mercredi 14 mars 2018

Nucléaire, traitement des déchets, ENR, Climat,démographie, etc. : état des lieux!

http://www.bertrandbarre.com

Exceptionnellement, cette note d’actualité n’est pas un édito : c’est une compilation de textes récents sur l’analyse de sûreté du stockage de déchets CIGEO, l’alibi climatique de l’onéreux soutien aux énergies renouvelables intermittentes, la sûreté des centrales françaises, le suicide démographique de l’Europe, l’ignorance de la science dans les décisions politiques et Fukushima en 2018.
À chaque référence est associé un extrait du texte pour inciter à la lecture du texte intégral.

http://www.sfen.org/rgn/cigeo-papers-methodologie-andra
- Cigéo doit protéger l’homme et l’environnement des déchets hautement ou moyennement radioactifs à vie longue en confinant la radioactivité ou en limitant son retour en surface sur plusieurs centaines de milliers d’années. Comprendre comment garantir la sûreté de Cigéo sur un futur aussi lointain, c’est d’abord revenir aux fondamentaux du stockage géologique profond, une solution pensée par des géologues au regard de l’évolution de la Terre depuis quatre milliards d’années. A cet égard, Cigéo est situé dans l’une des zones les plus stables au monde, le bassin parisien. L’ Andra a développé la démonstration de sûreté de Cigéo, forte de ces principes et en s’appuyant sur des recherches et études sur le site, les déchets, les matériaux… pour s’assurer d’une base de connaissances scientifique pertinente, solide et rigoureuse. Pour ce faire l’ Andra dispose de nombreux moyens : laboratoires souterrain et de surface, simulation numérique, prise en compte des travaux du GIEC sur les évolutions climatiques des prochains millénaires, etc.


http://huet.blog.lemonde.fr/2018/02/22/politique-climatique-erreur-francaise-fraude-des-mots/
La question posée ici n’est pas de savoir si l’énergie nucléaire est une bonne ou une mauvaise solution pour notre système électrique. Ni de savoir si éoliennes et panneaux photovoltaïques sont une bonne idée économique et écologique pour le système électrique du pays. Elle est de remarquer que la fraude des mots aboutit à nommer « politique climatique » une action publique – la subvention massive des éoliennes et des panneaux photovoltaïques – dont le résultat climatique est nul tant que cette électricité se substitue à une autre qui est déjà bas carbone.

https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/l-enjeu-permanent-de-la-surete-des-centrales-nucleaires-769839.html
La controverse sur la fermeture de la centrale de Fessenheim ravive dans l'opinion une interrogation légitime : nos centrales nucléaires sont-elles sûres ?
Une première réponse s'impose, en forme de constat : en France, depuis 50 ans qu'elles fonctionnent, les centrales nucléaires n'ont fait aucune victime. Les rares accidents « nucléaires » à déplorer, intervenus dans une installation d'essais et dans une mine d'uranium, ont malheureusement entraîné plusieurs décès mais sont restés d'une ampleur limitée. Élargi au plan mondial - et en tenant compte des accidents de Tchernobyl et de Fukushima -, le bilan montre que l'électronucléaire a fait moins de morts en cinquante ans que n'en font les autres grandes sources électrogènes (charbon, pétrole, gaz) en une seule année d'exploitation. L'Académie de Médecine française a établi que de toutes les grandes sources d'électricité, c'est le nucléaire qui a « le plus faible impact sur la santé par kWh produit ».

https://www.robert-schuman.eu/fr/doc/questions-d-europe/qe-462-fr.pdf
Contrairement à l’Amérique du Nord qui verrait sa population augmenter de 75 millions d’habitants (soit deux fois moins que l’Amérique du Sud), l’Europe pourrait stagner autour de 500 millions d’habitants et perdre 49 millions de personnes en âge de travailler dans la tranche des 20-64 ans, dont 11 millions pour l’Allemagne. L’Espagne et l’Italie devraient aussi perdre de 7 à 8 millions d’actifs potentiels. La France pourrait se réjouir de quasiment rattraper l’Allemagne, ce qu’en réalité le Royaume-Uni devrait réaliser avant elle. Il est illusoire de se réjouir d’une telle perspective car nos voisins sont aussi nos principaux débouchés : 87% de ce qui est produit en France est consommé en Europe dont 70% pour la France, et 17% pour les exportations (56% des 30% exportés dans le monde).


 La saignée sera particulièrement forte pour la tranche d’âge des 20-64 ans d’ici à 2050 : - 22 millions pour la Russie, -20 millions pour le Japon et - 195 millions pour la Chine. Les Etats-Unis verraient leurs actifs potentiels augmenter de presque 20 millions dans la période.
Les médias commencent tout juste à s’alarmer du fait qu’en 2016 pour la première fois, en Europe, le nombre de cercueils a dépassé celui des berceaux. Il est intéressant de relever que c’est le cas en Allemagne depuis 1971, de l’Italie depuis 1991, de l’Espagne depuis 2016, de la Russie depuis 1991, du Japon depuis 2006. Le tour de la Chine viendra en 2028. Le phénomène ne devrait concerner la France, voire les Etats-Unis, qu’après 2050.

https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/0301365835535-ne-renoncons-pas-a-la-science-2158070.php
Il y a un an, l'Assemblée nationale a adopté une  résolution sur les sciences et le progrès dans la République, qui rappelle « que la France, héritière d'une longue tradition scientifique, rationaliste et de la philosophie des Lumières, a toujours incarné le progrès et la science au service de l'humanité » et « que la recherche constitue un élément indispensable à la compétitivité de la France ».
Ce texte a été voté à l'unanimité par les trois groupes qui l'ont déposé (LR, PS, PRG). D'autres n'ont pas pris part au vote. Ainsi, dans la République française, tous ne considèrent plus la science comme une res publica. Bien sûr, il est possible de faire un mauvais usage des découvertes scientifiques, comme de tous les outils. Faut-il pour autant renoncer au progrès ?
Les auteurs de cette résolution constatent « que l'expertise scientifique n'est plus assez prise en compte dans les processus de la décision politique ». Effectivement les exemples abondent de renoncements devant un obstacle médiatique, en contradiction avec les faits scientifiques.
Le gouvernement actuel persiste  à fermer la centrale de Fessenheim, alors que cela obligera la collectivité nationale à dépenser au moins un milliard d'euros de plus chaque année pour son électricité. Cela est déraisonnable dès lors que la sûreté nucléaire n'est pas le motif de fermeture. En outre, remplacer du nucléaire par des centrales à cycles combinés à gaz ferait perdre une partie de notre indépendance énergétique, accroîtrait le déséquilibre de notre balance des paiements et augmenterait nos émissions de gaz à effet de serre.

http://www.irsn.fr/FR/connaissances/Installations_nucleaires/Les-accidents-nucleaires/accident-fukushima-2011/fukushima-2018/Pages/0-fukushima-daiichi-2018-sommaire.aspx
Après l’accident de Fukushima, les autorités japonaises ont pris des mesures d'évacuation et de mise à l'abri de la population. Sept ans plus tard, la baisse de la radioactivité et les travaux de décontamination ont permis de lever l'ordre d'évacuation dans la quasi-totalité des zones où le retour était envisageable à court ou à moyen terme.


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