mercredi 26 octobre 2016

Vosges: Construction de la centrale « les éoliennes de Saône et Madon », Jesonville,Sans-Vallois et Dommartin les Vallois

http://www.vosgeshorizondurable.fr/  
25/10/2016

Commentaire: Du haut de votre incompétence et de votre suffisance, contemplez, majorité d'élus(es) municipaux et d'élus(es) communautaires, souteneurs de l'éolien, votre œuvre "assassine".

Bonne nuit et bonne chance

php

Les 4 éoliennes de Jesonville et Dommartin les Vallois sont actuellement en cours de construction.
Je vous livre le témoignage particulièrement intéressant d’un voisin qui a visité ce chantier le week-end des 22 et 23 octobre dernier.



Au bilan, des machines actuellement bloquées en provenance de l’étranger, des travailleurs polonais et portugais, des panneaux de chantier en anglais… Tant pis pour les emplois locaux !

Voici son témoignage : 

Jesonville, Sans-Vallois, Dommartin-les-Vallois

 État des travaux le 23 octobre 2016

Le monument aux morts de Jesonville a été démonté pour faire place à une rampe d'accès à la rue de l’église qui conduit au chantier.


Ici, en France, nous ne plaisantons pas avec la sécurité, même sans parler anglais, on comprend.
Néanmoins, ce dimanche matin, je pénètre sur le site avec casque et bottes de sécurité. Le chantier est au repos, pas d'ouvriers, quelques badauds seulement.
Les mâts de 80 m avec leur nacelle sont érigés. Le rotor au sol attend les pales La grande grue pour atteindre les 80 m et la petite pour servir la grande

.
Je pénètre plus avant dans le chantier et déclenche une alarme. Un haut-parleur hurle un avertissement d'une voix au fort accent slave et dans un français très approximatif : si je ne quitte pas immédiatement les lieux, c'est la gendarmerie qui se chargera de m'expulser.
Je n'insiste pas, le meilleur est à venir.


Je remarque alors une voiture qui, bien qu'au premier plan, n'avait pas attiré mon attention, émerveillé que j'étais par la grandeur du spectacle technologique. Je dis une voiture, en fait, c'est plus une épave avec laquelle je ne voudrais pas rouler. Le pare-soleil rabattu affiche "SECURITE" !!!!
À l'intérieur il y a un homme affalé derrière le volant. La curiosité l'emporte sur ma timidité et ma réserve habituelles, il faut que je parle à cette personne qui doit se sentir bien seule.
La vitre s'abaisse laissant apparaître tout un matériel de survie : couvertures, sac de couchage, glacière, téléphones, musique, etc. L'homme est souriant et très courtois, la conversation s'engage.
Il est d'astreinte 24h/24h, sans relève (la nuit dernière le thermomètre est descendu à -2° C). Il n'a pas à intervenir, il laisse faire puisque la surveillance est assurée par des caméras HD haute résolution détecteurs de mouvements reliées à un central quelque part à l'Est, d'où l'alarme de tout à l'heure. Il pourrait aller à l'hôtel à Darney ou ailleurs, au restaurant, puisqu'il est défrayé de 1800 € /mois mais non il préfère être sur place dans la voiture.


Le matériel

  • les pales viennent de Suède, il ne sait pas comment elles sont arrivées à Metz où elles sont bloquées. 
  • On construit une route pour le passage des convois. La technologie vient des Pays-Bas. 
  • SSCBalticWind est une boîte pologno-lituanienne.
Le personnel
  • les ouvriers sont polonais,
  •  le chef de chantier est portugais, 
  • on est les seuls français (il parle sans doute de sa boîte de sécurité).
Quand toutes les bonnes conditions sont réunies (pas de vent — c'est un comble lorsqu'on parle d'éoliennes — toutes les pièces sur place, etc) il faut 7 heures pour monter une éolienne. Il faut également 7 heures pour déplacer la grande grue d'un chantier à l'autre.
Puis je me fais complètement indiscret avec la question qui tue : vous êtes bien payé pour ce boulot ? Je suis en retraite, j'étais directeur d'une fabrique de .... , j'ai doublé mon salaire. Chez nous (je suppose qu'il parle toujours de sa boîte) personne n'est à moins de 5000 € / mois.
Je n'ai pas posé la question quant au statut des ouvriers polonais.


Voilà, c'était une image de l'éolien en France.






 







 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire