jeudi 15 octobre 2015

Colombier-Fontaine: Un programme de 12 é0liennes projeté aux trois canton

Source: http://www.estrepublicain.fr/edition-belfort-hericourt-montbeliard
15/10/2015 
Françoise Jeanparis

Commentaire: Et ça continue encore et encore! Les mêmes promesses des promoteurs (pour le coup cette société ne nous est pas inconnue), les mêmes conneries approximations journalistiques, etc.






Image: alain-claverie.fr



Bonne lecture




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Douze éoliennes pourraient pousser sur les terrains et dans les forêts communales de Colombier-Fontaine, Saint-Maurice, Étouvans, et Villars-sous-Écot d’ici 2020.





Les villages des Monts-du-Lomont cohabitent « plutôt bien » avec les grands oiseaux blancs. Photo S.B.





Parmi les hypothèses d’implantation, une ligne d’éoliennes le long de l’A36 proche de l’aire d’Écot. Photo F.J.




C’est simple comme bonjour. Il ne peut y avoir de projet éolien sans l’accord et le soutien des élus locaux « Sachant que la seule implantation d’un mat de mesures coûte 60 000 euros, l’opération doit nécessairement faire consensus avant que nous n’engagions des études de faisabilité », résume Sébastien Jeangirard, le directeur général d’Opale énergies naturelles. La société basée à Fontain (25) porte le projet d’un nouveau parc éolien sur le territoire de la communauté de communes des Trois Cantons (CC3C). Entre la barrière du Lomont et les plateaux suspendus à 470 m d’altitude, les vents Sud-Sud-Ouest y seraient favorables selon de premières indications de mesures. L’emprise foncière pour ce parc de 12 éoliennes (15 peut-être) nouvelle génération (de 150 à 185 m de haut) concernerait peu de parcelles privées. Surtout des forêts communales à Colombier-Fontaine (hypothèse de trois éoliennes), d’Étouvans (4), de Saint-Maurice-Colombier (1), d’un terrain communal à Villars-sous-Écot (1), d’un axe longeant l’A36. Bons vents dominants, accès faciles sur les sites choisis, foncier communal, un poste source à Voujeaucourt, impact visuel restreint pour les habitations situées à plus d’un kilomètre… Il paraît que tous les voyants sont « au vert » !



54 millions d’euros


Pour faire consensus, il faut donc en parler. Informer. Opale ne s’en prive pas. Par deux fois courant de l’été, la société a brossé les grandes lignes du projet, des enjeux environnementaux, de la manne financière pour les collectivités, devant les maires de la CC3C. Elle entre à présent dans une phase de « présentation » et « discussions » avec les conseillers municipaux concernés. Le cas mardi soir à Colombier-Fontaine qui ouvrait le bal d’une grande tournée municipale. Opale n’y brasse pas du vent. Pragmatique, elle pose techniquement le décor d’un programme éolien qui s’inscrit dans la loi de transition énergétique (votée le 17 août), fixant à 40 % la production électrique à partir des énergies renouvelables d’ici 2030 (démantèlement des centrales nucléaires dont Fessenheim).


Le vent, énergie inépuisable et propre, est plutôt tendance dans le département. Mardi matin, l’extension du parc éolien du Lomont était inauguré avec cinq nouvelles machines (11 d’ici 2018) qui s’ajoutent aux 15 implantées en 2007 sur le secteur de Belvoir, Crosey, Rahon… Ce parc des Monts-du-Lomont est la première étape du programme baptisé « Les dames du Doubs ». Avec les projets en cours à Rougemont et Vaite, les trois sites formeront le plus grand bassin éolien de France. 54 éoliennes. De quoi alimenter en électricité 160 000 personnes. À contrario, la zone de développement éolien lancée en 2009 sur Abbévillers, Hérimoncourt et Vandoncourt, qui a fait grimper sur leurs ergots les opposants dénonçant (entre autres) « le massacre des paysages » traîne les pieds.


Alors que va s’ouvrir à Paris la très attendue conférence des Nations unies sur les changements climatiques, le projet éolien des Trois cantons arrive sur l’orbite des discussions. Ce programme de 12 éoliennes (90 millions de kilowatt/heure annuels) représentant un investissement de 54 millions d’euros pourrait faire tomber 300 000 euros par an dans les caisses des communes et CC. Forcément, ça pèse son poids à l’heure où les budgets sont chagrins !


Bon, il faut entre cinq et sept ans pour qu’un programme éolien sorte de terre. On commence tout juste d’en parler. Avec des convaincus, des sceptiques et des opposants. Comme le confiait un habitant de Colombier, sous la lune, à la sortie de la réunion: « Dans 50 ans, quand les gaz à effet de serre auront tellement chauffé nos latitudes que les cèdres pousseront à la place de nos vieux chênes, que diront les opposants à la venue des grands oiseaux blancs… »

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