lundi 13 mars 2017

Ils transforment des tonneaux en chambres d’hôtes

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Par Marie Lepesant
 23/02/2017

Commentaire: A consommer sans modération...
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Françoise et Denis ont ouvert un lieu d’hébergement insolite aux portes de la Bretagne. Ils ont transformé une dizaine de grands tonneaux, destinés autrefois à stocker du cidre, en chambres d’hôtes.

Au milieu d’un grand champ, d’imposants tonneaux en chêne sont disposés en cercle autour d’une place centrale où trône un grand barbecue. Ce sont des foudres. Cinq d’entre eux ont été aménagés en chambres d’hôtes, les six autres – assemblés trois par trois – constituent les parties communes (salon, salle à manger, cuisine et sanitaires avec douches et toilettes sèches). Denis Busson, dirigeant d’une entreprise de terrassement, et sa femme Françoise, comptable de l’entreprise, ont récupéré ces foudres par un concours de circonstances. « Un de nos clients voulait se séparer d’une vingtaine de ces grands tonneaux en les transformant en bois de chauffage. Mon mari n’a pu s’y résoudre et nous les avons récupérés en échange de… bois de chauffage », raconte-t-elle. L’idée de créer des chambres d’hôtes leur vient alors et commence une véritable aventure. Il faut notamment imaginer un moyen de rendre les tonneaux étanches. « Nous souhaitions trouver une solution efficace et esthétique. Nous avons repris la technique utilisée sur les toits terrasses c’est-à-dire une couche de goudron, cachée sous de la brande, bruyère séchée. »



Pour l’aménagement intérieur des tonneaux, Françoise et Denis Busson font tout eux-mêmes en privilégiant les matériaux de récupération. « Les lits et encadrements de fenêtres ont été réalisés avec du bois trouvé sur des chantiers et la table de la salle
à manger avec des madriers de charpente
», précise Françoise.

Crêpes et fromages maison
Ouverts d’avril à octobre, les Foudres de la Fouquais peuvent accueillir jusqu’à 14 personnes pour 90 à 120 € la nuit selon la formule, avec une option table d’hôtes à 20 €. « La fréquentation progresse de 20 à 25 % tous les ans », se réjouit Françoise Busson qui partage aujourd’hui son temps entre la comptabilité de l’entreprise de son mari, la gestion des chambres d’hôtes et une activité agricole. Outre des poules, des moutons et un cochon, elle possède six vaches bretonnes et jersiaises, dont le lait sert à fabriquer du fromage blanc, des faisselles, du fromage à tartiner ou affiné. « Je gagne un peu plus du SMIC, ce qui est suffisant pour moi. Je veux que cela reste un plaisir. » Françoise n’est pas à court de projets : elle est en train de convertir son exploitation en bio et pense déjà à aménager un tonneau pour vendre des produits fermiers.

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