samedi 30 juin 2018

Quand la limitation des émissions allemandes de CO2 passent par la fermeture du nucléaire français...

Inspiré librement de nikopol + sauvonsleclimat

 
@amicallemand64.canalblog.com

 
(...) "Les Allemands, pour diminuer leur production de charbon, veulent que les prix de l’électricité augmentent et, pour cela, demandent que la production nucléaire française baisse ![...] Les Allemands nous disent: « on n’acceptera de réduire la production charbon que s’il y a un prix du CO2 suffisant. Or ceci n’est envisageable que si la France diminuent sa production nucléaire» Pour qu’un prix minimum "carbone" ne donne pas un avantage au nucléaire. La solution? Supprimer le nucléaire, CQFD !
Ainsi, un exposé incroyable: si les français arrêtaient leur nucléaire, alors les renouvelables allemands (au gaz) seraient rentables et ils pourraient arrêter leurs centrales au charbon ! Une cynique attitude, qui se fiche royalement du prix que cela représente pour les usagers/clients. Donc, le principal moyen de limiter les émissions allemandes, ce serait que nous arrêtions toujours plus de centrales nucléaires.  Cette situation, synonyme de "pression " et d'ingérence géopolitique est fort préoccupantes car notre gouvernement peut s'y montrer sensible au nom du "rêve européen"...
Cette manœuvre des allemands est d’un cynisme abouti. Ils se fichent comme de l'an quarante du Climat et ne prennent en considération que leurs propres intérêts. Et pour cause, ils sont (ils se sont mis) dans une impasse à la fois écologique et financière avec l’arrêt de leur nucléaire. Et leur Energiewende fondée sur l’éolien et le PV, tout en conservant par nécessité (absolue : sécurité du réseau) leur charbon. Ils cherchent à en sortir pour des priorités écologiques. Oui mais comment? Ils ne reviendront pas sur l’arrêt du nucléaire. Alors, ils n’ont qu’une seule solution pour réduire rapidement leur CO2, tout en assurant la sécurité d’alimentation du réseau : remplacer massivement le charbon par du gaz, qu’ils importeront au prix fort de chez le camarade Poutine. Or, la production d’ électricité au gaz étant plus chère que la production charbonnière, ils ont absolument besoin d’un prix élevé de l’ électricité pour financer cette transition massive vers le gaz. De plus, ce dernier étant moins émetteur que le charbon, ils sont prêts à accepter un certain niveau de prix de la tonne de CO2 (précision :  tout semble indiquer que cette transition ne concernerait que le charbon importé, pas la lignite, ressource nationale permettant en outre de produire de l’électricité à bas coût. Et tant pis là encore pour le climat). 

Ils cherchent également à sortir de l'impasse financière engendrée. En effet,  le gouvernement allemand vient (enfin) de reconnaitre que les subventions aux ENR étaient ruineuses. Là encore, comment faire? Simple comme un calcul mathématique, il suffisait d’y penser : augmenter les prix de gros de l’électricité qui réduira mécaniquement le montant des subventions puisque celles ci compensent l’écart entre ces derniers et les prix de production garantie. Bilan de la manœuvre: une augmentation des prix de gros de l’électricité serait donc doublement bénéfique pour eux. C'est la raison pour laquelle ils essaient de la provoquer en prêchant la réduction de la production nucléaire française, "responsable" de prix bas avec ses tranches amorties très compétitives. En outre, pour assurer la sécurité de leur réseau, les français seraient dans l' obligation de construire des moyens gaz qui produiraient au même prix que les moyens au gaz allemands et ainsi, les deux pays se retrouveraient à égalité. Et là encore, qu’importent les conséquences pour le Climat et bien sûr, la charge financière pour les français. Ce n'est pas le problème du gouvernement allemand. 
Tout cela apparait donc objectivement comme un piège d’un cynisme absolu dans lequel il ne faut surtout pas tomber. Car le grand gagnant de ce jeu de dupes, est tapi dans l'ombre. Et, il a pour nom... GAZPROM. Si la manœuvre est menée jusqu'au bout, sans nucléaire en France et ni charbon en Allemagne, l'implantation massive de renouvelables intermittents imposera le recours au gaz (russe) pour ajuster la production à la demande
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