jeudi 29 juin 2017

Eolien vs nucléaire : Les écologistes du monde écrivent au président Macron

http://www.environmentalprogress.org
01/07/2017

Commentaire : Cela va mieux en le disant, non?
php

En anglais
http://www.environmentalprogress.org/france-letter

Monsieur le Président Macron,

Nous tenons comme les écologistes, les écologistes et les scientifiques du climat à vous féliciter pour votre victoire à l'élection présidentielle, et nous soutenons votre pression pour une taxe sur le carbone. Personne n'a fait plus pour faire avancer l'énergie propre dans le monde que la France. À la lumière de cette reconnaissance, nous vous écrivons aussi pour exprimer notre inquiétude de votre décision de réduire la production de l'énergie nucléaire propre de la France.
Peu de nations ont fait plus que la France pour démontrer les avantages humanitaires et environnementaux de la création d'une haute énergie, à propulsion nucléaire, et d'une société électrifiée. Non seulement la France a participé à moult négociations sur le climat au sein des Nations Unies, mais elle a aussi la plus faible émission de carbone par habitant de tous les pays développés.

Toute réduction de sa production nucléaire augmentera la production de combustibles fossiles et la pollution, étant donné les facteurs de faible capacité et d'intermittences du solaire et de l'éolien. L' Allemagne est un exemple. Ses émissions sont demeurées en grande partie stables depuis 2009 et elles ont même augmentées en 2015 et 2016 en raison de la fermeture des centrales nucléaires. Malgré avoir installé toujours plus d'énergies renouvelables :  4% de solaire et 11% d'éolien, la production inhérentes à ces deux sources a diminué respectivement de 3% et 2%, faute d'un ensoleillement et vent moindre en 2016 comparé à 2015.

Et, où la France produit la moins chère et la plus propre électricité en Europe, l' Allemagne est parmi les plus chers et les plus sales. L' Allemagne a dépensé près de 24 milliards d' euros au- dessus du prix du marché en 2016 pour ses tarifs de rachat dans la production d'énergie renouvelable seuls, mais les émissions sont restées stagnantes. L' Allemagne a largement échoué à atteindre ses objectifs 2020 de réduction des émissions par une large marge . En dépit de son énorme investissement dans les énergies renouvelables, seulement 46% de l'électricité allemande provient de sources d'énergie propre par rapport à 93% en France.

Le solaire et l'éolien peuvent jouer un rôle important en France. Cependant, si l'ambition de la France est de faire des investissements dans l'énergie solaire et éolienne semblables à ceux de l'Allemagne, elle devrait le faire sans réduire inconsidérément sa part d’énergie propre. Les énergies renouvelables peuvent contribuer à l'électrification du secteur des transports, que la France a déjà fait avec ses trains et devrait continuer à le faire avec des véhicules personnels.

Le passage du nucléaire aux combustibles fossiles et aux énergies renouvelables nuirait gravement à l'économie française de trois façons: 

  1. La hausse des prix de l'électricité pour les consommateurs et l'industrie,
  2. Une fin aux exportations d'électricité lucratifs en France, 
et - peut-être le plus important :
 
      3. La destruction du secteur des exportations nucléaires de la France. 

Si le parc nucléaire français est obligé de fonctionner à des facteurs de moindre capacité, il paralysera l'industrie nucléaire française en ajoutant les coûts et la baisse des revenus. Finalement, cela conduira à des normes de sécurité les plus pauvres et à moins de moyens pour financer la recherche, le développement et les efforts d'exportation des technologies nucléaires. Les nations qui cherchent à construire de nouvelles centrales nucléaires veulent savoir, à juste titre,si la France dans ces conditions, est amène à conserver son savoir-faire.

Le programme nucléaire français a toujours été l'exemple pour le monde. Il a démontré dans les années 1970 et dans les années 80 que la décarbonisation du secteur de l'électricité d'un pays industrialisé est en effet possible. Pour la France, la prochaine étape impérieuse pour aider à lutter contre le changement climatique et améliorer la qualité de l'air, est d'augmenter sa production d'électricité propre à partir de toutes les sources non fossiles et de réduire massivement les combustibles fossiles utilisés pour le chauffage et le secteur des transports. L'énergie nucléaire doit jouer un rôle central dans ce domaine.

Signé,

James Hansen, la science du climat, la sensibilisation et le programme Solutions, Université de Columbia Earth Institute, Columbia University

Kerry Emanuel, professeur de science atmosphérique, Massachusetts Institute of Technology

Robert Coward, président, American Nuclear Society

Andrew Klein, président sortant, American Nuclear Society

Steven Pinker, Université de Harvard, auteur de meilleurs anges de notre nature

Richard Rhodes, lauréat du prix Pulitzer, auteur du renouveau nucléaire et la fabrication de la bombe atomique

Robert Stone, cinéaste, « Promesse de Pandore »

John Asafu-Adjaye, Ph.D., Senior Fellow, Institut des affaires économiques, Ghana, professeur agrégé d'économie, l'Université du Queensland, en Australie

Gwyneth Cravens, auteur de pouvoir sauver le monde

Wolfgang Denk, directeur européen, de l'énergie pour l'humanité

David Dudgeon, président de l'écologie et de la biodiversité, École des sciences biologiques, Université de Hong Kong, Chine

Christopher Foreman, auteur de la promesse et Péril de la justice environnementale , École de politique publique, Université du Maryland

Kirsty Gogan, directrice générale, de l'énergie pour l'humanité

Mel Guymon, Guymon Fondation de la famille

Joe Lassiter, professeur, Harvard Business School

Alan Medsker, coordonnateur, les progrès environnementaux - Illinois

Elizabeth Muller, fondateur et directeur exécutif, Berkeley Terre

Richard Muller, professeur de physique, UC Berkeley, co-fondateur, Berkeley Terre

Rauli Partanen, énergie Ecrivain, auteur de The World après le pétrole pas cher

Paul Robbins, directeur, Institut Nelson pour les études environnementales, Université du Wisconsin-Madison

Samir Saran, vice-président, Observer Research Foundation, Delhi, Inde

Jeff Terry, professeur de physique, Institut de technologie de l'Illinois

Michael Shellenberger, président, Progrès de l'environnement

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