mercredi 28 juin 2017

Les 20 Français les plus riches en 2017

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La rédaction de LCI
28/06/2017

Commentaire : (...) La longue dégénérescence et le brutal effondrement du système soviétique, comme l'affaiblissement des luttes sociales et des mouvements d'anticipation on permis que s'installe la vision consensuelle portée par la logique du système oligarchique. Selon cette vision, il n'y a qu'une seule réalité qui ne nous laisse pas le choix de l'interpréter et nous demande seulement des réponses adaptées qui sont les mêmes, quelques que soient nos opinions et nos aspirations. Cette réalité s'appelle économie : en d'autres termes, l'illimité du pouvoir de la richesse.
Jacques Rancière, La haine de la démocratie, La Fabrique éditions, 2005
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C'est classé - Après le classement Forbes, c’est au tour du magazine Challenges de dévoiler ce mercredi le traditionnel classement annuel des 500 plus riches de France.

Ils sont riches. Ils sont discrets. Ils vivent heureux, cachés. Mais chaque année, le classement Challenges lève un coin de voile sur leur fortune. Alors, qui sont-ils ? Quels sont leur secret ? LCI vous fait le point.
Le top 5
Et il reprend la tête du peloton ! Bernard Arnaud et sa famille sont donc cette année la première fortune française, grâce à une année faste : la fortune du milliardaire a bondi de près de moitié depuis un an, pour atteindre 46, 9 milliards d’euros, ce qui lui permet de passer à nouveau devant Liliane Bettencourt, qui l’avait devancé l’an dernier. En second, donc, l’héritière des cosmétiques L’Oréal et ses proches (35, 8 milliards d’euros). Troisième marche : Axel Dumas, à la tête d’Hermès, et sa famille (30, 9 milliards) qui grâce à une forte progression en bourse, (+36%) coiffent les Mulliez, groupe Auchan, à la 4e place. 5e du classement, Serge Dassault et sa famille. Depuis 1996, leur patrimoine a été multiplié par 20, note Challenges.

Dans le top 10
Ils ne sont pas dans le top du top, mais ils n’en sont pas loin. Et on donc droit à leur petite reconnaissance du public : Alain et Gérard Wertheimer, grande famille d’Alsace, propriétaires de Chanel SA, des cosmétiques Bourjois, du fabricant de fusils Holland et Holland, de la marque de maillots Eres, sont en 6e ; suit ensuite François Pinault 7e, Patrick Drahi (Altice multinationale qui est actionnaire majoritaire de SFR Group, lui-même propriétaire de Libération ou L’Express), Pierre Castel et Xavier Niel à la 10e place.


Un nombre de milliardaire "hallucinant" cette année

C’est ce qu’estime Eric Tréguier, journaliste chez Challenges, co-auteur du classement : avec 92 personnalités dans le classement, "le nombre de milliardaires est hallucinant".

Le classement 2016 était en effet marqué par une performance mitigée des très grandes fortunes, sur fond de morosité de la Bourse. Mais elles ont cette fois bénéficié de l'élan des marchés financiers lors des derniers mois. Signe de l'accélération des grandes fortunes, le ticket d'entrée de ce classement, dans lequel figurent cette année une petite cinquantaine de nouveaux arrivants, a quasiment été multiplié par dix depuis son lancement par Challenges en 1996, passant de 14 à 130 millions d'euros. Sur la même période, le montant total des 10 plus grandes fortunes françaises a été multiplié par 12, alors que le produit intérieur brut (PIB) du pays n'a pas même doublé entretemps.

Ces riches qui n’aiment pas apparaître dans le classement
Ils n’aiment pas être dans la lumière. Alors forcément, quand ils entrent dans le classement, ça les énerve. C’est ce que raconte Eric Tréguier, journaliste pour Challenges, dans un petit billet racontant les coulisses pas très tranquilles de ce classement. "Au moment d’établir notre classement, le téléphone de la rédaction chauffe très fort", raconte ainsi le journaliste. "Au bout du fil, des avocats, des 'conseils', des 'amis de la famille' et, parfois aussi, des riches eux-mêmes. "Sortez-moi de là tout de suite!", hurlait ainsi un nouvel entrant, en mai dernier."

Ces riches qui n’aiment pas être à la dernière place
Toujours dans son billet, Eric Tréguier raconte la méthodologie de Challenges : les journalistes font d’abord une estimation, puis joignent environ 700 personnalités pour vérifier avec elle que rien n’a été oublié. Le journaliste raconte comment certains s’énervent, tandis que d'autres à l'inverse précisent dans le détail l’étendue de leur groupe, comment certains sont vexés d’être moins riche que leur voisin qui a pourtant un groupe plus petit, ou comment d’autres encore, "confondent classement des fortunes et tribune publicitaire". Citant l’exemple des services d’Alain Ducasse "interrogés par nos journalistes, qui s’obstinaient, l’an dernier, à vouloir nous parler plats. Mais jamais chiffres. Proposant même qu’on vienne les tester !" Mais la palme de la modestie revient sans doute à Eric Kayser, à la tête d’un réseau de boulangerie, qui demandait l’an dernier à "ne pas être le dernier" : "Augmentez ma fortune de 5 millions ou faites-moi disparaître du classement mais ne me mettez surtout pas à la 500e place…"





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