mercredi 7 décembre 2016

Le hamster d’Alsace ne fait pas le poids face au Grand Contournement de Strasbourg

Par: Marine Jobert
Journal de l'environnement
07/12/2016 

Commentaire: Toutes ressemblances avec un projet éolien seraient fortuites.
La commission départementale de la nature des sites et des paysages (Cdnsp)  Le Cnpn, composé de "défenseurs" de la Nature vante la qualité du dossier de candidature présenté: (...)" la qualité de l’analyse de l’état initial, la relative complétude des inventaires naturalistes réalisés et l’évaluation conséquente des enjeux écologiques et de biodiversité avec une attention particulière aux habitats et aux aspects fonctionnels " (...). Puis, il émet quelques réserves: (...)"  le Cnpn demande cependant au concessionnaire de préciser plusieurs points." (...) . Pour finalement donner un avis... favorable. Que du grand "classique". 
Adieu grand hamster d'Alsace!?
php




Les opposants au projet dénoncent sa dangerosité pour le grand hamster d'Alsace.[Wikipedia]

Le conseil national de la protection de la nature ne s’oppose pas aux travaux préparatoires du Grand Contournement Ouest de Strasbourg, mais émet des réserves sur les mesures compensatoires prévues pour les travaux.


C’est un avis parmi d’autres, mais il est symboliquement fort: le 27 septembre dernier, le comité permanent du Conseil national de la protection de la nature (CNPN) a donné son imprimatur, assorti de réserves, à la demande de dérogation à la protection stricte de plusieurs espèces dans le dossier du Grand Contournement Ouest (GCO) de Strasbourg. Déposée par le concessionnaire Arcos pour réaliser les travaux préparatoires de la future autoroute de 24 kilomètres qui pourrait contourner la capitale alsacienne, cette demande concerne le déplacement ou la destruction d’amphibiens, de chiroptères, d’oiseaux, de reptiles, d’insectes et du désormais tristement célèbre Hamster commun.

État initial salué
Tout en soulignant «la qualité de l’analyse de l’état initial, la relative complétude des inventaires naturalistes réalisés et l’évaluation conséquente des enjeux écologiques et de biodiversité avec une attention particulière aux habitats et aux aspects fonctionnels», le CNPN estime que la séquence Éviter-Réduire-Composer, «bien qu’elle soit globalement correctement menée et évaluée, n’est cependant pas complètement aboutie et garantie en matière d’évitement et de compensation des impacts résiduels des seuls travaux préparatoires à la construction de [cette autoroute]».

Plusieurs réserves

S’il donne un avis positif au projet, le CNPN demande cependant au concessionnaire de préciser plusieurs points. Notamment de justifier l’importance des déboisements associés aux sondages archéologiques, de préciser la faisabilité de la requalification des 28 hectares d’un ancien camp militaire pollué en un site naturel favorable, de fournir un projet finalisé de mesures compensatoires abouties en termes d’équivalence et d’additionnalité écologiques, et d’intégrer les mesures compensatoires des travaux préparatoires dans une stratégie compensatoire globale de l’ensemble du projet d’autoroute A355, prévoyant leur mise en œuvre et évaluation avant le début de tous travaux.

Sans préjuger de l’avenir
Un dossier d’autorisation unique intégrant le volet Espèces protégées sera déposé ultérieurement, début 2017, pour les travaux de construction de l’infrastructure. Par deux fois, le CNPN le précise: cet avis «ne préjuge en rien de l’avis qu’il pourra donner sur le projet même de réalisation du Contournement Ouest de Strasbourg».

Quels sont ces travaux préparatoires? Ils consistent en des campagnes de sondages géotechniques, un repérage de la localisation des réseaux souterrains (électricité, gaz, télécommunications, eau potable, eaux usées, irrigation…) et des opérations d’archéologie préventive, qui nécessiteront le creusement de tranchées (représentant entre 5 et 10% de la surface du projet, soit entre 23 et 46 ha) et des déboisements pour leur réalisation. Au total, il s’agit de faire disparaître 24 ha de boisements, 4 ha de ripisylve, 3 ha de fourrés arbustifs, 2 ha de haies, 2 ha de vergers et 1 ha d’arbres d’alignement. Autant de surfaces comprises dans les emprises définitives, précise le demandeur. A l’exception des opérations de déboisements, l’impact des travaux préparatoires est annoncé comme ne devant être que temporaire.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire