mercredi 21 juin 2017

Une éolienne tue de 0,3 à 18 oiseaux par an, d’après la LPO

https://reporterre.net
20/06/2017


Commentaire: Et accessoirement... des humains!
La LPO fait un certain nombre de recommandations mais oublie la seule et véritablement indispensable:
ZÉRO ÉOLIENNE!
Tout est dit, non?


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Roitelet triple bandeau (© Emilie Barbelette/LPO)

La Ligue de protection des oiseaux (LPO) a publié mardi 20 juin une étude approfondie de la mortalité des oiseaux imputables aux éoliennes à l’échelle nationale. Durant un an la LPO a compilé et analysé 197 rapports de suivis réalisés sur un total de 1 065 éoliennes réparties sur 142 parcs français.

Parmi les constats :
Le nombre de cas de collisions constatées est extrêmement variable d’un parc à l’autre et apparaît relativement faible au regard de l’effort de prospection mis en œuvre : 37.839 prospections documentées ont permis de retrouver 1.102 cadavres d’oiseaux. L’estimation de la mortalité réelle (prenant notamment en compte la durée de persistance des cadavres et le taux de détection) varie selon les parcs de 0,3 à 18,3 oiseaux tués par éolienne et par an, des résultats comparables à ceux obtenus aux Etats-Unis (5,2 selon Loss et al, 2013) ou au Canada (8,2 selon Zimmerling et al., 2013).
Les migrateurs, principalement des passereaux, représentent environ 60 % des cadavres retrouvés. Les roitelets à triple bandeau et les martinets noirs, impactés principalement lors de la migration post-nuptiale, sont les espèces les plus dénombrées sous les éoliennes françaises. Les rapaces diurnes, représentant 23 % des cadavres retrouvés – principalement pendant la période de nidification – forment le deuxième cortège d’oiseaux impacté par les éoliennes.
Sur les 97 espèces retrouvées, 75 % sont officiellement protégées en France.


L’implantation des éoliennes dans ou à proximité des ZPS (Natura 2000) génère la plus grande mortalité
L’association fait un certain nombre de recommandations :
-Élaborer un protocole de suivi applicable à tous les parcs éoliens afin de conforter dans le temps le suivi de l’impact des parcs en fonctionnement.
-Mieux prendre en compte les migrateurs nocturnes lors du développement des projets éoliens.
-Préserver les espaces vitaux des rapaces diurnes, premières victimes des éoliennes au regard de leurs effectifs de population.
-Rejeter l’implantation d’éoliennes à l’intérieur et à proximité des ZPS.

Retrouvez l’intégralité de l’étude ici.
Source : LPO.

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