dimanche 30 juillet 2017

Bouriège (Aude) : le pont du Rec, le Peuple résistant à la "colonisation" éolienne, suite

Collectif  101
et
http://www.lindependant.fr
par l'Indépendant
30/07/2017

Commentaire : Les citoyens (nes) toujours DEBOUT ont toujours besoin de notre soutien par tous les moyens possibles, même et surtout, par notre présence à leurs côtés. Le pont du Rec est le symbole du Peuple résistant à l'industrialisation à marche forcée de nos territoires et dans le même temps, porteur de la défense de la Santé publique, de la biodiversité, de l'avifaune et de la lutte contre le réchauffement climatique. C'est un juste combat. En avant toute... partout en France !
SAUVONS L'HUMAIN, STOPPONS et DÉMANTELONS L’ÉOLIEN!
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L’arrêté départemental interdit la circulation sur la RD 52, du lundi au vendredi de 6 h à 20 h.
Aude : situation kafkaïenne à Bouriège, le village est coupé du monde du lundi au vendredi


Collectif 101
Les éolienne toujours dans l'impasse
Stoppé mais pas abandonné, le parc éolien de la Bruyère est devenu au fil des semaines, un imbroglio juridique et judiciaire sans nom. La société Valeco qui compte bien dresser six aérogénérateurs dans le ciel des communes de Bouriège et de Toureilles doit faire face à de sérieux contretemps. Et non des moindres : le promoteur restait dans l'impossibilité d'acheminer les éléments des éoliennes jusqu'au site sans faire empiéter ses camions sur des propriétés privées. Accessoirement, Valeco invoquait la présence de véhicules appartenant à des opposants sur la RD 52. Un premier arrêté de circulation pris par le conseil départemental devait régler tout cela. Mais dans la précipitation, l'acte administratif du 6 juin a interdit défait la circulation à tout véhicule. Saisi une première fois par Valeco, le juge des référés a donc débouté Valeco, qui demandait en substance, de faire place nette. Le 17 juillet, à la demande de l'industriel, le département a pris un autre arrêté de circulation, sous réserve de la mise en place d'une déviation,autorisant cette fois-ci le passage des engins dans la journée. Mais selon Valeco, l'arrêté ne serait pas respecté par les opposants qui continueraient à stationner leurs véhicules sur la chaussée et ses dépendances. Ces derniers estiment que ce même arrêté les prive d'une vie normale car le hameau de Saint-Sernin est devenu inaccessible.

Tout naturellement, tout ce beau monde s'est retrouvé jeudi face au juge des référés. Mais après avoir entendu les parties, Sylvie Mollat, la présidente du tribunal de grande instance de Carcassonne a décidé dese rendre sur place. De cette «escapade», la magistrate en a conclu deux choses.
  1. Elle ne peut statuer sur le caractère illégal ou non de l'arrêté (c'est du ressort du juge administratif). 
  2. L'arrêté d'alignement de la chaussée pris à l'encontre d'un propriétaire lui semble comporter des «irrégularités grossières». Elle évoque dans son ordonnance que les limites supposées du domaine public ont été prises sur le haut du talus et «non comme il est d'usage au bas du talus». 
Là encore, c'est au juge administratif de trancher le litige. En revanche, l'un des propriétaires visé par l'arrêté d'alignement devra retirer son tracteur et une remorque sous peine de d'une astreinte de 500 € par jour En attendant, Valeco a de nouveau été débouté.
B.H
 

http://www.lindependant.fr
Nouvel épisode du conflit entre le collectif du pont du Rec et l’entreprise Valeco, porteuse du projet de parc éolien de Saint-Pierre-le-Clair.

Le 11 juillet dernier, l’entreprise avait été déboutée par la justice. Alors qu’elle reprochait à onze membres du collectif de bloquer illégalement le passage sur la RD 52, la justice avait de son côté statué en faveur du collectif. L’arrêté départemental d'interdiction de circulation sur cette route départementale s’appliquant à tous, y compris aux engins de chantier, les opposants au projet ne bloquaient donc pas illégalement le passage.

En outre, ces derniers avaient fait valoir qu’ils étaient installés sur un domaine privé, et non sur la voie publique.

Dernièrement, six jours après l’ordonnance de la juge, le conseil départemental prenait un nouvel arrêté, spécifiant cette fois que la circulation était interdite sur la RD 52, sauf pour Valeco. Et puisque les anti-éolien sont toujours sur les bords de la route, et que les engins ne peuvent toujours pas passer, l’entreprise a de nouveau assigné le collectif, pour les mêmes motifs que ceux invoqués début juillet.

Jeudi 27 juillet, une nouvelle audience a eu lieu au tribunal de Carcassonne : « Nous ne pouvons pas encore communiquer sur le délibéré de l’affaire, a souligné le collectif, mais on peut d’ores et déjà dire que les onze personnes assignées par Valeco n’ont pas été condamnées. »

Toujours est-il que l’affaire continue, et qu’elle prend des proportions de plus en plus extravagantes.
Coupé du monde de 6 h à 20 h

Pour que les camions de l’entreprise puissent passer, le conseil départemental a édité un nouvel arrêté, datant du 17 juillet dernier. La route départementale 52 est fermée à la circulation, sauf pour les riverains et les véhicules de secours, tous les jours du lundi au vendredi, de 6 h à 20 h.

Et cette situation en amène d’autres qui ne manquent pas de faire réagir le collectif du Pont du rec. « La route est fermée à partir du croisement de Toureilles. Donc quand les gens arrivent, ils doivent prendre une déviation vers Magrie, ils remontent à Bouriège, et là, ils tombent sur un nouveau panneau route barrée. Ce qui fait que le hameau de Saint-Sernin est isolé du reste du monde. Sauf laisser-passer, les clients des gîtes du village ne peuvent pas venir. Et une des entreprises a dû aller chercher sa livraison à Limoux, parce que les livreurs ne peuvent plus venir jusqu’ici » dénonce les membres du collectif.

En conséquence, les habitants font circuler une pétition pour demander la suspension de l’arrêté départemental. « Nous avons déjà recueilli environ 200 signatures » souligne le collectif.

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