jeudi 1 décembre 2016

Ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer: Bilan énergétique de la France pour 2015, et Chiffres-clés du climat France et Monde édition 2017 (extraits)

http://www.bertrandbarre.com
12/2016


Réflexions sur quelques graphiques récents
Le mois dernier, je vous avais proposé des commentaires sur les derniers chiffres publiés par l’Agence Internationale de l’Énergie. Ce mois-ci, c’est à deux publications du Ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer que je veux m’intéresser (et vous intéresser si possible). Il s’agit de deux rapports parus en novembre, complets, détaillés et néanmoins très lisibles. 



Regardons déjà deux images du premier rapport



On voit, depuis 1970, disparaître les productions domestiques de charbon, puis de gaz, tandis que celle de pétrole reste minime. La bande jaune qui regroupe les renouvelables électriques (hydraulique, éolien et photovoltaïque) reste très majoritairement hydraulique (un peu plus des deux tiers) et ne représente plus que la moitié des productions renouvelables thermiques.

 
Ceci illustre l’aberration que constituent les énormes subventions à l’éolien et, surtout, au photovoltaïque qui ne contribuent guère à la diminution des gaz à effet de serre, à la différence de la biomasse, de la géothermie et des chauffe-eau solaires.




On voit ici que si nous n’importions en 1970 que 30% du gaz que nous consommions, cette proportion est maintenant de 100% ! D’où l’aberration de la réglementation thermique de l’habitat RT2012 concoctée par l’ADEME pour forcer les logements neufs à se chauffer au gaz plutôt qu’à l’électricité ! Tant mieux pour la Norvège, la Russie et les Pays-Bas, mais c’est aux dépens de notre balance des paiements et de nos émissions de gaz à effet de serre…

Passons maintenant au second rapport. D’abord, l’importance du choix des unités : comparons les émissions de gaz à effet de serre par région, selon qu’on les rapporte à la population ou à la richesse nationale (UTFC correspond à la déforestation).







Le deuxième graphique nous donne bonne conscience : l’Union Européenne est la région qui émet le moins de GES par unité de richesse nationale… Et, par habitant, nous sommes au même niveau que la Chine. Sauf que ceci est l’inventaire des émissions sur chaque territoire. Si on tient compte des importations et exportations en leur attribuant les émissions correspondantes (on parle alors d’empreintes, par opposition aux inventaires, la réalité change un peu :



En 2013, l’UE et la Chine ont un inventaire de 7 tonnes de CO2 par an et par habitant, mais si on tient compte du solde exportateur de la Chine, son empreinte descend à 6t/hab/an tandis que celle de l’Europe, largement importatrice de biens, monte à plus de 8t/hab/an.


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