mardi 24 janvier 2017

Pas d’alternative à Fessenheim en Alsace !

par PH
dimanche 29 mars 2015

Commentaire:  Le Conseil d'Administration (Ca) d'EDF entérine la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim.

"Hommage allemand à Fessenheim. 99,6% de ses éoliennes figées dans le garde à vous immobile d'une haie d'honneur géante. Glaçant d'émotion!"
JP Riou



L’Alsace et la Bretagne révèlent les contradictions des antinucléaires. Alors que la Bretagne sans Plogoff n’arrive pas à créer un système électrique viable ; en Alsace, la contestation antinucléaire se concentre sur la centrale de Fessenheim.

Rappelons que Fessenheim est la copie de la centrale américaine de la Vallée des castors, qui a été autorisée à fonctionner 60 ans. Et l’autorité de sûreté américaine réfléchit à une prolongation des réacteurs nucléaire jusqu’à 80 ans. En France par le retraitement du combustible nucléaire, nous accumulons chaque année, grâce à chaque centrale comme Fessenheim, de l’uranium appauvri, de l’uranium de retraitement, des produits de fission qui dégagent encore de la chaleur et du plutonium pour démarrer des surgénérateurs. Le plutonium sera le pétrole du XXIème siècle.

Les antinucléaires prétendent qu’il y a une alternative, il l’ont présenté sur cette diapositive :




Rappelons qu’il s’agit de remplacer une source d’électricité de l’ordre de 1400 MW en moyenne pouvant monter à 1800 MW et passons en revue ce que proposent le collectif antinucléaire :

Le Lac noir, cela commence mal : il est en rénovation pour 6 ans et passe à 50 MW.
Pour la microhydraulique, pas de chance, non plus dans son rapport exhaustif du 14 novembre 2013, le ministère de l’environnement n’a rien retenu en Alsace.
On passe à la géothermie profonde , et là , c’est du vrai délire : il faudrait faire des sites 15 fois plus grands que celui de Soulz sous forêts. Gérer entre 2000 et 200 000 tonnes de sels chaque année qui resteraient en surface. À Soulz, on était à 50 € du Watt, même en admettant que l’on tombe à 10 € par Watt, on serait à 17,5 milliards d’euros. Et il faudrait recommencer au bout de 20 ans, car les sites géothermiques s’épuisent. Sans oublier qu’avec la fracturation hydraulique nécessaire à la géothermie, le sous-sol de l’Alsace deviendrait un vrai gruyère soumis à de multiples microséismes.
La cogénération en Alsace , c’était 19 MWe en 2009 , pour arriver à 1800 MWe, il faudrait investir de l’ordre de 8 milliards d’euros. Et surtout il faudrait apporter de la biomasse. De l’ordre de 3 Mtep par an, comme la disponibilité en bois supplémentaire est de l’ordre de 100 000 m3, soit 0,01 Mtep ...
L"éolien : l’Alsace en a été préservé depuis une décennies, faut-il passer outre l’opposition de la population et sacrifier les cigognes ?
Il reste le photovoltaïque : 114 MWc en 2013 , objectif 300 MWc en 2020 et 500 MWc en 2050, sachant qu’un mégawatt photovoltaïque ne produit de l’ordre d’un dixième de MW nucléaire et surtout lorsqu’on en a le moins besoin, c’est à dire en été, on comprend que ce soit marginal.

Sachant que nous sommes en crise pétrolière et qu’il va falloir électrifier les véhicules, difficile de penser que la consommation d’électricité va baisser. Tous les Alsaciens et les autres Français devraient se lever pour soutenir cette centrale et notre parc nucléaire.

Naturellement, l’accumulation rhétorique : hydraulique, microhydraulique, biomasse, éolien, solaire avait laissé croire qu’il y eût un potentiel énergétique que nous aurions pu exploiter ; mais après avoir fait le tour exhaustif des sources d’électricité, on constate qu’il est impossible de remplacer la centrale nucléaire de Fessenheim.

La propagande antinucléaire fonctionne depuis 30 ans sur ce registre et il n’y a pas un journaliste sérieux de DNA ou de la presse nationale qui a été foutu d’analyser d’une manière critique le discours antinucléaire. C’est comme ceci que fonctionne la pensée unique...

php

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