mardi 26 juin 2018

Eolien en mer : le Président bien peu respectueux de l’Économie, des Citoyens, de l’Environnement



Un Président bien peu respectueux  de l’économie 
Il aura fallu  7 ans aux politiques pour découvrir que le tarif du Mégawattheure (MWh) de l’électricité marine négocié en 2010- 2011 à 220€ était exorbitant (en 2010, le tarif du MWh du premier appel d’offre de Veulettes-sur-Mer,  fixé à 110€, était déjà considéré comme excessif). Ce surcoût est imposé  aux consommateurs au seul profit des promoteurs.
C’est pourtant  bien grâce aux  recours portés par les associations locales, Belle Normandie Environnement et la Fédération Environnement Durable qui se battent contre ces projets marins côtiers, que 15 hypothétiques milliards d’euros de surcoûts des  tarifs de rachat d’électricité pourraient être évités à la collectivité.
Renégocié à 150 €, le nouveau tarif est loin d’être un exploit. A titre de comparaison,
 - les contrats éoliens en mer sont  attribués par les pays de l'Europe du Nord entre 50 et 80 € le MWh, et ne sont pas toujours subventionnés  (Pays-Bas, Allemagne).
 - EDF est tenue de ne vendre l’électricité  à ses concurrents qu’au prix  42 € le MWh
- le tarif de 110€ le MWh fixé il y a 2 ans pour le projet EPR d’Hinkley Point en Angleterre a été jugé prohibitif.
Pour être précis, aux 25,7 milliards € de surcoûts restant pour les 6 projets prévus, il faudra ajouter  le raccordement au réseau de 200 millions € pour chacun des six parcs (1,2 Milliards), le renforcement  des lignes estimé par RTE à 550 millions par site (3,3 milliards) et 600 millions € d’aménagement des ports que les régions devront prendre en charge ainsi que l’aménagement des routes, la formation du personnel….
Si Emmanuel Macron persiste dans son soutien à de tels projets, il sera responsable d’une imposition inutile  au consommateur de 31 milliards d'€ de surcoût en  20 ans !

Un Président bien peu respectueux des citoyens 
Le président annonce la réalisation de 6 projets éoliens marins. Pourtant :
- un amendement à ce sujet à la loi sur "Un État au service de la confiance"  est en cours de discussion à l'Assemblée Nationale,
- le résultat de l’enquête publique du site de Noirmoutier n’a pas été rendu,
- l’enquête publique du projet du Tréport  n’a pas commencé, et les l' Autorités environnementales et militaires concernant la sécurité maritime, la sécurité littorale et la sécurité aérienne non pas été consultées.
Malgré les cris d’alarme des pêcheurs de Hauts de France, de Normandie, de Saint-Brieuc, d’Ile d’Yeu Noirmoutier, aucun bilan du nombre d’emplois détruits dans la filière  pêche n’a été estimé.
Autant dire que les engagements de l’Etat français (Convention d'Aarhus, Plan d’action marin) sont délibérément ignorés ce qui montre un grand mépris  de la démocratie, de la population riveraine et  de la biodiversité.

Un Président bien peu respectueux de l’environnement
Indifférent à la  protection du patrimoine paysagé du littoral, le président n’hésite pas à autoriser le massacre des sites emblématiques de la Baie de Somme, d’ Etretat, des plages du débarquement, de la baie de Saint-Brieuc, des plages de La Baule, de l’île Ile d’ Yeu-Noirmoutier.
D’autres sites déjà prévus ne seront pas épargnés : Dunkerque, l’Ile d’Oléron, la Baie de Lannion, Belle Ile en Mer, le Golfe du Lion, Gruissan… et nous sommes loin des objectifs annoncés par le gouvernement. 
A la  demande de Nicolas Hulot (le 27 juillet 2017),  Le Touquet a été retiré de la liste des projets. A terme, cette ville pourrait n’être que le seul lieu où l’horizon ne sera pas masqué par de monstrueux pylônes de 210 m de haut.
Est-ce suffisant pour dire que le Président Macron n’associe pas son nom à celui des massacreurs de l’environnement et du  territoire ?

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