lundi 19 février 2018

Choix du site d’implantation d’un parc éolien ou principe du pissenlit?

http://assodbb.over-blog.com
Publié le 18 février 2018

Comment sont choisis les sites ?
C’est en cherchant la réponse à cette énigme que j’ai trouvé des pissenlits !
1er indice :
Un parc éolien doit être raccordé au Réseau de Transport d’ Électricité (RTE), c’est incontournable. Car l’électricité est produite pour être achetée et consommée par un client raccordé quelque part sur le réseau.
2ième indice :
RTE facture au producteur éolien le raccordement de son parc au Réseau de Transport d’ Électricité. Or, le montant de la facture GRIMPE en fonction de la difficulté du raccordement comme par exemple, la distance entre le parc éolien et le Réseau de Transport d’ Électricité.
3ième indice :
Il faut absolument un point de raccordement !

Enquête…
Où sont situés les points de raccordements au réseau de RTE ? Pour répondre à cette question c’est assez simple, mais il faut utiliser le bon vocabulaire : « Poste Source ». Il suffit ensuite de connaitre la localisation des postes sources.
C’est assez simple aussi car RTE propose sur internet une carte de son réseau d’électricité sur laquelle on peut repérer les postes sources de sa région. Il suffit de zoomer. Si un poste source se situe près de chez vous, alors vous êtes potentiellement menacé par un parc éolien !
Démonstration : Voici le Réseau de Transport d’ Électricité.
(http://www.rte-france.com/fr/la-carte-du-reseau)

 
En rouge, il s’agit des lignes « Très Haute Tension » dont l’électricité provient de nos centrales nucléaires pour faire simple. En vert, il s’agit des lignes « Haute Tension » intermédiaires qui acheminent l’électricité vers les lieux de consommations régionaux. Et l’on peut ainsi zoomer jusque chez soi !
 
En zoomant davantage, on atteint donc sa région. Et la mienne est au-dessus de Limoges. Là, on voit apparaitre des lignes « Moyenne Tension » en orange avec des points orange dont certains sont en bout de ligne. L’électricité ne semble pas aller plus loin ?
Choix du site d’implantation d’un parc éolien ou principe du pissenlit…

En réalité, au-delà des points orange, l’électricité est distribuée par les poteaux en bois ou béton qui traversent nos campagnes le long des routes ou à travers champs jusqu’à nos communes. Ce réseau de distributions n’appartenant pas à RTE, il n’est pas représenté sur la carte. Mais là n’est pas la question puisqu’un parc éolien est raccordé directement sur le réseau de RTE, c’est-à-dire celui qui est représenté sur la carte.

Y aurait-il un poste source, c’est-à-dire un point orange, près de chez moi (ou près de chez vous), près du Bois de Bouéry en ce qui me concerne ?

Pour le savoir zoomons un peu plus encore sur la carte.
 
Choix du site d’implantation d’un parc éolien ou principe du pissenlit…

Et voilà, le bois de Bouéry apparaît proche d’un point orange, le poste source Magnazeix !

Dans ce cas de figure, le raccordement ne coûtera pas très cher car il n’est pas très éloigné du point de raccordement.
Voilà comment sont choisis en premier lieu les sites d’implantations des parcs éoliens.

En second lieu, il faut que le site soit bien venté et que sa topologie soit propice à une bonne production d’électricité. Peu importe où se trouve ce site idéal, en zone humide, près d’un patrimoine architectural majeur ou bien dans une forêt. L’important est qu’il soit près du poste source !
Ainsi, il m’a semblé que le modèle le plus représentatif de l’optimum du raccordement éolien sur le Réseau de Transport d’ Électricité était le pissenlit.




Observez comme les parcs éoliens peuvent être regroupés le plus proche possible autour des postes sources tels les ligules du pissenlit formant un capitule.

Mais revenons sur l’impact environnemental des projets éoliens. C’est à cause du peu d’intérêt des promoteurs pour l’environnement et du constat de l’effet dévastateur cumulé des projets sur la nature que la réglementation impose désormais une étude d’impact environnemental pour les projets éoliens.
Mais pour les promoteurs, cette obligation est une tracasserie administrative dont ils se seraient bien passée. Car il s’agit pour eux d’un coût supplémentaire et d’un risque financier majeur. Les résultats de l’étude peuvent en effet au pire aboutir au refus de leur projet, ou bien leur imposer de coûteuses mesures compensatoires et de protection de l’environnement.

Pour réduire voir éliminer ce risque financier, ils missionnent de pseudo bureaux d’études complaisants passés maître en études bidons, maquillées comme de véritables études scientifiques. Les meilleurs faussaires ne craignent pas le ridicule et minimisent l’impact environnemental à l’ordre du négligeable par des photos truquées, des références scientifiques hors contexte, des modèles biaisés ou des oublis délibérés de mesures…. Un bureau d’étude qui ferait du zèle environnemental serait de toute façon vite remercié et ne retrouverait plus de contrat dans ce domaine bien évidemment. Seuls les meilleurs faussaires survivent dans cette jungle.

Avec beaucoup de malice, on sait que les vessies peuvent se faire passer pour des lanternes.

Que penser alors de ces études d’impact environnemental dont le but devrait être de sélectionner parmi plusieurs sites sur un secteur, celui qui aura le moindre impact sur les écosystèmes ? Le choix n’étant pas forcément le plus rentable pour le promoteur…
Eh bien, l’expérience de la lecture de ces torchons, pseudos études payées par les promoteurs eux-mêmes, montre qu’elles n’ont pour but que de préserver une certaine variété invasive de pissenlit !

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