vendredi 4 août 2017

Congé maladie d’une députée LREM : Anticor saisit la justice

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23/06/2017

Commentaire : "Si nous voulons que tout reste tel que c'est, il faut que tout change"
Le Guépard (Il Gattopardo), Giuseppe Tomasi di Lampedusa, 1959.
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Éthique. Martine Wonner, alors candidate de la 4ème circonscription du Bas-Rhin, aurait mené campagne tout en étant indemnisée par la Sécurité sociale.

Anticor a saisi le Procureur de la République pour “lui signaler des faits susceptibles d'être qualifiés d'escroquerie” commis par la candidate LREM Martine Wonner, élue députée du Bas-Rhin, rapporte France 3. L'association de lutte contre la corruption s'appuie notamment sur les révélations du magazine alsacien Hebdi qui, entre les deux tours de scrutin, affirmait que l’impétrante a mené campagne tout en étant indemnisée par la Sécurité sociale.
La page Facebook de Martine Wonner, médecin psychiatre de profession, montre qu'elle a participé à Paris à une formation des candidats de La République en Marche, les 13 et 14 mai, et qu'elle a lancé sa campagne le 20 mai à Lingolsheim, deux jours avant l'ouverture de la campagne officielle, a relevé Rue89 Strasbourg. Or, la Caisse Primaire d'Assurance Maladie du Bas-Rhin a annoncé à son employeur la suspension de ses indemnités journalières à partir de cette date.

Non, je n'ai jamais abusé des indemnités de la Sécurité Sociale”, a réagi Martine Wonner sur le réseau social, le 13 juin, en réponse à ces “allégations diffamatoires”. Trois jours plus tard, elle confirmait dans L'Alsace, avoir été “en congés de campagne”. Contactée par France 3, la députée LREM, qui fera sa rentrée à l'Assemblée nationale ce vendredi, dénonce une “campagne de déstabilisation” et “une véritable volonté de nuire”, et assure être “dans la totale légalité à tous points de vue”. Elle a annoncé qu'elle porterait plainte pour diffamation.

Mais pour Anticor, la candidate LREM a été en congé maladie, de fin 2016 jusqu’au 22 mai 2017.Bref, par une heureuse coïncidence, la candidate a été malade jusqu’à ce qu’elle ait été en mesure de poser, de droit, ses vingt jours ouvrables pour faire campagne”, remarque l’association. Selon le cas, “elle aurait commis le délit d’escroquerie, au préjudice de la Caisse primaire d’assurance maladie”, précise Anticor. “Il convient de relever qu’une autre candidate est suspectée des mêmes faits : Émilie Guerel (LREM), élue députée dans la 7e circonscription du Var”, ajoute l'association.

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