dimanche 3 avril 2016

Le Danemark révise ses ambitions vertes à la baisse

http://www.lesechos.fr/
le 03/04 /2016

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« La politique énergétique danoise coûte trop cher. Il est bon de l’examiner d’un regard neuf »; [...] « Le Danemark doit continuer à montrer au monde qu’il est possible de combiner transition énergétique et croissance économique». Dommage pour eux et pour nous, que François Hollande et Ségolène Royal ne soient pas danois....

Objectif ZÉRO Éolienne

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Des tas de charbon face à de l’éolien en mer - DONG ENERGY/JCarlbergI/ITH-REA



Le Parti libéral au pouvoir estime que la politique énergétique et climatique du pays est trop coûteuse.

« La politique énergétique danoise coûte trop cher. Il est bon de l’examiner d’un regard neuf », a lancé le ministre du Climat et de l’Énergie, jeudi dernier, en présentant une nouvelle commission chargée d’« aider le Danemark à respecter ses engagements internationaux » dans la lutte contre le changement climatique « Le pays continuera à être une vitrine dans le domaine énergétique », a assuré Lars Lilleholt, notamment dans le secteur éolien, qui fournit 42 % de l’électricité consommée par les Danois. Mais il faut trouver « un équilibre raisonnable », prenant davantage en compte les intérêts des industries locales, garantes de l’emploi. Le taux de chômage danois est de 6 %.


Ce message reflète bien le virage que le Parti libéral veut faire prendre au royaume depuis son retour au pouvoir, en juin 2015. Dans les domaines de l’énergie et de l’environnement, l’heure est à la révision à la baisse d’objectifs que le précédent gouvernement de centre gauche avait voulus plus ambitieux que ceux de l’Union européenne. Ainsi, le gouvernement actuel veut-il abandonner l’échéancier fixé pour encadrer la transition vers les renouvelables: La fin de l’utilisation du charbon en 2030 et celle du gaz naturel (que le pays extrait de la mer du Nord) en 2035.



Corriger l’inflexion

Le gouvernement veut aussi renoncer à l’objectif d’une réduction de 40 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2020 (par rapport à 1990). En revanche, dit-il, l’objectif final de l’abandon des combustibles fossiles en 2050 est maintenu. Un raisonnement qui n’a pas convaincu tout le monde, y compris parmi les partis soutenant le gouvernement minoritaire au Parlement, lesquels tenteront de corriger l’inflexion voulue par les libéraux.

Cela a déjà été le cas avec un plan d’aide aux agriculteurs, prévoyant un recours plus large aux engrais. Ou la suppression d’une exemption (« trop coûteuse ») de taxe en faveur des voitures électriques. À chaque fois, le gouvernement a dû mettre un peu d’eau dans son vin. Il n’empêche que le message envoyé par ce dernier est négatif, estime Hanne Jersild, à la section danoise du Fonds mondial pour la nature (WWF): « Le Danemark doit continuer à montrer au monde qu’il est possible de combiner transition énergétique et croissance économique». Dans ce pays, dont environ 28 % de l’énergie consommée provient des énergies renouvelables, le taux de croissance affiché l’an dernier s’est élevé à 1,2 %.

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