vendredi 20 novembre 2015

Le Collectif Vosges Horizon Durable: Lettre aux candidats aux élections régionales

http://www.vosgeshorizondurable.fr/



Commentaire:  Solidarité avec cette démarche. Pour la faire ENTENDRE, tous ensemble dans la rue:







Bonne lecture


php

Madame, Monsieur,


En matière d’énergies renouvelables, la nouvelle région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine (ACAL) atteint 20 % (objectifs de Kyoto de 23 % pour 2020) avec une offre variée. L’Alsace, grâce à sa proximité avec le Rhin produit principalement de l’hydroélectricité, la région Champagne-Ardenne et le département de la Meuse sont leaders en matière d’énergie éolienne. En Meurthe-et-Moselle, la centrale photovoltaïque de Toul, place le département en pôle position de l’énergie solaire en ACAL.


Le parc éolien français est assez inégalement réparti d’un point de vue géographique. La Champagne-Ardenne et la Lorraine se trouvent aujourd’hui dans le peloton de tête en matière d’implantation d’éoliennes. Pourtant, en matière de potentiel vent, le Nord-Est de la France se situe en Zones 1 et 2, c'est-à-dire « peu ventées » dans le classement de l’ADEME.

La nouvelle région ACAL fait l’objet de nombreuses sollicitations de promoteurs éoliens industriels. Aussi, les projets « fleurissent » un peu partout et menacent directement l’identité forte du territoire.

Le Collectif Vosges Horizon Durable, attaché à la qualité de vie en milieu rural, à son environnement, à sa situation économique et paysagère, souhaite attirer votre attention sur l’envahissement anarchique des parcs éoliens, fondé sur de fausses données environnementales à des fins purement idéologiques et mercantiles.
Le Collectif Vosges Horizon Durable vous fait part de toute son inquiétude et use de son devoir d’alerte à la veille des élections régionales.

L’invasion de nos paysages français par ces machines géantes au bénéfice de lobbies financiers ou politiques est un véritable non sens écologique, technique, économique et social.
L’éolien industriel est basé sur un mécanisme financier de transfert de fonds publics vers des entreprises privées en l’absence quasi-totale de contrôle : un système qui permet actuellement une spéculation effrénée.
L’éolien a un effet insignifiant sur la diminution des émissions de CO2 en raison du recours aux centrales thermiques nécessaires pour compenser l’inévitable intermittence de l’énergie éolienne. En outre, il oblige le financement de nouveaux moyens de régulation et un important renforcement du réseau électrique européen dont il est prouvé que l’équilibre est menacé par les aléas de l’énergie éolienne. La construction de ces nouvelles lignes à haute tension annonce aussi une insupportable agression supplémentaire de l’environnement. Il engouffre des fonds publics colossaux pour maintenir un marché artificiel lui permettant d’exister bien que techniquement non rentable depuis plusieurs décennies.
Plus révoltant, les excès de ce marché artificiel érigent de véritables fortunes privées financées par les populations sans qu’elles bénéficient en retour de réelles améliorations écologiques, bien au contraire. Il ruine lourdement le patrimoine naturel et culturel commun que sont les paysages ruraux et nos édifices historiques. Il dévalorise les biens privés, les habitations fruits de toute une vie de travail pour nos compatriotes. Enfin, il dégrade considérablement la qualité de vie des riverains jusqu’à altérer la santé de nombreux d’entre eux.

C’est pourquoi, le Collectif demande un moratoire sur l’éolien et au minimum :
La suspension du tarif de rachat obligatoire dénoncé excessif par la Commission de Régulation de l’Énergie ;
L’abandon du permis unique pour les éoliennes qui sous prétexte de simplification administrative vise à museler toute opposition aux projets éoliens ;
La révision des Schémas Régionaux Eoliens (SRE) à établir en concertation et en liaison directe avec les communes concernées ;
Le maintien du régime d’autorisation dans la procédure « Installations Classées pour la Protection de l’Environnement » (ICPE) ;


L’obligation de respecter :
• Une distance éoliennes/habitations au minimum de 1500 mètres conformément aux préconisations de l’académie de médecine et à l’application du principe de précaution ;
• L’interdiction d’implantation d’éoliennes en zone boisée ;
• La nécessité pour les Maires d’informer et de consulter la population lors du développement de tout projet éolien dés la phase initiale
• La réalisation des études d’impact par des experts indépendants avec un volet « acceptation de la population ».
• La prise en compte d’un volet « infrasons » dans les études d’impact.

Compte tenu de ces éléments, le Collectif Vosges Horizon Durable vous demande de bien vouloir clairement vous positionner sur le dossier de l’éolien industriel.

Dans cette attente, nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de notre respectueuse considération
Le 19 novembre 2015

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire