vendredi 24 mars 2017

Vosges: Saint-Dié-des-Vosges environnement: vent de colère sur l’éolien de Belfays

http://www.vosgesmatin.fr
J.F
23/03/2017

Commentaire: Toutes ces associations de bonne volonté pour sauvegarder le patrimoine et la biodiversité, que faisaient-elles pendant tout ce temps (projet, instruction, recours, etc.)?
ZÉRO ÉOLIENNE et BASTA!
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Le chantier éolien de Belfays fait sortir du bois trois associations naturalistes qui parlent de désastre écologique provoqué, entre autres, par la destruction massive de la forêt.


Dominique Humbert, président de Biodiversit’Haies 88 parle de « catastrophe environnementale monumentale » à propos du chantier éolien. Sur notre photo, les fondations de la 1ere éolienne. Photo J.F.Photo HD


Le chantier d’installation de dix éoliennes - 5 à Châtas et 3 à La Grande-Fosse, sur le versant lorrain ; 2 à Saâles dans le Bas-Rhin - a commencé sur le plateau de Belfays.

Alors que les engins tournent à plein régime et que les fondations de la première éolienne sont déjà bien avancées, trois associations naturalistes : Paysage nature et patrimoine de la montagne vosgienne présidée par Antoine Chonion, Biodiversit’Haies 88 avec Dominique Humbert par ailleurs président de SOS Massif des Vosges, Pierre Picardat, président d’Arppège à Grendelbruch (67), sont montées ce jeudi au créneau « pour attirer l’attention sur la question ».

Destruction et pollution 
« On constate l’industrialisation d’une vaste zone naturelle et forestière et la destruction massive de la forêt et de son biotope », dit Dominique Humbert, citant le percement de routes rectilignes de 10 m de large et l’apport de milliers de tonnes de matériaux pour assurer une bande de roulement résistante…

Les intervenants parlent de « non-respect des règles élémentaires de sécurité » en montrant des câbles électriques courant sur le sol. Egalement de pollution des sources alimentant les habitations à proximité de la zone (l’eau, qu’ils feront analyser, sort du robinet avec une couleur rouge, comme chez Ariel et Maurice Unbekandt, propriétaires de la ferme sise au 20, route de Belfays) ; de défrichements intempestifs et illégaux sur des parcelles privées lors de l’installation du centre de logistique et de la création des routes ; de vestiges archéologiques, mis en danger par les engins de chantier.

Des actions 
« Afin de stopper ces destructions, nous allons envoyer des courriers aux préfets des deux départements et à la Direction régionale des Affaires culturelles. Et engager des actions en justice devant les tribunaux compétents », indiquent les représentants des associations.

Présent sur le site, le maire de La Grande-Fosse, Bernard Maetz, l’un des principaux artisans du projet avec Jean Vogel, le maire de Saâles, affirme « que tout a été engagé dans le respect de la réglementation. Tout sera remis en état, notamment pour ce qui est des routes, des sources privées et du centre de logistique ».

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