des anti-éolien est signalé... ce qui modifie considérablement les conclusions avancées, mais passons), donc à cette lecture et après cet énième rencontre avec un mec convaincu que le vent emportera l'atome, j'ai eu grande envie d'aller voir un peu ailleurs. au cœur du problème par exemple. Le hasard m'a amené sur un site qui traite de la guerre économique. Nous sommes directement concernée avec l'industrie éolienne. Même si elle avance encore en conquérante pacifique, le discours entre 2005 et 2015, dans les articles que j'ai trouvé, commencent à gratter le vernis. À lire cet article par exemple, ici.


Le nucléaire se développe comme jamais parce que les énergies renouvelables ne sont pas prêtes à relever le défit de notre consommation.
Extrait:


"L’éolien offre un rendement énergétique très favorable, supérieur même au nucléaire, mais il soulève dans de nombreux pays des oppositions de la part des voisins des éoliennes. En France, une enquête pour corruption d’élus locaux relative à certaines décisions d’installation a terni la crédibilité de cette source d’énergie. La question des champs magnétiques induits par l’implantation d’éolienne est également problématique et un sujet de polémique très important.

Mais la vraie difficulté réside dans le fait que ces technologies produisent de l’énergie de manière irrégulière et intermittente, par nature. Or, on ne sait pas actuellement stocker l’énergie ainsi produite à un coût socialement acceptable, ce qui les rend inaptes à une quelconque substitution crédible aux technologies actuelles. Le risque est un « black-out » total, par absence d’énergie, ou au contraire surproduction saturant les réseaux de transport et provoquant un arrêt brutal et total
."


Le chèque en blanc n'est plus de mise. Alors debout les gars, et les filles aussi. Ils ont encore beaucoup de chats à fouetter avant de venir nous faire croire que l'urgence requiert nos territoires.

N'en déplaisent à ceux qui ont besoin de regarder tourner des pales pour savoir si la pluie arrivera de gauche ou de droite!

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