lundi 13 mars 2017

Tirer la couverture (médiatique) à soi... (21 février 2017)

http://www.uarga.org
21/02/2017

Commentaire: Instructif, non?
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Lundi 8 février au soir, à une heure d’affluence, un arc électrique a produit un incendie dans le métro parisien. Chacun a tenté de rentrer chez soi au plus vite. Personne n’a demandé que l’on supprime la ligne A du RER.

Le lendemain, mardi 9 à 10h du matin dans la centrale de Flamanville, un départ de feu suivi d’une détonation s'est manifesté dans la salle des machines du réacteur N°1. Le réacteur était mis à l’arrêt. A midi tout était rentré dans l’ordre, le préfet avait refermé sa cellule de crise, seul du personnel du site était intervenu ; les équipes publiques d’intervention arrivaient en renfort suivies de badauds venant au spectacle… Le soir même la presse nationale relançait le débat sur la sûreté nucléaire en France. Un incident assez banal, comme on en rencontre sur tout site industriel, devenait une information explosive !

Pour la première fois sur ce site, c’est un ami retraité d’EDF dont le parcours professionnel a couvert tous les aspects de la sûreté nucléaire dans ses différents métiers qui tire la morale de cet événement. Nous l’en remercions.
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Lettre ouverte au Premier Ministre - Fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim (14 février 2017)
Le sujet de la fermeture anticipée de la Centrale nucléaire de Fessenheim fait à nouveau l’actualité dans les colonnes de la presse écrite à la suite de l’accord sous conditions donné au gouvernement par le Conseil d’Administration d’EDF.

Il reviendra au Premier Ministre d’entériner cette disposition en signant un décret de fin d’autorisation du fonctionnement de cette centrale. Cette décision, sans aucune justification technique ou économique, constituerait un gâchis incroyable de plusieurs milliards d’€ qui serait répercuté sur les factures des consommateurs ou sur les feuilles d’impôts des contribuables.

Aussi, à quelques semaines d’une élection présidentielle dont le résultat sera susceptible d’influer fortement sur l’avenir de cette centrale, des anciens responsables dans le domaine de l’énergie ont décidé d’alerter par courrier le Premier Ministre sur les conséquences dommageables pour notre pays de cet arrêt.

Cette actualité fait l’objet d’une “Lettre ouverte au Premier Ministre” que vous voudrez bien trouver en lecture libre ci-dessous. Ses 433 signataires, dont nombre d’entre eux n’ont eu aucun lien avec le nucléaire, vous remercient par avance de l’intérêt que vous porterez à sa lecture.
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Le regard français sur le nucléaire (12 février 2017)
Longtemps le regard français sur le nucléaire était un regard favorable : longue portée des choix, réalisations prestigieuses, programmes solides et diversifiés, industrie puissance, constance des décisions et réponse favorable aux chocs pétroliers. Si bien que parfois on aurait pu parler d’exception française si l’on compare les choix nationaux aux réponses apportées par l’Allemagne ou le Japon au syndrome de Tchernobyl ou de Fukushima, jusqu’à quand ?

La question peut se poser légitimement : y a-t-il un changement dans le regard français ? Il y a à peine deux mois, nous tentions déjà de répondre à cette question. Deux mois, une éternité dans le monde d’aujourd’hui ! Il y a fort à parier que si nous cherchions à mettre à jour notre réponse, celle-ci serait encore plus radicale après le déluge de désinformations que nous avons enregistré à l’occasion de la récente vague de froid. N’a-t-on pas voulu nous faire croire que le système électrique avait tenu grâce à l’apport de l’énergie éolienne ? Qu’en sera-t-il dans quelques années si la Loi de Transition Energétique est mise en œuvre comme prévu ? Faudra-t-il s’attendre à une pénurie endémique d’électricité chaque hiver ?
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Centrale de Fessenheim : plus rien ne s’oppose à la fermeture anticipée (24 janvier 2017)
Eh bien, ça y est, les pressions du Chef de l’État et du gouvernement ont atteint leur but : le Conseil d’Administration d’EDF a donné un accord de principe sur le processus d’indemnisation pour la fermeture anticipée de la Centrale de Fessenheim, accord conditionné à la parution de deux décrets relatifs à Flamanville 3 et Paluel 2 et qu’il se réunira à nouveau lorsque ces décrets seront publiés pour officialiser l’acceptation. L’annulation par le gouvernement de l’autorisation de fonctionnement serait publiée après cette officialisation.

La voie est maintenant dégagée pour que le gouvernement puisse préparer l’abrogation de l’autorisation d’exploitation des deux réacteurs et enclencher le processus de fermeture. Celle-ci pourrait intervenir fin 2018.

Les derniers combats des travailleurs de Fessenheim et en particulier la Lettre ouverte qu’ils ont adressée aux Administrateurs d’EDF le 21 janvier n’auront servi à rien. Toute notre sympathie va à tous ceux que cette décision affectera, directement ou indirectement. En 5 ans ils n’ont jamais reçu les mêmes égards que ceux prodigués aux travailleurs de Florange ou de Belfort.

Les arguments de sûreté ou l’âge de la centrale avancés par certains n’étaient bien sûr qu’une mascarade, c’est bien l’idéologie qui l’a emporté contre tous les intérêts économiques et sociaux d’EDF et ceux de l’État lui-même. Le simple bon sens n’a pas joué non plus : les dernières semaines ont en effet démontré qu’en période de froid vif notre pays a besoin de plus, et non pas de moins, d’électricité pilotable et dé-carbonée alors que seuls, le nucléaire et l’hydraulique présentent ces deux qualités, et pas les renouvelables. Gageons que d’autres époques de grand froid en apporteront la preuve tôt ou tard.

Oubliées les belles envolées pour sauver le climat : moins de nucléaire signifiera plus de consommation de gaz et donc plus de rejets de CO2 dans l’atmosphère. Oublié le nécessaire redressement de la balance commerciale : moins de nucléaire c’est moins d’exportations et plus d’importations.
Un énorme gâchis indemnisé au-dessous du préjudice subi par EDF. Pour le pays un sacrifice inutile et absurde.

La lettre ouverte du Comité d’Établissement de la Centrale aux administrateurs d’EDF publiée le 21 janvier en pleine page le Monde est à lire ici)


Risque de pénurie d’électricité (17 janvier 2017)
La plupart des médias qui nous abreuvent de commentaires sur le risque de pénurie d’électricité font un lien direct entre le froid bien prévisible dans cette période de l’année et les difficultés rencontrées ces derniers temps par le parc de réacteurs EDF.

Le 16 janvier sur son blog Sciences² sur le site du Monde, Sylvestre Huet décrypte la situation actuelle en la comparant à celle du 7 février où 102 098 MW ont été appelés sur le réseau, un record. Nous vous invitons à lire son texte Pénurie de jus : l’alibi du nucléaire où il indique qu’il convient de faire un retour d’expérience sérieux sur les événements que nous traversons et non superficiel car leur explication à une cause qui aurait pu être prévue.
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