jeudi 7 janvier 2016

«RTE n’est pas une variable d’ajustement» d’EDF, assène son patron François Brottes

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Par Manuel Moragues -

Publié le 07 janvier 2016




Commentaire: Monsieur Brottes (loi Brottes 2013, François Ier,   inconditionnel soutien des éoliens)
) le retour! Cela fait quoi, monsieur de se «sentir» à son tour, «le dindon de la farce»? Si la loi est de votre côté et que vous êtes «serein», pourquoi convoquer la presse? Manque de «Une»? ou doute, un peu quand même?

Bonne lecture

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Alors que l’hypothèse d’une vente partielle par EDF de sa filiale RTE revient sur le devant de la scène avec les besoins en financement de l’électricien, François Brottes revendique la spécificité du gestionnaire du réseau de transport français, inscrite dans la loi: Une entreprise 100% publique au cœur du système électrique.




Pas d’atermoiements. Au 30e étage de la tour Initiale, à La Défense, François Brottes accueille ce jeudi 7 janvier la douzaine de journalistes venus le rencontrer par un rappel de la loi: «RTE est une entreprise nationale unique dont l’exploitation présente un caractère de service public national et d’un monopole de fait, pour laquelle la Constitution fait obligation d’un contrôle public» Et de commenter:«Les faits sont têtus».


Au lendemain de la publication dans la presse d’informations selon lesquelles EDF, maison mère du gestionnaire du réseau à haute tension français, envisagerait de vendre jusqu’à 50% de cette filiale, le président du directoire de RTE a voulu mettre les points sur les «i».

«Selon la loi, seuls l’État, des entreprises publiques ou d’autres opérateurs publics peuvent être actionnaires de RTE», précise François Brottes. Exit, donc, l’hypothèse de l’ouverture du capital de RTE à des investisseurs privés, même si le dirigeant reconnaît avoir été contacté par des candidats attirés par les actifs de l’entreprise.



«RTE N'EST PAS UN SATELLITE»

Les infrastructures européennes de réseau électrique ont déjà séduit nombre d’investisseurs. À l’image de REN, l’équivalent portugais de RTE, peu à peu privatisé par Lisbonne avec notamment la vente en 2012 de 40% de son capital au chinois State Grid et à l’omanais Oman Oil.

Impossible en France, donc, à moins de réviser – encore – la Constitution. Si François Brottes affirme reconnaître «la légitimité» des besoins et questions de sa maison mère, il affirme avec force l’autonomie de son entreprise: «RTE n’est pas un satellite», pas plus qu’une «variable d’ajustement».

Le dirigeant souligne la «spécificité» de RTE et de sa mission – garantir la sécurité d’approvisionnement en électricité de la France «RTE est un actif stratégique au cœur du système électrique français. Nous avons besoin de sérénité pour mener à bien notre mission», insiste-t-il.


«OBLIGATION DE MOUVEMENT»

Cette sérénité est d’autant plus chère à François Brottes que le dirigeant, arrivé il y a moins de six mois à la tête de l’entreprise, place son action sous le signe de «l’obligation de mouvement». Confronté aux profondes mutations en cours liées à la transition énergétique, RTE doit faire évoluer en permanence son métier et ne pas hésiter à se remettre en question «J’ai demandé à mes équipes de bannir deux mots de leur vocabulaire : Certitude et évidence«, résume François Brottes.

Le dirigeant a commencé à décloisonner les activités de l’entreprise. Il devrait présenter un plan de transformation de RTE autour de l’été. Qui devra répondre aux trois défis qu’il a identifiés: La transition énergétique - qui chamboule ses métiers -, l’Europe – avec Bruxelles qui veut modifier en 2016 les règles en matière d’électricité – et les territoires – toujours plus réticents à accueillir des infrastructures de réseau. Là encore, pas d’atermoiements en vue.

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